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Local.ch: Swisscom veut tout le gâteau!

Swisscom a soumis à PubliGroupe une offre d’achat pour les actions qu’elle détient dans les Pages Jaunes ainsi que dans Swisscom Directories. Le prix proposé par Swisscom s’élève à 230 millions de francs. Le géant bleu possède déjà le reste des actions dans ces deux entreprises.

Swisscom souhaite prendre le contrôle total de local.ch, poursuivre le développement des activités d’annuaire qu’elle juge stratégiques dans le marché actuel et simplifier la structure de l’entreprise. Il est prévu de maintenir les 800 collaborateurs.

La plate-forme d’annuaire en ligne local.ch est une des plus fréquentées de Suisse. Dans le détail, l’entreprise comprend les trois sociétés Swisscom Directories SA, LTV Pages Jaunes SA et local.ch SA. En commercialisant à prix d’or de la publicité sur internet, elle semble réaliser de juteux bénéfices…

Participation croisée

La coentreprise a été créée par Swisscom et PubliGroupe en 1998 qui ont opté pour une participation croisée: actuellement, Swisscom détient 51% de Swisscom Directories SA alors que PubliGroupe en possède 49%, est-il précisé dans un communiqué de presse diffusé vendredi.

PubliGroupe détient 51% de l’entreprise de commercialisation LTV Pages Jaunes, contre 49% pour Swisscom. local.ch est une filiale à 100% de Swisscom Directories. Les trois entreprises sont présentes sur le marché sous la marque local.ch. En 2013, le groupe d’entreprises a enregistré un chiffre d’affaires de près de 200 millions de francs.

Xavier Studer

 

Les services de local.ch.

Les services de local.ch.

4 commentaires pour “Local.ch: Swisscom veut tout le gâteau!

  1. Oreille
    26/04/2014 à 12:09

    La Comco aura son mot à dire là dessus et c’est tant mieux. Le marché suisse est non seulement juteux mais il est sans concurrence ou presque.

  2. 11/11/2014 à 19:41

    Et en plus, Search et local demandent à fusionner: http://lnkd.in/dxxN9-g
    Toutefois que pourrait y faire la COMCO ?
    Car on peut se demander si pour certains types de services, la notion de “concurrence” ne devient pas obsolète; voir même, contre-productive, surtout dans une perspective “durable”. Ne devrait-on pas à la place, introduire une notion de “patrimoine numérique” public, avec des règles et API standards pour du OPEN data, au lieu de stocker 10’000 fois les mêmes informations? L’annuaire des pages blanches et jaunes, était à la base un service “public”. Comment le public pourrait-il se réapproprier, ce qui appartient en fait à tout le monde? Ces annuaires devraient être des extensions pertinentes et efficientes, de nos états-civils privés, et avec un droit de décision de filtrage privé, voir une soustraction volontaire à exposition publique (liste rouge). Pour les entreprises, le ZEFIX est l’annuaire officiel, et les pages jaunes censées être une extension pertinente de ces données, et aux opérateurs “SaaS” comme Search et local de trouver de la valeur ajoutée payante, mais significative et réaliste par rapport aux services rendus, et aux consommations technologiques/énergétiques effectives.

    Je dis non aux appropriations abusives de nos propres données ! Que ce soit de la part de Google, ou de Swisscom. Les mêmes services d’annuaire avec logo+lien+description+indexation dans les moteurs de recherche: c’est presque 10 fois moins cher chez nos voisins français…