Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Hardah: et si le prochain Google était suisse?

Hardah: pour une nouvelle organisation d'internet?

Hardah: pour une nouvelle organisation d’internet?

En substance, c’est ainsi que David Delmi, un entrepreneur romand, termine un article destiné au journal HEConomist. Bachelor de Management en poche, il refuse un stage dans une banque privée pour se consacrer à 100% à sa start-up, Hardah.

Il s’est récemment demandé pourquoi nous ne surferions pas sur nos ordinateurs comme on le fait depuis nos smartphones, avec des logos cliquables à l’image des applications sur nos téléphones. Il décide de lancer son projet, c’est-à-dire Hardah: une nouvelle organisation d’internet!

Une jeune pousse de sept personnes

Il y a quelques mois, aidé par un professeur de HEC, il fonde rapidement son entreprise et l’inscrit au Registre du commerce tout en poursuivant sa formation HEC. Il recrute ensuite son équipe informatique, des amis de l’EPFL en Master informatique. Hardah est désormais une startup de sept personnes avec un site web.

«Si internet était une bibliothèque, les sites web en seraient les livres. De nouveaux ouvrages viennent s’ajouter continuellement: Airbnb, Pinterest, Tumblr, Facebook, etc. Depuis, tous cherchent à rajouter un livre, un nouveau site! Mais ils oublient que la bibliothèque aussi peut être modifiée et améliorée. Changer la bibliothèque et apporter une organisation élégante au réseau désorganisé qu’est internet: voici ce qu’est l’objectif d’Hardah!», explique son fondateur.

Publicité novatrice

La jeune pousse doit toutefois aussi faire des affaires. Elle explique donc qu’elle souhaite réinventer la publicité en ligne sous la forme de logos cliquables et non plus de bandeaux ou de publicités intrusives. Ce genre de publicité 2.0 se trouve être un excellent moyen de booster le taux de clic, selon ses concepteurs. Restent des questions de conformité, si le look de ces réclames se rapproche trop de celui du site….

Soutenu par HEC, l’EPFL et son Innovation Park ainsi que par les HES-SO, Hardah lancera sa version bêta partout en Suisse dans quelques jours, soit d’ici à fin 2015. La jeune pousse bénéficie déjà de partenariats dans une vingtaine de pays pour 2016. Laissons-nous surprendre par une équipe qui, visiblement, ne manque pas d’ambition… Consultez aussi sa chaîne YouTube!

Xavier Studer

La présentation vidéo de Hardah

11 commentaires pour “Hardah: et si le prochain Google était suisse?

  1. JP
    08/12/2015 à 07:39

    … Et les convertis, par millions, crieront en installant le plugin sur leur navigateur : « hardah hackbar ? »

  2. Rappaz christine
    08/12/2015 à 08:55

    L’idée de la présentation bibliothèque est séduisante, au plaisir de se laisser surprendre par ce nouveau concept internet vieux comme le monde mais il fallait y penser! Bravo

    • 08/12/2015 à 10:34

      Merci Christine pour ce gentil commentaire, j’espère vous compter parmi les premières utilisatrices. Cordialement David

  3. Elzo
    08/12/2015 à 09:29

    En résumé, des bookmarks?

  4. 08/12/2015 à 09:46

    Le site est down, ça commence bien

  5. Frjo
    08/12/2015 à 10:23

    intéressant , mais le nom est malheureusement mal choisi,pas sexy et trop compliqué, car même dans votre article vous avez écrit Hardah et Harda…

    • 08/12/2015 à 10:29

      Je ne voulais pas un nom anglophone, mais un nom inventé en choisissant le nom HARDAH. Les « H » sont là pour « harmonie » et le « arda » est un clin d’oeil à l’écrivain Tolkien. Arda est le nom de la planète du Seigneur des Anneaux, et reprend l’imagerie du cercle qui est à la base du visuel du site.

  6. Gregory
    08/12/2015 à 11:39

    Il n’y a plus qu’à héberger tout ça en Suisse plutôt que chez AWS 😉

  7. 08/12/2015 à 16:46

    Concept sympa que je me réjouis de découvrir.
    Mais comme dit plus haut un hébergement en Suisse et un nom plus court et plus façile à mémoriser serait un + 🙂

  8. 10/12/2015 à 18:31

    Genre http://www.pearltrees.com/ mais pour le desktop. C’est vrai que ça manque. On finit toujours pas utiliser des logiciels de mindmapping pour organiser ses liens.