Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Télécoms: l’enjeu du débit direct…

Les bornes de Free, symbole d'une numérisation maîtrisée.

Les bornes de Free, symbole d’une numérisation maîtrisée.

Les Suisses rechignent souvent à se faire débiter l’argent facturé pour différents services directement sur leur carte de crédit ou leur compte bancaire. Ils préfèrent souvent payer à la fin de chaque mois, parfois au guichet de La Poste, des montants relativement modestes. C’est là qu’il existe un important facteur d’économies…

En effet, les commissions prélevées par les instituts financiers sont plus conséquentes lors de ce genre de transactions qu’à l’occasion d’un paiement en ligne ou d’un débit direct de type LSV. Différents acteurs du monde des télécoms ont déjà un peu contraint leurs clients à passer au tout électronique. Les personnes continuant à recevoir des factures en papier devant participer aux frais ainsi générés.

Des promotions pour tester

Comme je l’avais déjà écrit ici, et ça m’a été confirmé lors de ma visite à Paris chez Free, plusieurs promotions proposées jusqu’ici par Free sur internet ont aussi eu pour but de tester les consommateurs helvétiques sur ce point. Acceptent-ils de réaliser le travail administratif sur la toile et de se faire débiter directement chaque mois le prix de leur abonnement en contrepartie d’un rabais imposant de 50%?

En France, Free applique déjà le principe du débit direct, notamment pour les clients qui achètent leur carte SIM directement à un automate, puisqu’ils s’identifient avec leur carte bancaire. Grâce à ce système, la marque réputée pour ses prix et sa force d’innovation peut offrir un abonnement à deux euros par mois…

Des bornes et des échoppes

La carte de déploiement de Free en France montre par ailleurs un autre facteur d’économie important. Pour quelques dizaines d’échoppes réparties dans tout l’Hexagone, on compte environ 800 bornes interactives pour acheter sa SIM en quelques minutes seulement.

Même si la révolution numérique est loin derrière, on constate qu’un Xavier Niel et un opérateur comme Free ont une importante longueur d’avance sur le reste du marché. Xavier Niel a été un pionnier de la société numérique, il y a des dizaines d’années, et ça se voit clairement. Je n’aimerai pas être un de ses concurrents qui donne l’impression de découvrir aujourd’hui seulement la vague numérique…

Xavier Studer

9 commentaires pour “Télécoms: l’enjeu du débit direct…

  1. phil
    16/01/2016 à 11:33

    Je n’aime pas le LSV… j’en ai fait de mauvaises expériences…
    Mais je vais par contre me lancer dans l’e-facture 😉

    • 16/01/2016 à 11:39

      OK. Quelles mauvaises expériences?

      • phil
        17/01/2016 à 7:28

        @Xavier:
        – par le passé, un opérateur m’avait facturé 20.- par mois en trop pendant plusieurs mois
        – après la fin du contrat avec le même opérateur, hop, il me prélève encore une fois le montant mensuel (alors que je n’étais plus sous contrat)
        – l’autre truc, c’est la date à laquelle l’argent est débité… j’aime bien payer toutes mes factures en même temps chaque mois… par LSV, c’est souvent que quelques jours plus tard (lorsque l’entreprise décide) que l’argent est débité.

      • rolgui
        17/01/2016 à 8:51

        Je n’ai jamais eu de mauvaise surprise avec le LSV, assurance maladie (annuelle) Swisscom, SIG., pour des factures variant chaque mois. Pour les paiements fixes, loyer, impôts, ordres permanents ou limités dans le temps avec e-banking, ainsi que des paiements sporadiques, médecins, achats sur internet.

  2. Loutch
    16/01/2016 à 12:59

    Disons que à moins de surveiller ces comptes quotidiennement, le LSV on ne voit que le paiement a été effectué qu’une fois l’argent débité. Pour les factures mensuelles çà peut encore aller mais pour ce qui est de factures annuelles, ça peut vite donner droit à de mauvaises surprises.

    Perso la e-facture me convient bien. Je reste mettre de ce qui sort de mon compte ou pas. Et si je suis en conflit avec une entreprise, c’est plus facile de ne pas payer que de devoir contester un montant déjà débité.

    Après, le numérique c’est bien mais à force de dématerialiser l’argent, on se rend moins bien compte de combien on dépense. Après faut pas s’étonner que la jeunesse d’aujourd’hui est surendettée. Et même si la dématérialisation apporte des avantages pour le consommateur, je suis convaincu que le plus grand gagnant dans l’histoire c’est surtout le commerçant.

  3. Jacounet
    16/01/2016 à 7:29

    Bonjour. Pour les raisons citées plus haut, je suis également contre le paiement selon ce procédé.
    Mais suite à : citation de XS: plusieurs promotions proposées jusqu’ici par Free sur internet ont aussi eu pour but de tester les consommateurs helvétiques sur ce point. Acceptent-ils de réaliser le travail administratif sur la toile et de se faire débiter directement chaque mois le prix de leur abonnement en contrepartie d’un rabais imposant de 50%?
    Je pense que je serais d’accord de payer 84,50 Frs pour mon abonnement à 169.- Frs
    Bon, faut pas rêver… Bon dimanche

  4. 17/01/2016 à 12:08

    également pour e-facture, pas de lsv !

  5. eric 2, le retour
    17/01/2016 à 11:24

    Lsv, j ai abandonné car ma régie immobilière voulait débiter le 15 du mois sans possibilité de modifier la date.
    L e facture reste une bonne alternative

  6. marcelali
    18/01/2016 à 9:13

    Bonjour,

    J’ai déménagé en France voisine et j’y suis depuis 2007.
    Effectivement, comparé à la Suisse, le débit direct est bien implémenté en France sur tout les produits courants de la vie tels qu’Internet, l’eau, le gaz l’électricité, Canal, abo de fitness etc… Voire même, c’est le principal mode de fonctionnement ici.
    Venant de 30 ans de paperasse Suisse, avec ma femme nous avons bien été surpris et avons pesté contre ce système au début, car peu de transparence comparé au bon vieux bulletin de versement. Mais au final, nous n’avons jamais eu de problèmes et avons même appliqué le LSV sur nos paiements en Suisse.
    Mais, comparé à la Suisse, les banques françaises, tu as un bouton pendant 10 jours pour faire une opposition sur la ligne comptable. En Suisse, c’est le cheni. Quand c’est débité, c’est débité. Deux mondes différents toute somme.

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