Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Le câble veut les droits de retransmission du sport en direct

Le sport est roi chez Teleclub.

Le sport est roi chez Teleclub.

En perte de vitesse sur leur cœur de métier, les quelque 200 membres de la branche suisse des réseaux câblés se liguent pour tenter d’obtenir les droits de retransmission du sport en direct.

Ces différents câblo-opérateurs se sont regroupés en un consortium pour tenter de fournir cette offre à leur 2,5 millions d’abonnés (actuels) et barrer le chemin de Swisscom.

Les membres de Suissedigital, c’est-à-dire anciennement Swisscâble, ont décidé de participer à l’appel d’offres portant sur les droits de retransmission du sport en direct. «Dans cette affaire, l’association représente non seulement les intérêts de grands fournisseurs comme UPC Cablecom, Quickline, net+ et Lausanne mais aussi de plus petits membres», explique Pierre Kohler, président dans un communiqué.

Swisscom plus branché, simplement meilleur

Rappelons que Swisscom a raflé par le passé différents droits de retransmission non seulement en raison de l’argent mis sur la table, mais aussi des investissements que le redoutable opérateur était prêt à consentir pour offrir davantage de contenus à ses abonnés. Les champions du coaxial n’ont pas pu suivre la dynamique du géant bleu.

Visiblement, cette fois, Suissedigital n’essaie pas de s’associer à la SSR qui roule désormais avec Swisscom. Les deux partenaires, unis à Ringier, vont en effet tout faire ces prochains mois pour tenter d’avaler une immense partie du gâteau publicitaire! Et pourquoi pas viser un nouvelle position dominante sur ce marché, une de leurs spécialités!

Un avantage pour les téléréseaux, vraiment?

Dans l’intervalle, les téléréseaux se montrent confiants. «Je suis convaincu que nous avons des perspectives de succès optimales sous la houlette de Suissedigital et UPC Cablecom afin de pouvoir proposer à nos clients beaucoup d’offres intéressantes de sport en direct, sur l’ensemble des supports disponibles, que ce soit à la maison ou en déplacement», indique Eric Tveter, patron d’UPC Autriche-Suisse.

Si ces 200 sociétés représentent 2,5 millions de clients, elles proposent des services très différents là où des Swisscom ou Sunrise sont depuis toujours en mesure d’offrir de la TV numérique de haute valeur avec système de pause, rattrapage, abonnement à la demande… Sans parler des moyens de production et de l’expérience TV de l’ogre bleu. La petite différence d’environ un million de ménages entre les modernes des télécoms et les historiques du vieux câble ne pèse pas très lourd! D’autant plus que cet écart fond comme neige au soleil.

Xavier Studer

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Droits sportifs : la réaction de Swisscom en italique

Comme dans d’autres pays, les droits de retransmission de contenus sportifs sont périodiquement vendus dans le cadre d’une procédure de mise en concurrence à laquelle participent également des câblo-opérateurs.Depuis son entrée dans le secteur télévisuel, en 2006 (le monopole TV des câblo-opérateurs est alors tombé), Swisscom a permis l’émergence d’une concurrence intense sur le marché suisse de la télévision et a mis en place progressivement une offre complète de retransmissions en direct des rencontres de la ligue de hockey sur glace et de football.Grâce à l’engagement de Swisscom et de Cinetrade, les amateurs de sport profitent aujourd’hui d’une offre beaucoup plus vaste de retransmissions en direct, dans le domaine de la télévision gratuite comme de la télévision payante. Ainsi, en ce qui concerne le football suisse, la télévision gratuite propose aujourd’hui quatre à six fois plus de matchs.

Nous nous intéressons également à la future mise aux enchères des droits du football et du hockey sur glace.

8 commentaires pour “Le câble veut les droits de retransmission du sport en direct

  1. Tricoline
    26/04/2016 à 8:51

    Swisscable c’est un conglomérat d’entreprises assez différentes et ne proposant pas tous les même services, trop politisé, Pierre Kohler ce n’est pas …

    La seule solution pour eux ce sont les fusions à grandes échelles, en romandie entre Net+, Citycable et Cablotel (canton du Jura), ainsi que la cession à Net+ des réseaux vaudois maladroitement racheté par les EBL (Bâle), des anciens téléréseaux communaux qui voulaient échapper à UPC mais qui en fin de compte sont piégés car EBL fait gérer ces réseaux par UPC …

    Si les cablos continuent sur leur lancée, ils vont droit dans le mur !

  2. Philippe R
    26/04/2016 à 11:12

    Combien de millions vont être grillé pour pouvoir regarder des voitures tourner ou de gaillards courir derrière un ballon. Dommage que ce pognon n’aie pas à la culture!

  3. tiermes
    26/04/2016 à 12:58

    La question n’est je trouve pas tellement de savoir qui des deux sociétés est la plus moderne… Le problèmes est plutôt l’exclusivité des droits qui finalement rend le consommateur captif. J’aime le hockey, je n’aime pas swisscom en raison des prix horriblement élevés de leurs offres tv-internet. Mais je suis captif de swisscom car c’est les seuls à pouvoir proposer le hockey sur glace. C’est bien là le problème. Je suis un ménage d’une seule personne, je peux vous garantir que c’est une bien mauvaise affaire que d’être abonné swisscom.
    Et tout est bien réfléchit chez swisscom. Il y a bien tvair pour pouvoir suivre les matchs sans abonnement swisscom, mais le qualité visuelle de l’image est visiblement maintenu à un niveau incroyablement médiocre pour 2016, afin de s’assurer que les gens soient obligés de souscrire un abonnement tv…. Notabene je ne regarde JAMAIS la télé à part pour suivre les matchs de hockey……..
    Bref, swisscom n’a pas fini de me tondre.

    • CH
      26/04/2016 à 3:10

      Étrange je regarde TV air sur mon iPad avec une super qualité .

    • Pierre
      26/04/2016 à 7:45

      C’est aussi la situation dans laquelle je me trouve aujourd’hui en tant que passionné de… hockey.

      Captif du fournisseur en raison de l’exclusivité des droits. En revanche nous utilisons tous les services de SwisscomTV sur tous les supports avec entière satisfaction. Il faut bien reconnaître que ca fonctionne.

      Deux bémols de taille : le prix et les vitesses internet (pas de fibre). Si on rajoute à cela les Natels, ça fait de coquettes sommes chaque mois…

      Les tondeuses fonctionnent, elles aussi, à entière satisfaction. Le géant Bleu a de beaux jours devant lui.

  4. 26/04/2016 à 3:47

    On remarquera que la SFL a aussi lancé son appel d’offre http://www.sfl.ch/fr/sfl/medias-marketing/medias/droits-mediatiques/droits-mediatique/

    On y apprend que

    La SFL met au concours plusieurs paquets de droits (parmi lesquels différentes diffusions en direct). Le but de ce découpage par paquets de droits exclusifs comme de droits non exclusifs est de toucher un maximum d’opérateurs et de permettre la diffusion la plus large possible, par différents canaux et écrans, des rencontres des deux catégories de football professionnel de Suisse.

    Donc on se dirige comme en France avec un découpage de droits et ca montre le pourquoi du comment de l’enthousiasme de Suisse Digital.

    Ca m’étonnerait pas que se soit sur le même principe pour le hockey 😉

  5. Richard Engel
    26/04/2016 à 9:11

    Chez swisscom le slogan demain on tond gratuitement n’est pas d’actualité, non seulement leur réseau à été pratiquement payé par nos impôts mais en plus si tu veux voir du hockey tu payes encore et après ça sera le foot et la f1 et la moto, dire qu’il y en a encore qui vénèrent swisscom et qui dénigrent les cablos opérateurs, jamais je ne donnerai un franc à swisscom et leur politique de tonte organisée, je m’en vai me retourner chez zatoo la meilleure offre au meilleur prix.

  6. Frédéric M
    27/04/2016 à 1:34

    Si on rajoute qu’en plus Swisscom ne fait pas tourner les petits commerces exemple avec la pub par une boîte en Allemagne près de Berlin qui s’en vente d’ailleurs avec un aperçu de leurs pub en page d’accueil et deviner quoi ce sont tous les clips pub de Swisscom.
    Avant j’avais du respect pour eux en me disant faut sauvegarder les icônes suisses mais quand j’ai vu ça…

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