Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Mobile: processeur et logiciel, même combat?

Le Qualcomm Snapdragon 820.

Le Qualcomm Snapdragon 820.

Le monde du logiciel est trop souvent synonyme de multiples correctifs et mises à jour. De façon quasiment systématique, les programmeurs publient du code qui pose des problèmes sur nos ordinateurs, tablettes et smartphones. Ce mal semble désormais aussi frapper les processeurs!

Il n’est désormais pas rare de voir des puces commercialisées un peu à la va-vite. Les consommateurs en font alors les frais en devant utiliser des produits qui se déchargent trop vite ou qui chauffent trop. L’image des constructeurs en pâtit parfois aussi. Pensez aux smartphones de Sony et de HTC bâtis autour de certains Snapdragon.

Du Snapdragon 820 au 821…

Je n’ai pu penser à ce rapprochement lundi en recevant une note de Qualcomm annonçant une évolution de leur modèle Snapdragon 820. Ce nouveau Snapdragon 821, annoncé seulement cinq mois après le lancement de son prédécesseur consommerait moins et serait jusqu’à dix fois plus rapide.

Il est aussi arrivé qu’Intel sorte de manière assez rapprochée des versions très proches pour les ordinateurs portables. Le Lenovo Yoga 3, sur lequel je rédige ces lignes, a ainsi été disponible dans deux moutures différentes avec des caractéristiques légèrement différentes, sans explication réellement convaincante.

La technologie s’emballe

Bref, comme il m’arrive parfois d’en discuter avec des technophiles, on a parfois l’impression que tout s’emballe et que le cycle de vie des produits n’est plus maîtrisé. Le consommateur en fait donc les frais. Et on ne parle pas des retombées potentielles sur l’environnement, comme le consommateur est invité à changer réellement de produit.

Entre obsolescence programmée, logiciels et produits bâclés, notre vie numérique se corse un peu plus tous les jours. D’autant plus qu’en toile de fond la question de la sécurité informatique devient essentielle. En ce sens, il est fondamental que logiciel et matériel gagnent en fiabilité pour pérenniser notre société de l’information… Surtout avec le développement prévu de l’internet des objets…

Xavier Studer

12 commentaires pour “Mobile: processeur et logiciel, même combat?

  1. Gius
    12/07/2016 à 9:17

    Le nouveau processeur serait 10% plus rapide et pas 10 fois plus puissant. C’est une simple évolution pour les futures téléphones.

  2. 12/07/2016 à 11:45

    Les informaticiens nous changent de versions trop souvent pour qu’on ait besoin d’eux, ils justifient ainsi leur présence et stabilisent leurs jobs. Que ce soit Microsoft, Apple, Google, Adobe, etc, ils nous changent les interfaces utilisateurs, enlèvent des fonctions « fonctionnelles et intuitives » pour en mettre d’autres plus compliquées. La production que l’on doit effectuer s’en trouve ralentie par des ré-apprentissages, par des achats de nouveaux logiciels qui ne sont plus compatibles, quand ce n’est pas tout l’équipement hardware. Je plains les entreprises qui travaillent et qui doivent produire.

    Je vais faire simple:
    Un menuisier ne remplace pas tous ses outils dès qu’un nouveau apparaît sur le marché. Il l’adaptera dans sa caisse à outils.
    Les mécaniciens auto ont aussi dû s’adapter aux technologies avec les appareils de mesure, ils ont simplement eu une formation spécifique sur un appareil, le reste de ses équipements n’a pas changé.

    • Tricoline
      12/07/2016 à 4:03

      Si c’était aussi simple que cela !

      Vous avez une drôle de vision de la technique du 21eme siècle.

  3. 12/07/2016 à 2:48

    Ne mettez pas la faute sur les informaticiens. Demandez plutôt aux financiers pourquoi il faut toujours faire plus vite, moins cher, avec la règle de Pareto. Où pourquoi tout le monde pense que le logiciel devrait être gratuit. Votre garagiste travaille à l’oeil, lui ?

    • Original Mike
      12/07/2016 à 5:39

      Merci Monsieur Charles Bueche, grâce à vous j’ai enrichi mes connaissances en apprenant ce qu’était le principe de Pareto. 😉

    • 13/07/2016 à 10:09

      Je n’ai jamais dit que les logiciels devaient être gratuits. Par contre, je suis d’accord avec vous que ce sont des financiers, qui n’y connaissent rien en technique, qui poussent à la consommation.

  4. MonBug
    12/07/2016 à 5:20

    Tout le monde est a la recherche constante d’evolutions, de revolutions, d’innovations et d’avancees technologiques. Et ceci tous les 6 mois…. Faut pas se plaindre si ensuite tout s’emballe… Nous sommes les utilisateurs finaux. C’est nous qui creont cet emballement.

  5. Ludo
    13/07/2016 à 12:03

    C’est l’économie d’aujourd’hui qui est malade. Le recherche du profit (à court terme) détruit la qualité.

    Dans les écoles d’ingénierie en IT (HES + EPF), vous apprenez à travailler selon des méthodologies éprouvées. Sur le cycle de vie du produit, vous obtenez ainsi une qualité exemplaire avec des coûts maîtrisés. Pour avoir des coûts de maintenances faibles et une grande capacité d’évolution, il faut investir du temps dans le développement. C’est typiquement ce qu’a fait l’industrie automobile ces 30 dernières années.

    Hors en entreprise, vous n’appliquez pas ces méthodologies éprouvées et vous devez aller très (trop) vite lors du développement du logiciel. Vous n’avez ni le budget, ni le temps pour travailler correctement. La « vision » des managers de l’entreprise, souvent des financiers qui ne connaissent rien à l’IT, s’établit à la livraison du logiciel (à court terme) et non sur le cycle de vie du logiciel (à moyen / long terme). De plus, ces managers sont capables d’évaluer, selon la norme ISO 9126, la capacité fonctionnelle et la facilité d’utilisation. Par contre, ils sont incapables d’évaluer la fiabilité, le rendement, la maintenabilité et la portabilité. Dés lors, il est impossible pour ingénieur IT de justifier son travail sur ces points « invisibles » des non-spécialistes IT, mais très importants pour la qualité et la maîtrise des coûts.

    Autrement dit, pour un développeur, le but est de produire rapidement une application facile à utiliser et avec un joli affichage. Le manager ou le client pourra faire joujou avec pendant 10 minutes et validera le produit (en fait plusieurs centaines de fonctionnalités – chaque fonctionnalité étant validée individuellement), même si la business analyse a été faite à la va-vite, que l’architecture et le code laissent fortement à désirer, qu’aucun test n’est effectué (trop cher) et qu’aucune documentation n’existe (pas le temps et trop cher). La manager ou le client ne voit rien de ces aspects.

    Les problèmes vont commencer à apparaître avec les nombreux bugs qui vont apparaître et l’impossibilité de faire évoluer le produit… Ceci dit, on a déjà vu pire… Pensez au projet Insieme de la Confédération….

    • 13/07/2016 à 9:59

      Merci Ludo, c’est exactement ce je pense aussi. Mais je n’avais pas la patience d’écrire une si complète dissertation à ce propos. J’ai beaucoup abrégé et, comprenne qui pourra.

      • Tricoline
        13/07/2016 à 10:11

        Entre le message de Ludo et votre 1er message il n’y pas vraiment de similitude, dans le 1er vous ciblez les informaticiens … Ce que ne fait pas Ludo !
        Alors ….

        • 14/07/2016 à 9:48

          Les informaticiens sont les parties prenantes des sociétés Microsoft, Apple, Google, Adobe, etc, comme je l’ai cité, qui conçoivent mais sont commandés par leurs managers pour établir de l’obsolescence programmée, Ils sont dans le même panier. Nous les utilisateurs travailleurs sommes les dindons de la farce pour ne pas dire les pigeons ou les vaches à lait comme diraient les automobilistes.

  6. Pedro
    23/07/2016 à 10:38

    L’évolution de l’interface des OS, c’est uniquement car ils veulent fournir la même interface sur le téléphone/tablette ou un PC ce qui n’est à mon avis pas possible car l’utilisation et le dispositif de pointage n’est pas le même. Un doigt ne pourra jamais rivaliser avec une bonne vieille souris.

    Ils tentent de simplifier la vie à l’utilisateur final en essayant de fournir la même interface partout mais au final, c’est beaucoup plus compliqué car ni l’utilisateur du téléphone/tablette, ni l’utilisateur du PC ne sera satisfait de l’interface. Les entreprises ne veulent pas gérer plusieurs interfaces pour des raisons de coût et pourtant, c’est indispensable. Pourquoi afficher 8 boutons géants sur un PC car un téléphone/tablette doit être utilisable au doigt alors qu’on peut en afficher 20 sur la même surface avec une souris ?

    Les logiciels, les sites web prennent la même ligne et ce n’est vraiment pas bon mais faut les laisser se planter, ils vont bien finir par comprendre.
    Linux est chouette comme OS car on peut choisir et personnaliser son interface graphique par rapport à du Windows/Mac où elle est imposée.

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