Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

La Suisse met résolument le cap sur les voitures connectées!

Une voiture Google autopilotée au magnifique design...

Une voiture Google autopilotée au magnifique design…

Le gouvernement assure le développement des moyens de communication du futur. Le Conseil fédéral vient d’approuver un rapport sur la mobilité connectée et en a profité pour présenter les activités de la Confédération en la matière. Véhicules automatisés, interconnexion et galaxie numérique figurent au menu!

Même si le système suisse de transport est sûr, fiable et efficace, les nouvelles technologies ont le potentiel d’en augmenter considérablement l’efficacité. Telle est la principale conclusion d’un rapport élaboré à la demande du Conseil fédéral en réponse au postulat de la conseillère nationale Susanne Leutenegger Oberholzer, selon un communiqué de presse.

Etabli sous la houlette de l’Office fédéral des routes (OFROU), ce texte indique que les véhicules automatisés et connectés permettront d’améliorer encore la sécurité de la circulation routière, de fluidifier le trafic et de mieux exploiter l’infrastructure. Entre autres.

Vers une explosion des véhicules automatisés

Le Conseil fédéral part du principe que ces 15 à 25 prochaines années, les véhicules automatisés représenteront une part considérable des véhicules routiers. Leur introduction pourrait notamment faciliter l’accès à la mobilité automobile pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les enfants.

Selon cette étude, les progrès technologiques ouvriront également des perspectives intéressantes pour les transports publics. Des offres d’un genre nouveau, comme les «taxis collectifs», les modèles d’autopartage et d’autres modalités d’exploitation sans lignes prédéfinies ni horaire fixe pourraient voir le jour ou se développer. La frontière entre transports publics et trafic individuel pourrait s’estomper.

Problèmes en perspective?

Tous les indicateurs ne sont cependant pas au vert. L’occupation des véhicules pourrait diminuer, ce qui aggraverait les problèmes de capacité sur les routes. Les besoins en surface, la consommation d’énergie et la pollution atmosphérique pourraient augmenter, tandis que l’efficacité énergétique diminuerait, selon certains scenarii.

Berne étudie l’introduction des nouvelles possibilités avec grand intérêt et s’engage plutôt en leur faveur. En 2015, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a notamment autorisé un projet pilote portant sur un véhicule routier autonome.

En termes technologies, la numérisation de presque tout étant achevée, le défi sera de développer l’intelligence artificielle nécessaire. Et des géants comme Google, Apple, voire Microsoft, forts de décennies d’expérience, excellent en la matière… Les réseaux mobiles, de type 5G, pourraient aussi jouer un rôle dans ce processus, mais pas nécessairement; l’intelligence devant être préférentiellement embarquée dans l’ordinateur de bord, gérant une foultitude de capteurs…

Xavier Studer

La voiture d'Autonomos Labs, avant les essais de Swisscom.

La voiture d’Autonomos Labs, avant les essais de Swisscom.

8 commentaires pour “La Suisse met résolument le cap sur les voitures connectées!

  1. Tricoline
    22/12/2016 à 7:03

    La Swisscom Car c’est pour bientôt alors ?

    • 22/12/2016 à 7:19

      Pour l’instant, Swisscom a eu l’opportunité de tester une voilure allemande. Le développement de tels véhicules et de leur écosystème est complexe. Pour preuve, les difficultés d’Apple et Google, qui n’ont par ailleurs aucune expérience dans l’automobile… Une seule certitude, le prochain défi n’est pas la « numérisation », quarantenaire (…), mais l’intelligence artificielle requise!

      • 22/12/2016 à 8:05

        On ferait mieux d’améliorer l’intelligence humaine avant l’artificielle, mais ça semble au-dessus de la capacité humaine. On va décidément vers le retrait des responsabilités et des libertés de chaque citoyen, pour mieux é’asservir.

        • 22/12/2016 à 8:10

          Ooops! Petite faute de frappe « l’asservir ». Pas trop réveillé ce matin.

  2. gédé-whitestone
    22/12/2016 à 10:16

    le « magnifique » design de la voiture Google, j’espère que c’est ironique !!

  3. Ludo
    22/12/2016 à 11:29

    Je ne suis pas sûr que la voiture 100% autonome soit pour demain. A mon avis, elle arrivera après les trains et les avions 100% autonome. C’est quand même très complexe de faire évoluer une voiture en toute sécurité de manière autonome dans toutes les conditions : neige, brouillard, nuit, routes sans ligne blanche, mauvaise cartographie GPS, etc… sans parler du cadre légal à modifier pour établir les responsabilités en cas d’accident.

    Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan, prédit des véhicules autonomes pour 2020. À mon avis, il y a un abus de langage sur véhicule autonome. Selon moi, dans 4 ans, véhicules autonome signifiera que des technologies haut de gamme, comme « le pilote automatique » de la Tesla sur autoroute, seront produits sur certains véhicules grandes séries (entre 20’000 et 40’000 CHF). Il y aura davantage d’aides à la conduite et de sécurité passive, mais ce ne sera pas encore des voitures autonomes qui pourront se passer de conducteur. De plus, cette tendance à toujours plus d’aide à la conduite et de sécurité passive est déjà observée depuis 15-20 ans (ABS, ESP, caméras de recul, régulateur de vitesse, airbags, détecteur de fatigue, détecteur d’angle mort, aide au freinage d’urgence, phares adaptatifs, alerte de franchissement des lignes, lecture des panneaux routiers, etc..).

    Toutefois, le « pilote automatique » de la Tesla n’est rien d’autre qu’une amélioration de plusieurs systèmes déjà existants, répandus et éprouvé comme notamment le régulateur de vitesse adaptatif, l’alerte de franchissement des lignes, le détecteur d’angle mort, le freinage d’urgence automatique. C’est intéressant, car on s’aperçoit que l’innovation avance en se basant sur des technologies éprouvée, mais en les faisant « communiquer » entre elles. Évidemment, l’amélioration de l’intelligence artificielle joue un rôle clé pour implémenter ces nouvelles technologies.

    Même si la voiture sans conducteur n’est pas pour demain, Ces innovations restent tout de même une excellente incitation pour favoriser une conduite calme et fluide, ce qui est excellent pour la sécurité routière et la diminution de la consommation de carburant. Il est ainsi bon de rappeler aux politiciens qu’il n’y a pas que les radars et la répression pour faire baisser les graves accidents de la route… L’innovation technologique joue aussi un rôle primordial.

    • 09/01/2017 à 3:33

      Cher Ludo, ça tombe bien, les avions et les trains sont déjà autonomes…. vous connaissez le m2 à Lausanne ?

      Je crois que vu ne connaissez pas les derniers modèles de voitures. Ils ont déjà tout ce que vous prédisez pour demain. Ces véhicules savent déjà s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence en cas de soucis, planter les freins si un obstacles se trouve trop près, même en cas de brouillard. Ces véhicules n’ont en fait qu’un soucis… la législation !
      Le fait que ces modifications peuvent arriver par simple mise à jour logicielle accélère grandement l’arrivée des véhicules autonomes. (c’est ainsi que Tesla a procédé…)

      Vous citez le patron de Renault, je crois que c’est une mauvaise référence dans le domaine. Ce sont parmi les constructeurs automobile les plus prudent sur les prédictions, je crois tout simplement par ce qu’ils sont à la traine. Les autres constructeurs ne sont plus à l’étape de prototype, mais sont prêts.

      Le Nevada, est le premier Etat des USA a avoir autorisé les voitures autonomes sur leurs routes, et depuis 2015, aussi les camions ! … et là ça va révolution les transports.

      Le cadre légal change déjà. Plus de la moitié des Etat US ont du se prononcer sur des modifications de législation induites par les véhicules autonomes.

      En Allemagne, les autoroutes de Bavière sont sur le point d’autoriser les véhicules autonomes. La voiture allemande que Swisscom a testé est au point.
      A ce propos, Swisscom n’a pas pour but de devenir un constructeur de voiture, mais swisscom se positionne comme un acteur majeur du marché suivant… celui de la gestion des places de parcs, en effet, quand une voiture se parque toute seule, ça amène des nouvelles possibilités dans le domaine !
      Swisscom se positionne aussi dans le divertissement nomade dans sa voiture autonome. Que faire sur la route quand sa voiture fait tout ?

      Pour avoir les références et le détail, voici mon dossier sur le sujet des véhicules autonome, dossier rédigé en été 2015. Depuis ça a déjà beaucoup évolué.

      https://martouf.ch/blog/577-la-voiture-autonome-sans-chauffeur-est-le-prochain-saut-technique-qui-va-transformer-notre-societe.html

  4. 28/12/2016 à 9:38

    cher Ludo, chers tous, pour rappel CarPostal à Sion montrent tous les jours (sauf le lundi) au monde entier que la navette autonome est une réalité. A essayer gratuitement depuis juin 2016: https://portal.bestmile.com/carpostal/sion

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