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Test du Sony α7 III: quelques impressions sur une star du moment…

Le Sony α7 III et son capteur 35 mm plein format font des merveilles.

Le Sony α7 III et son capteur 35 mm plein format font des merveilles.

Sony fait de plus en plus fort en matière d’appareils photo que ce soit sur ses smartphones ou avec ses boîtiers dédiés. Le Sony α7 III séduit d’emblée par ses incroyables potentialités techniques. Test d’un appareil photo cédé 2599 francs et capable filmer en 4K comme peu d’autres…

Compact pour un boîtier permettant d’utiliser des objectifs interchangeables, ce Sony α7 III fait d’emblée excellente impression. Son boîtier renforcé par une structure métallique en alliage magnésium rassure immédiatement. L’appareil semble être taillé pour durer. (Fiche technique).

La prise en mains est simple et l’ergonomie générale des boutons est excellente. Les menus, très riches permettent énormément de possibilités. Bien structurés, ils sont faciles à mémoriser et à apprivoiser. Une nécessité compte tenu de l’éventail du choix des options!

Pour commencer, il faut insérer une carte SD dans le boîtier qui est équipé pour en utiliser deux simultanément. Comme nous l’avons déjà vu ici, il vaut la peine d’investir dans ce qu’il existe de mieux aujourd’hui pour le grand public afin de bénéficier du meilleur format en 4K, par exemple avec une carte UHS-II (un emplacement compatible).

Un viseur électronique…

Ceci fait, on porte l’appareil à son œil pour utiliser le viseur électronique comme ce Sony α7 III ne possède pas de miroir. Très lumineux, il permet notamment une visée à 100%, comme sur les appareils expert ou pro. Utilisant habituellement un reflex, je dois avouer que j’ai été un peu perturbé par le scintillement et le manque de contraste de ce viseur.

Evidemment, il est aussi possible de faire son cadre en utilisant le bel écran inclinable de plus de 920’000 pixels situé au dos. Il est d’ailleurs possible d’en utiliser le caractère tactile, une fois l’option correspondante activée dans les paramètres.

Autre subtilité amusante rappelant ce qu’il est possible de faire depuis un smartphone: la possibilité d’utiliser deux niveaux de zoom numérique X2 ou X4 pour augmenter le facteur de zoom de son optique. Très pratique pour faire de la macro avec un objectif qui n’est pas conçu pour cet usage! Pratique.

Le Sony α7 III permet de faire des vidéo 4K jusqu'à un débit de 100 Mbits/sec.

Le Sony α7 III permet de faire des vidéo 4K jusqu’à un débit de 100 Mbits/sec.

Des photos doublement sans bruit…

 Au quotidien, la rapidité et l’efficacité de l’autofocus séduisent dans toutes les situations. La possibilité de photographier en rafale jusqu’à dix images par seconde constitue par ailleurs un immense atout. Evidemment, il est possible de choisir entre différents rythmes de rafales.

Autre potentialité intéressante: la possibilité de faire des photographies sans bruit lorsque l’option adéquate est activée dans les paramètres. Un autre avantage non négligeable de ce type d’appareil d’un nouveau genre.

Boosté par un capteur d’image plein format 35mm de plus de 24 millions de pixels, ce Sony α7 III brille particulièrement en basse lumière puisque sa sensibilité de base s’étend de 100 à 51’200 ISO, mais extensible à 50-204’800 ISO!

Et c’est vrai que c’est un petit choc. Comme le montre ci-dessous l’essai en basse lumière, on a presque l’impression de photographier en plein jour. La maîtrise du bruit est par ailleurs impressionnante même jusqu’à des valeurs de 6400 ISO, par exemple, voire au-delà!

Impressionnant en 4K à 25 images par seconde

Autre argument de taille pour ce Sony α7 III, son stabilisateur à cinq axes monté sur le capteur d’images, ce qui rend possible la prise de clichés même par basse lumière sans bouger dans des conditions délicates.

C’est probablement dans le mode vidéo que l’on appréciera le plus les performances de l’autofocus, capable d’analyser en permanence 93% du cadre par le truchement notamment de 693 points à détection de phase. On apprécie aussi en passant le système de zebra pour maîtriser parfaitement l’exposition de ses séquences!

L’association de ces différentes technologies permet de réaliser d’excellentes vidéo en 4K et jusqu’à un débit de 100 Mbits/sec avec une carte compatible. La possibilité de brancher un micro externe sur la fiche mini-jack est aussi appréciable. Bref, avec un peu de soin, une excellente solution pour produire de la vidéo de qualité.

Un bilan impressionnant

Au final, ce boîtier Sony α7 III testé avec un objectif Sony/Carl Zeiss 24-70 produit des clichés magnifiques d’un remarquable piqué et dans des gammes de couleurs très naturelles. Son utilisation en basse lumière est un régal tant en raison de la qualité de son capteur, de sa stabilisation mécanique que des performances étonnantes de sa mise au point!

Si cet appareil a fait grand bruit, ce n’est pas pour rien. A en croire certains avis et Sony, l’autonomie de cet appareil Wi-Fi et GPS a par ailleurs été améliorée. Bref, vous l’aurez compris, mis à part une petite déception côté viseur optique, j’ai été emballé par les potentialités de ce boîtier en alliage de magnésium.

Xavier Studer

6 commentaires pour “Test du Sony α7 III: quelques impressions sur une star du moment…

  1. Henri
    02/07/2018 à 7:49

    Combien coutent les objectifs par rapport à la concurrence? Je suis sur Canon 7D et je devrais donc tout changer si je passe sur Sony… Merci.

  2. Cedric68
    02/07/2018 à 10:28

    Xavier, je suis étonné par le choix du 24-70/4 plutôt que par le 24-105 ? Ce dernier semble plus homogène.

    J’ai aussi ce beau boitier, mais avec le GM 85/1.4 (en attendant de choisir encore 1/2 fixe lumineux). Une belle bête qu’il faut d’abord régler à sa main pour ne plus à devoir entrer (ou pas trop) dans ses entrailles (le menu) plutôt indigestes. Sinon, la colorimétrie viseur se règle. Cela fait la différence.

    Concernant l’autofocus, le suivi de l’oeil (portraits humains uniquement) en mode AF-C (autofocus continu) est assez impressionnant. Même sans cela, c’est assez redoutable de précision. J’ai testé avec une bague (SIgma MC-11) mon ancien Canon Macro 100 f2.8. Là par contre, c’était moins concluant, car cela pompe un peu trop mon goût (mon Olympus à côté faisait le boulot sans souci). Maintenant, est-ce le boitier, la bague adaptatrice ou l’objectif le coupable ? Aucune idée.

    Henri : attention à la taille de capteur différente. Vous allez perdre l’allonge du capteur APS-C. Suivant votre pratique (comme par exemple l’animalier), ce peut être gênant. Par contre, en qualité d’image, un capteur 24×36 un peu récent (et même ancien) est incomparable avec le « vieux » 7D. J’ai eu le 5D III et le gain en qualité d’image a déjà été très visible.
    Concernant le coût, cela dépend de votre parc d’objectifs. S’il est 100% EF-S, je pense qu’il vaut mieux changer intégralement. S’il est tout ou partie déjà EF (ou équivalent chez les marques tierces), utiliser une bague adaptatrice peut être une option pour limiter les coûts, le temps de vendre progressivement les objectifs. J’ai la Sigma MC-11, mais il semble que la Viltrox soit plus efficace.
    Quant aux objectifs, il y a 2 problèmes. D’abord, Sony est en général plus cher (y compris les marques tierces). Ensuite, le marché de l’occasion est limité. La bonne nouvelle, c’est que le marché de l’occasion chez Canon est actif. La revente est plus simple pour votre matériel actuel. Ceci dit, les objectifs Sony sont vraiment bons, si j’en crois les tests.
    A voir si un 6D (I ou II), voire un 5D III (ou IV si le budget est là) ne serait pas une option. Dans tous les cas, je pense que la différence sera visible.

  3. Cedric68
    02/07/2018 à 10:55

    Xavier, avez-vous réglé le viseur ? On peut le régler assez finement côté colorimétrie, luminosité et contraste. Sinon, étonnant choix du 24-70/4.0. Pourquoi pas le 24-105 qui a meilleure réputation ?
    Vous n’en parlez pas, mais le suivi sur l’oeil est assez redoutable en mode AF-C. Pas mal pour suivre des enfants remuants avec un objectif très lumineux.

    Henri : 2 choses. Tout d’abord, le capteur du 7D est dépassé par les capteurs 24×36 actuels, peu importe la marque. Donc, que vous preniez un 5D III ou IV, un 6D I ou II, vous verrez la différence (j’ai possédé un 7D et un 5D III, j’ai vu la différence). Ensuite, le 7D est un capteur APS-C. A voir si perdre le facteur x1.6 est gênant pour vous ou non.
    Sinon, les optiques Sony FE sont globalement chères. Il faut faire attention, car c’est un peu compliqué chez eux. Entre les montures A et E, les objectifs en monture E mais uniquement APS-C, il y a de quoi se tromper.
    Suivant vos objectifs, pour limiter les coûts, l’usage d’une bague adaptatrice peut être une option. Je possède la Sigma MC-11, mais il semble que la Viltrox soit plus efficace.

    • 04/07/2018 à 7:37

      Cet objectif m’a été proposé par Sony. Pour le viseur, oui. Je préfère une visée « traditionnelle ».

      • Cedric68
        04/07/2018 à 1:55

        Je ne discute pas les préférences. Je relève juste le fait que le viseur se règle assez finement. il est ainsi possible d’avoir dans le viseur une image très proche de la « réalité ».

        Sinon, désolé pour le double message. Le premier n’étant pas apparu, j’ai cru à un bug lors du 1er envoi (le firewall du boulot fait parfois des blagues).

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