Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Course à la 5G: Qualcomm pose de nouveaux jalons pour les smartphones…

Qualcomm travaille dur pour fournir à l'industrie les composants nécessaires à la 5G.

Qualcomm travaille dur pour fournir à l’industrie les composants nécessaires à la 5G.

Le fabricant de puces pour smartphones Qualcomm a dévoilé lundi les premiers modules 5G à ondes millimétriques (mmWave) et à moins de 6 GHz entièrement intégrés pour les mobiles. Ce sont ces composants qui permettront dans «quelques mois» aux premiers périphériques mobiles de tirer le meilleur de la 5G. La course commerciale bat son plein auprès des équipementiers…

La famille des modules d’antenne Qualcomm se couple au modem Snapdragon X50 5G pour fournir des capacités de modem sur plusieurs bandes de fréquences, dans un encombrement très faible. Visiblement, depuis le MWC 2018 de Barcelone en février, le fondeur a avancé à grands pas en matière de miniaturisation pour adapter ses puces aux appareils mobiles…

La course aux smartphones 5G peut commencer

«L’annonce d’aujourd’hui des premiers modules d’antenne commerciaux 5 G NR millimétriques et des modules RF de moins de 6 GHz destinés aux smartphones et autres appareils mobiles représente une étape majeure pour l’industrie du mobile. Ces solutions modem-antenne, couvrant à la fois les bandes de fréquences millimétriques et sub-6, rendent les réseaux et appareils mobiles 5G, en particulier les smartphones, prêts pour une commercialisation à grande échelle», selon Cristiano Amon, Président de Qualcomm.

Alors que les performances de la 4 G sont déjà irréprochables dans la plupart des situations, la propagande se poursuit pour faire l’apologie de la prochaine technologie, qui devrait permettre la connexion massive des objets. «Avec la 5G, les consommateurs peuvent s’attendre à des vitesses internet de classe gigabit avec une réactivité sans précédent dans la paume de leur main, qui révolutionnera l’expérience mobile», s’enflamme Cristiano Amon.

Inconnues autour des fréquences millimétriques

«À ce jour, les ondes millimétriques n’ont pas été utilisées pour les communications sans fil mobiles en raison des nombreux défis techniques et de conception qu’ils posent, qui affectent presque tous les aspects de l’ingénierie des appareils: matériaux, facteur de forme, conception industrielle, thermique et exigences réglementaires», souligne Qualcomm dans son texte, qui n’évoque pas explicitement les peurs liées à ce dernier point.

Et il est vrai que pour l’instant les choses sont peu claires sous nos latitudes. Rappelons que ces ondes millimétriques comprises, pour faire simple, entre les 26 et 40 GHz, ne font pas partie de la mise aux enchères qui sera organisée par l’Office fédéral de la communication (OFCOM) ces prochains mois. Or, ce sont ces fréquences qui permettraient vraiment, dans des conditions particulières, d’atteindre les débits faramineux de plusieurs Gigabits promis par la 5G… A suivre!

Xavier Studer

La publicité de Qualcomm en matière de 5G...

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7 commentaires pour “Course à la 5G: Qualcomm pose de nouveaux jalons pour les smartphones…

  1. Eric
    24/07/2018 à 7:48

    Peut-être qu’il s’agit, aussi, dans l’idéal, des fréquences jusqu’ici réservées à l’armée dans divers pays. Peut-être, aussi, qu’on finira tous avec la Timochenko dans un micro ondes. Ça va chauffer, ça, c’est sûr….

  2. Tricoline
    24/07/2018 à 10:47

    S’il est nécéssaire de poser des antennes tout les 50 mètres pour assurer le fonctionnement des ondes millimétriques il y aura des problèmes avec les propriétaires fonciers.

    Swisscom pose actuellement des équipements pour la 4G dans des trous d’homme, ce pendant cela ne suffit pas pour les grandes hauteurs et quid des autres opérateurs qui n’y ont pas accès

    • bmaynard
      24/07/2018 à 9:19

      Entièrement d’accord avec vous M Tricoline et avec M. Studer.
      La couverture d’une antenne 5G sera 12/14 fois inférieure a celle d’une antenne en 800 MHz.
      Il faudra donc plus d’antenne au km carré.
      Donc beaucoup plus couteux pour les opérateurs.
      Alors pourquoi en parler autant ?
      1/ l’intérêt des équipementiers, qui ont besoin de relais de croissance puisque la 4G est maintenant presque mature;
      2/ les politiques, pour tenter de jouer la carte de la « high Tech » en mettant en avant le retard (ou pseudo retard) des pays européens en comparaison de certains pays asiatiques et « vendre » le très haut débit pour tous (alors que la 5G ne le permettra pas réellement). Bruxelles et ses technocrates ne sont pas étrangers à ce robinet d’eau tiède.
      3/ les régulateurs, qui n’ont plus réellement de champs d’intervention, les grands dossiers des années 2000 sont à présent réglés (dégroupage, roaming, terminaison d’appel). Pour occuper le terrain, ces régulateurs s’attachent donc à se mettre à la ‘net neutrality’, à la ‘5G’.
      4/ les opérateurs qui publient péniblement des chiffres d’affaires quasiment stables depuis 2/4 ans, et qui veulent montrer aux investisseurs, qu’il existe un (des ?) relais de croissance pour le mobile, segment plutôt déflationniste.
      Ma question un peu bête, si j’ai un débit en 5G à 40 M/b .. pourquoi vais-je garder ma connexion internet fixe à 10/12 M/b .. il y aura, au moins pour certains clients nomades (les étudiants par exemple), un arbitrage à la défaveur du fixe.
      Cdt

      • Pedro
        31/07/2018 à 5:11

        Simplement pour avoir une connexion stable et une vraie connexion internet (IP accessible depuis internet) ce qui n’est pas possible avec une connexion wan (non accessible) sur mobile.

        Y’a pas photo une connexion filaire sera toujours supérieur même à plus faible débit. C’est marketing le débit à l’heure actuelle pour les zones urbaines.

  3. Jo
    26/07/2018 à 6:32

    Ce qu’on ne dit jamais, c’est que les puissances doivent être massivement augmentées, autant pour le portable que pour les antennes. Ericsson a publié des chiffres pour les antennes. On passerait de 61 V/m à 120 V/m. Pourquoi cette augmentation? Tout simplement puisque la longueur d’onde sera bien plus courte et qu’elle n’arrivera plus à traverser les murs. De plus ces antennes devront être placées près du sol et non plus en hauteur et tous les 100 mètres dans l’idéal. Les 6 V/m (valeur limite en Suisse dans les lieux où l’on vit) ne sera respecté qu’à partir de 115 mètres.
    Dans les rues et sur les terrasses où il n’y a pas cette limite de 6 V/m, nous aurons un champ électrique jamais connu jusqu’à maintenant, bien plus important que celui d’un téléphone portable collé à l’oreille.

  4. misenta
    26/07/2018 à 3:07

    Pour ceux qui s’inquiètent de la 5G à 28GHz, elle n’est pas encore prête en Suisse (fréquence pas encore mise aux enchères l’année prochaine) et restera réservée à des cas spécifiques (en intérieur?).
    Par contre, il y a d’autres fréquences prévues (700, 1400-1700, 3500MHZ) et là, pas besoin d’antennes tous les 100m. En plus, la transmission se fera par mutibeam et massive MIMO ce qui permettra une meilleure gestion de la puissance émise.

    • Pedro
      31/07/2018 à 5:13

      Un four micro-onde fonctionne à 2.45ghz 🙂

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