Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Nokia, Kodak, Polaroid ou vinyle: jusqu’où le retour du vintage?

Les micro-projecteurs de Kodak.

Les micro-projecteurs de Kodak.

On croyait ces marques ou ces produits grand public dépassés. Et pourtant, ces labels ne cessent de revenir. Le retour des smartphones estampillés Nokia constitue le fer de lance de ce mouvement. Dans le désordre Polaroid, Kodak ou même les disques vinyle tentent d’emprunter le même chemin et font souvent craquer les consommateurs. Que penser?

Après le grand retour de Nokia ces derniers mois, d’autres marques mythiques, qui ont aussi été dépassées à un moment de leur histoire, tentent des retours, parfois remarqués. A la grande foire multimédia IFA 2018 de Berlin, par exemple, des Polaroid ou de Kodak étaient notamment très visibles!

Utiliser la notoriété jusqu’à la lie!

Les détenteurs des droits de ces marques tentent d’utiliser la notoriété de ces symboles pour lancer des produits numériques plus en phase avec le marché. HMD Global, qui achète le droit d’utilisation de la marque Nokia, par exemple, produit en Chine des smartphones Android sur la base des technologies «du marché».

De même, comme exposé sur son site, un Kodak tente depuis quelques mois de relancer différentes solutions numériques proches de son cœur de métier, comme de petits projecteurs de poche, des micro-imprimantes ou des appareils photo équipés de petites imprimantes pour reproduire le fonctionnement des appareils Polaroid…

Polaroid, une autre marque également très visible il y a quelques mois à Berlin propose des produits dans tous les domaines des tablettes tactiles aux téléviseurs en passant par différents produits plus ou moins exotiques, comme listé sur cette page. On y trouve même des appareils photo!

IFA 2018 de Berlin: Polaroid, Kodak, très vintage...

IFA 2018 de Berlin: Polaroid, Kodak, très vintage…

Ces vinyles pressés à partir de CD!

Tout cela tourne franchement parfois au ridicule et, même si les nouveaux Android de Nokia sont réellement des plus réussis, on est tout de même en droit de se poser des questions. D’autant plus lorsqu’on voit, par exemple, un Kodak, ressortir des technologies présentées à Berlin plusieurs années avant par un LG….

Pour terminer, le phénomène le plus étonnant est matérialisé par cette vague de mélomanes qui se mettent à écouter des disques vinyle… pressés parfois à partir de CD! Je conseille ainsi de lire urgemment l’article «Parfois trop cher, ou de mauvaise qualité… Le vinyle ne tourne plus très rond» publié par Telerama l’année dernière. On y apprend sans surprise que quasiment tous les vinyles sont pressés à partir de sources numériques.

Cette excellente synthèse qui en fera verdir plus d’un évoque en passant ces différences de qualité d’un pressage à un autre, voire d’un disque à l’autre, alors que d’aucuns voient dans ces galettes surannées des supports de «très haute fidélité»: décidément le ridicule ne tue pas! Mais jusqu’où ira donc le vintage?

Xavier Studer

La mode ridicule du vinyle ne semble pas prête de s'éteindre....

La mode ridicule du vinyle ne semble pas prête de s’éteindre….

8 commentaires pour “Nokia, Kodak, Polaroid ou vinyle: jusqu’où le retour du vintage?

  1. Ted
    23/10/2018 à 7:52

    On peut se demander ce que Nokia va devenir s’ils continuent d’avoir du succès? Vont-ils se faire racheter par des Chinois?

  2. Tricoline
    23/10/2018 à 8:22

    Le vinyle … ben voyons !

    Déjà que le CD, le DVD et le Blu-ray vont disparaitre, alors le vinyle c’est juste un effet de mode temporaire, cela survivra comme antiquité sans plus.

    Tous ce qui étaient sur support magnétique, comme les K7, les bandes audio, les mini disque et autres (audio ou datas) c’est terminé.

    C’est bien pour le musée Bolo https://www.bolo.ch/

    • Sevy48
      23/10/2018 à 9:42

      Et bien, je ne suis que partiellement d’accord pour de ce qui est du vinyle. En ce qui me concerne, je ne suis pas nostalgique de la sonorité qui émane de ce support. Pour moi, le PCM est actuellement ce qui demeure la meilleure restitution sonore (et que l’on n’essaye pas de me convaincre que le DSD est supérieur). En revanche, je suis heureux du retour du format vinyle pour tout ce qu’il représente en tant qu’apport complémentaire à la musique, soit la pochette, le graphisme, le visuel, etc.. Certes, je suis également un collectionneur et le vinyle est vraiment un support très intéressant et surtout physique. Les fichiers dématérialisés sont très intéressants pour la qualité du son mais si pauvres pour tout le reste…

  3. Original Mike
    23/10/2018 à 1:13

    « La mode ridicule du vinyle… » – « C’est bien pour le musée Bolo… »
    Vraiment ???

    Le vinyle est présent et n’a jamais disparu, Alors que certains courent aprés les supports numériques et l’encensent dans tous les sens, nombres d’entre nous continuent d’acheter du vinyl. Certaines productions ne sont d’ailleurs disponibles que sur ce support et il s’agit bien de titres réalisés aujourd’hui. Je ne parle pas de la soupe que diffusent les radios ou la TV. Il existe tout un monde et pas si « underground » que ça, dans lequel on continue d’utiliser des produits sans qu’ils soient nécessairement étiquetés « new », « dernière génération » ou je ne sais pas par quel titre marketing qui vous impose de l’avoir à tout prix.

    Certains milieux favorisent encore le vinyl et malgré ce que l’on peu lire dans cet article, il y a encore des artistes qui font préparer leur matrice pour le vinyl. Ceci implique un mastering différent selon le support. On ne calibre pas le son pour un vinyle, comme on le fait pour un CD ou un « vulgaire » et « impalpable » mp3.

    A une époque ou on consomme du virtuel, il y a des gens qui continuent d’apprécier l’objet, et j’en fais partie.

    Aujourd’hui on sur-consomme tout en masse, alors ce genre de réaction ne me surprend pas vraiment. Pourtant il suffit de s’intéresser un tant soi peu au sujet pour se rendre compte que ce qui ne se trouve pas sur les sites de streaming, Amazon, ou à la Coop et la Migros n’a pas pour autant cessé d’exister, pour cela il suffit d’être curieux et sortir un peu des rangs. Pour certains ça leur permettraient de redécouvrir certaines choses.

  4. Aurélien
    23/10/2018 à 2:45

    Moi j’achète des cassettes sur bandcamp et je me sens sous-terrain.

  5. christophe BAISIN
    23/10/2018 à 4:06

    Surtout que c ‘est du faux vintage:

    Des marques vintage made in china, c ‘est courant en France, et ça ne vaut pas les véritables appareils, qui sont chez les collectionneurs, et remis en état.

    Allez voir des vieux TEPPAZ aux puces à Plainpalais ! Des anciens postes TELEFUNKEN, au même endroit !

  6. oldwolf
    24/10/2018 à 7:16

    Par rapport au vinyle ca m a toujours fait marrer, ils etaient presses d apres des bandes…les raies et le rumble en plus, tres melomane hein!
    Quant a l exploitation des marques rachetees c est vrai que c est systematiquement des produits tres mediocres, a nous de ne pas nous laisser avoir. Allez voir les tablettes estampillees polaroid chez confo, ames sensibles s abstenir…

  7. 27/10/2018 à 8:40

    Je n’écoute que des vinyles… et du streaming. J’ai toujours détesté le CD. Pourquoi un support misérable quand on peut l’avoir en dématérialisée? J’ai au moins le plaisir d’avoir un bel objet avec un vinyle.

    Maintenant, ce retour aux sources a du bon. Kodak ressort ses anciennes pellicules argentiques et sa chimie. C’est le retour du TMAX! Pour moi, qui suis resté à la photo argentique, c’est le rêve. Sans compter que de nouveaux produits arrivent sur le marché de l’argentique. Quant à Polaroïd, grâce à Impossible, les usines de films instantanés tournent à nouveau. Je peux réutiliser mes anciens appareils.

    Ne crachons donc pas dans la soupe 🙂

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