
L’intelligence artificielle (IA) ouvre une infinité de possibilités. Toujours plus puissants, ces outils transforment notre rapport au savoir, à l’écriture et à la création. Ils nous obligent à nous interroger sur le sens de nos activités et sur les limites à leur fixer.
Chercher à brider l’usage de l’IA est probablement une fausse piste. En revanche, il est essentiel de poser les bonnes questions: à quoi servent vraiment ces algorithmes, qui les conçoit, et au service de quelle finalité? Essentielle cette question de finalité.
TA-SWISS s’interroge
La Fondation pour l’évaluation des choix technologiques (TA-SWISS) a développé cette thématique dans sa dernière publication. Elle nous invite à identifier les capacités humaines qu’il faut absolument préserver face à une automatisation souvent trop confortable, selon cette lettre d’information.
Aujourd’hui, savoir formuler une demande précise et évaluer la qualité d’une réponse générée par ces systèmes est ainsi essentiel. Plus que jamais, l’esprit critique est fondamental, car le risque majeur est de perdre notre force d’innovation, de réflexion au profit d’un prêt-à-penser dicté par les algorithmes.
Se poser les questions fondamentales
Plus fondamentalement, ces IA nous poussent à nous interroger profondément sur nos actions et nos intentions. En ouvrant littéralement l’infini des possibles, elles nous permettent de créer tout et n’importe quoi, parfois sans motivation pertinente, sans réelle finalité. La société génère ainsi des contenus vides, sans messages et sans utilité.
Concrètement, il faut concevoir ce genre d’outils comme des opportunités pour atteindre un objectif. Ce que nous vivons actuellement doit indubitablement nous pousser à donner du sens à nos actions, à nos écrits. Bref, nous devons rester maîtres de notre esprit et de nos pensées pour mettre en valeur ce qui fait l’essence de notre existence: le libre arbitre au service de finalités, si possible au profit du bien commun…
Bonne créativité !
Xavier Studer