
Ookla, connu pour son outil de mesure des débits internet, innove avec un rapport mondial détaillé sur la qualité des connexions internet dans les avions. Cette analyse met en lumière la fracture technologique béante entre les liaisons par satellites en orbite basse et les systèmes géostationnaires traditionnels.
Le caractère novateur de ce palmarès réside dans sa démarche, qui dépasse la simple vitesse de pointe pour évaluer avec précision la constance du signal. Les chercheurs ont fixé un seuil d’exigence minimal de 25/3 Mbits/sec, garantissant ainsi un visionnage de vidéos fluide et sans interruption.
L’expérience réelle d’abord
Pour construire cette étude, les spécialistes se sont appuyés sur une multitude de mesures effectuées directement par les voyageurs en plein ciel. Cette méthode empirique intègre trois variables physiques déterminantes: le fournisseur d’accès satellitaire, le modèle de l’aéronef et la génération du routeur embarqué.
Les résultats démontrent implacablement que les équipements de réseaux sans fil récents, comme Starlink, couplé à du Wi-Fi 6, offrent une stabilité redoutable par rapport aux anciennes antennes. Les analystes soulignent d’ailleurs que cette fluidité de navigation devient désormais un critère de fidélisation majeur face à une clientèle toujours plus exigeante.
La compagnie Swiss va s’améliorer
Dans cette évaluation impitoyable jaugeant plus de cinquante transporteurs mondiaux, la compagnie nationale Swiss s’empare d’une position acceptable en milieu de classement. Elle se hisse devant de nombreux acteurs historiques malgré des équipements de cabine amenés à être prochainement modernisés, mais derrière Air France, Air Canada, Emirates ou EgyptAir.
Cette situation devrait s’améliorer grâce aux investissements massifs de l’entreprise helvétique. Comme indiqué dans son communiqué de presse, Swiss dote progressivement ses aéronefs des services de la constellation Starlink pour offrir un accès internet à haut débit très performant, qui devrait être gratuit, à terme!
Xavier Studer