Site icon Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Le test multimédia du Google Home Speaker

Google Home Speaker avec Gemini.
Google Home Speaker avec Gemini.

Nous expérimentons depuis quelques jours les potentialités, mais aussi les limites de l’ultime Google Home Speaker, gonflé à la puissance de l’intelligence artificielle (IA) Gemini. Que dire de l’installation, de l’utilisation et de l’interaction avec les autres appareils? Test multimédia.

Pour commencer, il faut avouer que ce dernier opus de Google est beau! Non seulement cette sphère de tissus s’intégrera parfaitement dans votre intérieur, mais sa mise en marche se fait sans problème en suivant les instructions qui permettent de l’associer à son application Google Home.

Google Home Speaker: un look sympa

Un bel appareil? Absolument! Et lorsqu’on l’interroge, sa base colorée passe du blanc lorsqu’il nous écoute à de multiples couleurs, jusqu’à l’orange lorsque le micro est désactivé. A la fois pratique et esthétique: un bon point pour commencer.

Une fois connecté, utilisant Google AI Pro, je bénéficie par défaut de Google Home Premium Standard et de Google Health Premium. Des options qui ont leur prix pour les personnes qui ne seraient pas abonnées à des services additionnels de Google, comme l’indique le tableau ci-contre.

Les abonnements Google Home.

Test: un dialogue naturel

Mais soumettons à la question ce nouveau Google Home Speaker. Comme nous l’avions déjà expérimenté sur un Google Nest Hub de deuxième génération, cet appareil permet de converser avec Gemini Live, qui fait vite oublier les anciennes versions de Google Assistant.

Il est désormais possible de dialoguer avec GeminI Live. L’interaction est globalement agréable et on peut véritablement converser avec son assistant. On peut, par exemple, lui demander quels sont les jeux vidéo les plus intéressants du moment. Après avoir listé différents titres, on peut lui demander de nous laisser une note dans Google Keep, car ce dispositif affirme qu’il ne sait pas envoyer de courriels.

OK avec Ikea Home, pas avec Netatmo

Au niveau du pilotage de sa maison, ce Home speaker peut sans problème allumer ou éteindre les groupes de lumière dans votre salon ou votre salle à manger en utilisant son association avec Ikea Home Smart (ancienne génération). L’assistant est aussi capable sans problème d’allumer une lumière spécifique, de faire varier son intensité, puis de l’éteindre.

En cette période de grande chaleur, j’ai aussi essayé de lui demander les différentes températures de mes thermomètres connectés Netatmo. Le résumé de Google Home Speaker: «je ne peux pas accéder aux données de vos capteurs intérieurs ou extérieurs. J’ai cependant mentionné que la température extérieure à Lausanne était de 31 °C». Dommage.

Sonos problématique

Et en musique? Pas de problème, par exemple, pour lancer «Happy» de Pharrell Williams dans ma salle à manger sur le Sonos correspondant. Pas possible en revanche de lui faire baisser le volume du Sonos de cette pièce. Après plusieurs tentatives, il m’indique que l’enceinte est hors ligne. J’ai beau dissocier et réassocier le service Sonos; rien n’y fait…

Certaines enceintes, bien que visibles dans l’application Google Home, restent inaccessibles depuis Google Home Speaker. Par exemple, impossible de lancer ce même titre sur le Sonos Port de mon salon. Pourtant, après l’avoir lancé depuis l’application Sonos, je peux couper le son et le relancer depuis l’application Google Home. Etonnant, non?

Un bilan tout en nuance

Alors voilà. Ce Google Home Speaker est un bon début, mais il est regrettable qu’il ne parvienne pas à lire ou utiliser des informations de l’application Google Home. Par exemple, pour revenir à Sonos, j’ai réussi à faire varier l’intensité du volume et à le couper depuis l’application…

Mon cœur balance donc entre l’enthousiasme du passionné de technologie que je suis et la frustration d’un utilisateur douché par les limitations de ce Google Home Speaker, qui identifie nos besoins, mais ne parvient pas à les satisfaire. Pas de doute l’IA reste un must aujourd’hui, mais le travail à accomplir reste conséquent, même pour les meilleurs comme Google!

Reste donc la question non seulement du prix de l’appareil, mais de l’abonnement, comme pour Google Health. Est-ce au consommateur de financer le développement et le parachèvement de services instables? On peut d’ailleurs généraliser ces questions à tous les services d’IA. Trop souvent, le consommateur est réduit au rôle de cobaye.

Xavier Studer

Quitter la version mobile