
Proton a lancé il y a quelques jours Lumo 2.0, la nouvelle version de son assistant virtuel fondé sur l’intelligence artificielle (IA). Comme j’ai pu le constater en direct à plusieurs reprises, cette mouture offre d’excellentes performances générales et une bonne réactivité.
Cette IA peut désormais analyser et générer des images, allant bien au-delà de la simple manipulation de texte. Ses « capacités de raisonnement » ont été gonflées, permettant de répondre de manière appropriée aux requêtes quotidiennes des internautes, selon l’entreprise de la région genevoise.
La recherche intègre par ailleurs des résultats du web actualisés (actualités, météo, données financières) avec citation des sources. En outre, l’utilisateur peut choisir ce que l’IA retient ou oublie pour personnaliser les interactions futures. le code est entièrement open source, permettant à chacun de vérifier son niveau de sécurité.
La vie privée avant tout
Face à la collecte massive des informations par les géants d’internet, Proton met en avant ses vives préoccupations pour la question épineuse de la protection des données. Dans son annonce officielle, la société assure que les conversations de ses clients ne sont jamais utilisées pour entraîner de futurs algorithmes.
Pour garantir cette confidentialité, Proton affirme que les conversations sont stockées sous chiffrement de manière à ce que l’entreprise ne puisse pas les consulter. Toute l’infrastructure repose sur des serveurs situés en Europe, échappant à certaines lois de surveillance américaines.
Une offre sécurisée pour les professionnels
Afin de répondre aux besoins critiques des sociétés, le groupe décline aussi son outil dans une offre pour les entreprises. Cette approche permet de traiter des documents internes de manière totalement sécurisée sans risquer de les voir s’évaporer dans un nuage informatique étranger.
Cette évolution démontre habilement qu’il est possible de profiter d’une technologie de pointe sans sacrifier son intimité numérique. Il faudra toutefois observer si le grand public choisira cette sécurité salutaire plutôt que la simplicité des assistants directement intégrés par les leaders du marché.
Xavier Studer