
Les cybercriminels rivalisent d’ingéniosité en exploitant l’intelligence artificielle (IA) pour perfectionner leurs arnaques en ligne. Fini le temps des courriels frauduleux truffés de fautes d’orthographe ou de grammaire qui étaient facilement identifiables.
Face à cette menace grandissante, l’Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) tire la sonnette d’alarme. Dans une récente publication, il présente certains indices subtils permettant de démasquer, parfois, ces contenus générés automatiquement.
Failles linguistiques révélatrices
Les algorithmes peinent encore à saisir nos subtilités régionales, préférant des termes comme «quatre-vingt-dix» ou «portable» à nos traditionnels «nonante» et «natel». De plus, une utilisation excessive du tiret long ou des caractères gras trahit souvent une rédaction purement artificielle.
Le style global manque parfois de relief, se limitant à des constructions stéréotypées et plates. Dans d’autres situations, ces générateurs de texte ont parfois aussi une certaine tendance à multiplier les superlatifs et les exagérations sans informations avérées.
Des sites internet trop simples?
Sur la toile, les escrocs concoctent souvent des sites internet à page unique créés à la va-vite, parfois inondés d’animations inutiles. Ces éléments graphiques superflus visent à donner une fausse impression de professionnalisme, mais n’apportent aucun bénéfice réel à l’internaute.
Enfin, l’IA génère régulièrement des images incohérentes, n’hésitant pas, par exemple, à placer le Cervin et le lac de Lugano dans le même panorama. Face à ces grossières tentatives de manipulation, un regard critique et un minimum de bon sens restent nos meilleurs alliés.
XS