
Les statistiques ne laissent effectivement que peu de doute. En l’état actuel Android ne cesse de gagner partout des parts de marché pour se profiler comme premier système mondial sur smartphone et bientôt sur les tablettes. Du côté de Google, on fanfaronne.
Eric Schmidt, ancien CEO et désormais président du conseil d’administration de Google n’y va pas par quatre chemins en affirmant clairement chez Bloomberg qu’Android est en train de gagner la guerre. Et il ne compte pas s’arrête là pour viser la plus grande part du gâteau possible…
En fin de course, Steve Jobs avait voulu la guerre thermonucléaire avec Android, un système qui était alors déjà beaucoup plus évolué qu’iOS. Le grand gourou est en train de la perdre. On se dit que Cupertino aurait mieux fait d’investir son argent dans la recherche et le développement plutôt que dans les prétoires…
La fin comme avec Microsoft
Des sites comme Macworld (tiens encore un autre site qui comporte le nom d’une marque dans son intitulé), semblent accepter cette probable défaite sans trop de rancœur: «comme dans les années 80, Apple est donc en train de perdre sa suprématie progressivement». Certains vont même jusqu’à imaginer un monopole funeste, comme celui dont a bénéfice Redmond pendant des années.
Personnellement, je serais un peu moins catégorique, car l’iPhone reste un des cellulaires les plus vendus au monde, si ce n’est le plus vendu à certaines périodes de l’année. Ensuite, il ne faut pas oublier qu’Android peut encore s’améliorer sur certains tableaux, notamment en matière de sécurité ou d’uniformité du parc. Enfin, le monde du mobile est très volatile.
Google en grand seigneur
Quoi qu’il en soit, Google montre l’exemple dans cette guerre en proposant sur iOS une version de Google Maps en lieu et place de Plans dont le lancement catastrophique a tout de même égratigné l’image de la pomme. Cette version permettra aux mobinautes pommés d’éviter de prendre des risques inconsidérés avec Plans, comme le relevait récemment encore la police australienne.
A ce point, il convient d’ailleurs de saluer un certain renouveau chez Apple. Visiblement, l’application n’a pas été censurée à l’instar de Here de Nokia. La pomme semble donc accepter une certaine concurrence sur ce domaine, ce qui est un point positif. Bravo Apple.
Xavier Studer