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Livre numérique: la révolution de l’illimité

BD en illimité: l'offre d'Izneo.

BD en illimité: l’offre d’Izneo.

Cela fait quelques mois que différentes librairies anglo-saxonnes, voire francophones ont lancé l’idée et parfois même des produits permettant de surfer en illimité dans  des livres à l’image de ce qui se fait en streaming pour la musique.  La révolution est en marche et rien ne l’arrêtera…

A l’occasion du Salon du livre de Paris, le Français Izneo, célèbre pour avoir dénoncé la censure d’Apple, vient de lancer son premier forfait illimité à 9,95 euros par mois permettant de consulter des BD sans aucune restriction. L’entreprise propose un vaste choix sur PC, tablettes…

Toutes les séries stars sont disponibles dans l’Abo BD illimité, selon le communiqué d’Izneo, reproduit sur son blog. Grâce à la synchronisation du compte, le lecteur retrouve les BD de l’Abo BD illimité ainsi que toute sa bibliothèque sur tous ses écrans. Ci-dessous quelques titres disponibles.

Un long processus

XIII, Murena, Lucky Luke, Blake et Mortimer, Thorgal, Yakari, Garfield, Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe, Les Schtroumpfs, Les Footmaniacs, Bourbon Street, Les Bidochon, La Caste des Métas-Barons, L’Incal, Monsieur Jean, Bouncer… Pas mal, non?

Le passage au numérique puis à la dématérialisation totale a pris des dizaines d’années pour la musique et l’industrie du film. Combien de temps faudra-t-il à l’industrie du livre? Difficile à dire, mais les forces réactionnaires sont terribles surtout dans le monde francophone, et particulièrement en France… Courage à tous!

Xavier Studer

13 commentaires pour “Livre numérique: la révolution de l’illimité

  1. gregory
    18/03/2014 à 7:21

    Une belle offre pour les lecteurs, bien moins pour les auteurs. Je me demande quand même si ces offres illimitées à la Spotify ne vont pas à terme tuer la création. Mais la machine est en marche.

    • ced
      18/03/2014 à 7:56

      La limite de la création au niveau musical a déjà atteint le plancher, toutes ces musiques commerciales qu’on entend en boucle à la radio et à la TV (Beyonce, One Direction, Miley Cyrus, …).

      • gregory
        18/03/2014 à 8:06

        C’est vraiment pas nouveau, les maisons de disque ont toujours privilégiés les gros vendeurs de vinyl ou CD. L’avantage est quand même maintenant que le net offre plus de faciliter pour publier et il reste toujours nombres d’artistes à découvrir pour qui veut faire l’effort.

        Après quand on touche aux films, la BD ou les livres, ca me semble quand même plus compliqué, il y a quant même un investissement que l’auteur voudrait rentabliser. Enfin bon on verra dans 10 ans ce que tout cela a donné

  2. rolgui
    18/03/2014 à 7:30

    Le grand danger avec la dématérialisation des médias est sa vulnérabilité. exemple les vieilles photos, films, documents sur papier, murs, pierres, etc qui sont d’une durabilité presque éternelle, tandis que les supports électroniques sont sujet à obsolescence, changement de format, sensibles à l’évolution technologique et par conséquence très difficile à pouvoir les relire dans le futur, sans en effectuer des copies sur les nouveaux supports qui continueront à évoluer, donc de moins en moins compatibles. Ce qui est une travail fastidieux et limités à cause du coût.

    • gregory
      18/03/2014 à 8:02

      Mmh le problème est le même pour vos films Super 8, K7 et autre VHS sans parler des documents imprimés qui veillissent mal. Vous êtes donc presque obligé de vous tourner vers le numérique qui effetivement pose le problème des formats propriétaires autre DRM. Mais je vois mal des normes comme le jpg ou le PDF se perdre dans l’évolution, on peut encore sans problème réouvrir des docs créés il y a 20 ans.

      • rolgui
        18/03/2014 à 9:15

        J’ai parlé des supports électroniques. Cela comprend, VHS, U.matic, BVU, Beta, etc.
        Les films super 8 restent du super 8 et sont toujours visibles. Les visionneuses et projecteurs sont mécaniques, donc on peut les maintenir et réparer au cas où. Voir les vieux films qu’on peut restaurer, même image par image, contrairement au bandes video. Il y a les bandes analogiques longitudinables qui peuvent encore être lues par des enregistreurs. J’en ai encore des années soixantes. que je n’ai pas encore numérisées.
        J’ose espérer que les PDF seront encore lisibles dans 50 ans ou plus, sans en faire des copies papier ou autre.

      • 23/11/2014 à 12:42

        Bonjour gregory
        voici mon site de livres électoniques DRM,et merci pour votre evaluation d avance
        http://www.ebookgoo.com/
        QUI SOMMES NOUS
        EBOOKGOO est la plateforme communautaire française de partage, d’édition et de publications numériques ainsi que de la vente.
        · support simple de publication de vos écrits ou tous types de documents numériques pour les rendre publique et visible auprès du plus grand nombre.
        · un site de partage, la discussion et les rencontres autour du plaisir de la lecture,
        · une plateforme gratuite qui vous permet de constituer votre boutique numérique personnelle
        · Un site pour plus de visibilité pour les talents.
        MERCI

  3. MarkK
    18/03/2014 à 9:35

    Je ne suis pas certains que la dématérialisation des livres soit en marche. Elle vient s’ajouter à l’offre existante, c’est tout. Il ne faut pas oublier que contrairement à la musique ou au cinema, la consomation du livre passe par le matériel, les pages, le papier. Il n’en est (et n’etait) rien pour la musique ou le cinema (pas besoin de coller la pochette de sa musique/film à sa tête pour consommer). En fin de compte, avec le livre numérique, le lecteur ne gagne rien, sauf du poids. Pour ces raison, je ne pense pas que la dématérialisation des livres soit une concurence au livres papier, mais un complément (qui ne s’adresse d’ailleur pas forcément au même publique).

    • rolgui
      18/03/2014 à 11:36

      C’est vrai qu’il est plus sympa de lire un vrai livre au coin du feu, que de tapoter sur une tablette, qui sont plutôt faites pour des news, avec illustrations video.

  4. Noisequik
    18/03/2014 à 11:35

    La BD étant également un objet de collection, le numérique est surtout un complément pour relire ses titres préférés (par exemple Tintin).
    Mais bon, quand on voit qu’une BD se vend quasiment 20 balles au format papier, on se demande de qui on se moque.
    Les journaux, magazines, livres de poche seront avantageusement remplacés par le numérique.

  5. Patrick
    18/03/2014 à 12:59

    C’est le but d’un standard.
    Qui plus est, le format PDF (comme epub, html, gif, png, etc.) est aussi en format ouvert. Donc même si plus personne l’utilise dans 50ans, tu auras encore le « mode d’emploi » pour comment lire le fichier.

    Le seul problème, c’est les DRM qui rendent le standard « non-standard » (encrypte le contenu pour empêcher la copie et garde la clé de decryption secrète), dans ce cas, tu pourras ouvrir le fichier mais le texte/image sera haché.

  6. Cosodo
    18/03/2014 à 1:42

    Essayez d’ouvrir un .doc créé il y a 17 ans en 1997… Word refuse de l’ouvrir pour raison de sécurité. Sans compter que les liaison entre fichiers Word et Excell d’il y a 20ans ne fonctionne plus en 2014. La mise en page à tendance à sauter, les police de caractères actuelle ne sont plus les mêmes qu’il y a 17 ans, etc. Et qui est encore capable d’ouvrir une musique Real Audio .rm dans un windows 8 ?

  7. Patrick
    18/03/2014 à 2:04

    Exactement. Le .doc (https://en.wikipedia.org/wiki/DOC_%28computing%29) n’est pas un standard. Il n’est pas non plus un format ouvert. Pareil pour .rm

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