Désinformation: pourquoi ne s’attaquer qu’à YouTube?

  • Post last modified:14/01/2022
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Il y a à boire et à manger sur YouTube...
Il y a à boire et à manger sur YouTube…

Avant internet, on consultait les journaux pour se forger une opinion. Puis on s’est tourné vers la toile et les médias sociaux. En quelques décennies, les personnes curieuses sont parfois passées des bibliothèques universitaires à Google, puis aux réseaux sociaux. Alors que des associations de vérificateurs de faits reprochent à YouTube de favoriser la désinformation, on peut se demander s’ils n’ont pas une guerre de retard…

En effet, il y a quelques années, on m’expliquait chez Google que les jeunes ne cherchaient déjà plus les réponses à leurs questions sur Google, mais sur YouTube, notamment en posant des questions style «Comment fait-on…» dans le champ de recherche du site spécialisé dans la diffusion de vidéo…

YouTube déjà dépassé…

En bref, Google m’indiquait poliment que son moteur de recherche était visiblement moins utilisé par les plus jeunes…. En ce sens, les vérificateurs de faits ont donc bel et bien raison d’exiger que Google fasse un effort dans la gestion des vidéos et commentaires postés sur YouTube, comme demandé dans cette lettre ouverte, mais….

On peut se demander s’ils n’ont pas un coup de retard. Aujourd’hui de plus en plus de jeunes font des recherches sur Instagram. Quand ils ne vilipendent pas leur temps sur de nouveaux «médias sociaux» comme TikTok. Notamment. Les pratiques et les modes changent de plus en plus rapidement dans la galaxie connectée.

Une question d’apprentissage…

Cela me confirme dans mon opinion que le problème n’est pas les médias et les médias sociaux en eux même, mais plutôt dans les clefs de lecture que l’on donne à leurs utilisateurs… Il est de plus en plus essentiel de sensibiliser les plus jeunes aux dangers de notre société de l’information et probablement de les détourner quelque peu de certains supports…

Enfin, il faut relever que la désinformation n’est pas un phénomène nouveau. Ayant certaines connaissances en histoire, je peux certifier que la guerre de l’information fait rage depuis toujours. Cela dit, d’abord avec les mass médias et le broadcast et aujourd’hui avec internet, le potentiel de désinformation n’a jamais été aussi grand…

Xavier Studer

Cet article a 4 commentaires

  1. Niblas

    Vous avez raison! Combien de femmes et d’hommes sont morts suite à des fausses informations et/ou des dénonciations vengeresses. Le peuple qui ne savait pas ni lire, ni écrire « gobait » le prédicateur, l’homme politique dans ses mensonges, mais qui savait parler bien et fort. Certains historiens écrivent que même Marie-Antoinette a été condamnée sur des « Fakes News ». De nos jours, ce sont souvent des scientifiques de très grandes renommées ou des médecins qui au nom de leur réputation, font croire à nos politiciens d’abord puis au peuple, des informations qui se révèlent fausses quelque temps plus tard voir quelque décennies, à l’exemple de la mort des forêts dans cinq ans, en 1981, par « éminent » professeur Bernhard Ulrich en Allemagne. Oui, l’école devrait aider nos enfants à comprendre ce nouveau monde numérique et d’arrêter de suivre toutes les modes de réseaux sociaux, bêtement, car telle publicité leur fait croire que cela est super.

  2. freux

    Pour répondre simplement : parce que les moyens des Etats sont limités et donc qu’on s’attaque au principal problème à défaut de tous pouvoir les traiter en même temps. Comme vous le dites, les jeunes vont aussi ailleurs. Sur Youtube l’audience est plus large donc plus pertinent.

    Ou alors les Etats sont dirigés par des vieux qui ne connaissent même pas ces réseaux? Le doit m’assaille.

  3. james juan

    Merci à Monsieur Studer pour son blog qui analyse et répond fort judicieusement à des questions actuelles sur les problèmes liés à nos activités numériques, ceci dit un grand travail est fait dans les écoles pour amener les étudiants à mieux filtrer, et analyser les informations sur les grandes plateformes du web, surtout dans la période perturbée que nous vivons, je pense aussi à Wikipédia et n’hésitons pas à soutenir celle-ci pour garder au mieux son ouverture et indépendance !

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