
La Commission de la concurrence (COMCO) a ouvert jeudi une enquête préalable contre Microsoft. Le Secrétariat de la COMCO soupçonne que les augmentations récentes de prix des licences logicielles en Suisse pourraient constituer des restrictions illicites de la concurrence.
Des dénonciations sont parvenues au gendarme de la concurrence à la suite d’hausses jugées «très fortes» des tarifs pratiqués par le géant américain. Microsoft 365, la suite bureautique utilisée massivement par les entreprises, les administrations publiques et les entités parapubliques, se trouve au cœur de l’enquête.
Position dominante à vérifier
L’enquête préalable doit maintenant déterminer si Microsoft occupe réellement une position dominante sur le marché helvétique. Les autorités examineront également les raisons qui ont poussé le groupe de Redmond à augmenter ses prix, selon un communiqué de presse.
«Si la marge a été augmentée sans amélioration des prestations, cela pourrait constituer un abus», a précisé Patrik Ducrey, directeur de la COMCO, à l’agence AWP. Une enquête approfondie pourrait être ouverte si les indices de restrictions à la concurrence se confirment.
Hausse jusqu’à 33 pour cent
Début décembre, Microsoft a annoncé des augmentations de tarifs qui entreront en vigueur en juillet 2026. L’offre Business Basic a grimpé à sept dollars par mois, soit une hausse de près de 17 pour cent, selon le même texte d’AWP, notamment cité par différents médias sur internet.
Le géant américain a justifié ces augmentations par l’intégration de son outil d’intelligence artificielle Copilot à la suite bureautique. Microsoft invoque également l’ajout de nouvelles fonctionnalités de gestion de terminaux et de sécurité.
Xavier Studer