La Suisse parmi les champions européens de l’IA en 2025!

  • Dernière modification de la publication :22/04/2026
  • Commentaires de la publication :3 commentaires
Les Suisses sont friands d'IA,selon l'OFS. Situation 2025.
Les Suisses sont friands d’IA,selon l’OFS. Situation 2025.

La Suisse figure parmi les pays européens où l’intelligence artificielle générative est la plus utilisée par le grand public. Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), 47% des 16 à 74 ans en Suisse ont affirmé au printemps 2025 y avoir eu recours, ce qui place le pays au troisième rang en Europe derrière la Norvège et le Danemark.

Ces chiffres doivent toutefois être lus avec un léger recul compte tenu de la dynamique de ce domaine. Ils reflètent en effet l’enquête sur l’utilisation d’internet menée au printemps 2025 et publiée en avril 2026, soit une image de la situation d’il y a environ une année, alors que l’adoption de l’IA a très probablement encore progressé depuis.

Des usages déjà très ancrés

L’étude montre que l’IA générative ne se limite déjà plus à un simple effet de mode. En Suisse, son usage concerne d’abord la sphère privée, mais il est aussi très marqué dans le travail, où le pays se hisse parmi les tout premiers en Europe, ainsi que dans la formation formelle, c’est-à-dire à l’école, en apprentissage ou à l’université.

Autre enseignement important: l’écart se creuse selon l’âge, la formation et les compétences numériques. Les 16 à 24 ans sont de loin les plus nombreux à utiliser ces outils, avec 79% en Suisse, tandis que la moyenne de l’Union européenne atteint 64% dans cette tranche d’âge, selon cette publication, reproduite ci-dessous.

Une fracture numérique qui persiste

L’OFS souligne aussi que l’adoption de l’IA suit les lignes déjà connues de la numérisation. Les personnes les plus formées, les actifs et les professions intellectuelles ou scientifiques recourent nettement davantage à ces outils, alors que les usages restent beaucoup plus faibles dans les professions élémentaires ou chez les retraités.

En Suisse, 43% de la population de 15 à 88 ans déclare avoir utilisé une application d’IA générative au printemps 2025. Le chiffre grimpe à 52% chez les actifs occupés et à 67% dans les professions intellectuelles et scientifiques, ce qui montre à quel point cette technologie s’est déjà installée dans certaines activités quotidiennes et professionnelles. Tous les détails sur le site de l’OFS.

Une situation très dynamique…

Ces résultats passionnants décrivent une situation qui évolue très vite à l’échelle du numérique. L’IA générative s’améliorant en permanence, il est hautement probable que sa diffusion soit aujourd’hui encore plus large, comme le laissent d’ailleurs entrevoir d’autres indicateurs, comme ce coup de sonde de Comparis, même s’il ne repose pas sur la même méthodologie et ne permet pas la même comparabilité.

A l’échelle européenne, d’ailleurs, Eurostat indique encore qu’en 2025, 32,7% des 16 à 74 ans de l’Union européenne utilisaient des outils d’IA générative, principalement à des fins privées, puis professionnelles et de formation. Là encore, il s’agit d’une mesure rétrospective portant sur les trois mois précédant l’enquête, et non d’un baromètre de la situation en 2026.

Xavier Studer


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Cet article a 3 commentaires

  1. redge

    Claude.ai c’est bien amélioré, enfin des réponses concrètes et cohérente, forte diminution des allucinations. Bravo.
    En tout cas pour l’édition gratuite.

  2. Ludo

    Pour la Suisse, il ne faut pas oublier que nous sommes un pays multilingue. Je pense que l’IA est largement utilisée pour les traductions. Dans ce domaine, elle est très bien. Forcément, les besoins en traductions sont moindres dans un pays comme la France ou le UK par exemple…

  3. Ludo

    @redge Je ne connais pas Claude spécifiquement. Je remarque que les IA s’adaptent de plus en plus à l’utilisateur. Elles disent ce que l’utilisateur veut entendre.

    Ce ne sont plus des hallucinations grossières sur des faits qu’on peut vérifier. Mais elles disent quand même n’importe quoi. Par exemple, si tu recherches un emploi et lui demandes tes chances de succès, elle invente des chiffres irréalistes. Elle a aussi tendance à largement gonfler ton CV, ce qui paraît très valorisant, mais qui va vite être détecté en entretien.

    Autre fait inquiétant : quand tu poses une question à l’IA sur un problème que tu rencontres, elle te fait toujours un plan pour résoudre ce problème rapidement 🙂 Par exemple, je suis un ingénieur senior dans l’IT : elle te propose un plan en 6 à 12 mois pour devenir architecte chez Google… Tu lui poses une question pour perdre du poids, elle te donne un plan pour perdre en 1 à 2 mois… Cela laisse l’illusion que l’humain n’a plus aucun problème et que tout peut se résoudre. C’est une vision très « business » américaine.

    L’autre point, c’est le côté politique des IA. Par exemple, je lui ai demandé de me faire un plan de repas d’une semaine. Le but était d’avoir des idées de repas sains. L’IA ne te propose que des menus typés bobo vegan. Je force le trait car elle propose de la viande et des produits animaux, mais c’est quand même très orienté écolo. Exemple : flocons d’avoine + boisson végétale + banane et quelques noix au déjeuner. À dîner : salade de quinoa, pois chiches, feta, huile d’olive… Le lendemain, elle ajoute du tofu au dîner. Le jeudi, elle propose des graines de chia au déjeuner. Le samedi, elle propose : Buddha bowl (riz, avocat, pois chiches, légumes crus, sauce tahini).

    Mais aucune nourriture de chez nous. Quasiment jamais de pâtes. Pas de blé Ebly. Jamais de gratin, de tomates farcies, d’endives au jambon, d’émincé à la zurichoise, etc. Jamais de tartines, de tresse ou de croissants/pains au chocolat au petit-déjeuner. En plus, elle te fait un nouveau menu à chaque repas. Il n’y a jamais de restes… Jamais de salade de riz pour finir le reste de riz par exemple. C’est pour cela que je dis que c’est très orienté bobo vegan.

    Bien sûr, au niveau politique ou scientifique, on est clairement dans la propagande. Il faut toujours se méfier quand les gens prétendent avoir une solution unique pour résoudre tous les problèmes… C’est clairement de la propagande pour servir des intérêts financiers.

    Bref, il faut toujours garder un esprit critique. Pas uniquement pour les IA, mais aussi face aux médias, aux politiques ou au travail. Toujours garder en tête que l’humain est individualiste et défend ses propres intérêts. Certains sont prêts à dire ou faire n’importe quoi contre un petit billet…

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