
Sunrise a annoncé lundi une profonde restructuration de son modèle opérationnel. Selon son communiqué officiel, cette nouvelle cure d’austérité pluriannuelle pourrait entraîner la suppression de près de 450 postes à temps plein, soit plus de 15% de ses effectifs.
Cette décision intervient alors que des abonnés expriment parfois leur exaspération face aux lacunes de l’assistance technique ou du réseau, comme on peut le lire sur plaintes.ch. La direction affirme pourtant vouloir améliorer la fidélisation des abonnés et la qualité de ses prestations, tout en réduisant drastiquement ses dépenses structurelles à moyen terme.
Une contradiction pour les clients
Pour tenter de désamorcer la grogne, l’entreprise précise que le personnel des boutiques, de la vente et du service client sera largement épargné par ces mesures. Les apprentis ne sont pas non plus concernés par ce projet de dégraissage, qui devrait toucher avant tout des fonctions centrales et administratives.
L’argumentaire de la direction peine toutefois à convaincre sur le terrain. Alors que l’intégration des systèmes et la gestion des dossiers restent laborieuses, sabrer dans les équipes de support risque d’affaiblir encore davantage le suivi technique au quotidien.
La pression des marchés financiers
Sunrise indique qu’une procédure de consultation sera ouverte au quatrième trimestre avec la représentation du personnel et le syndicat syndicom. Parallèlement aux licenciements, l’opérateur zurichois prévoit un réexamen complet de l’ensemble de ses contrats avec ses sous-traitants pour comprimer ses coûts, selon un communiqué.
Cette manœuvre financière illustre probablement la volonté de séduire les marchés boursiers après sa cotation indépendante à la Bourse suisse. Une fois de plus, les choix comptables dictés par la rentabilité immédiate prennent le pas sur la considération des collaborateurs et la sérénité des usagers, sans parler d’une réelle vision sur le long terme.
Xavier Studer
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Sunrise fidéle à lui-même, la satisfaction des actionnaires en premier, quitte à ne pas respecter ses contrats. Ça en devient pitoyable. Tout mon soutien aux futur chômeurs.
Sunrise qui a dû commencer par virée Federer. On n’a plus revu leur « ambassadeur » depuis longtemps sur une pub !
Moi qui suis obligé de resté chez heu comme beaucoup de monde, car seule moyen d’avoir un débit correcte , obligé de passé par le câble tv.
vivement la fibre partout, surtout chez moi dans 2 ans. je pourrais enfin choisir le FAI qui me convient 😀
Faut quand même pas rêver : fusionner, absorber, restructurer… tout cela finit forcément par se traduire par des suppressions d’emplois.
La fusion Sunrise–UPC n’allait évidemment pas faire exception.
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Et le plus ironique dans l’histoire, c’est que l’ex-UPC, devenu Sunrise, est en train de laisser progressivement mourir son propre réseau coaxial pour s’appuyer sur la fibre des autres — Swisscom en tête.
Quand on abandonne progressivement l’infrastructure que l’on possède pour louer celle d’un concurrent, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que les emplois liés à cette infrastructure vont également fondre.
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Et pendant ce temps, le paysage suisse se dirige tranquillement vers une situation assez particulière : dans dix ans, Swisscom pourrait être de très loin l’acteur dominant de la fibre optique fixe en Suisse.
À côté de ses millions de raccordements, il restera bien quelques centaines de milliers de prises fibre appartenant à d’autres réseaux… (avec parfois 2 prises optiques dans le même logement) une goutte d’eau face aux quelque 4 millions de raccordements du pays.
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On nous parlera alors de concurrence, évidemment. Mais quand l’essentiel de l’infrastructure physique repose entre les mains d’un seul acteur, la question devient surtout de savoir jusqu’où peut réellement aller cette concurrence.
je vous rappel que Swisscom est payé par la confédération pour la pose de la fibre et la gestion de c’elle si. et vaux mieux, car comme Example, nos voisin Français, c’est la catastrophe, avec les abonné déconnecté quand il y a plus de place, etc…
au moins en Suisse on a un numéro attribué que nos voisin Français non pas, c’est OTO
d’ailleurs Swisscom a été il y a pas longtemps remis en cause d’abus, il on pas suivis ce pourquoi il avait été payé.
Mon expérience illustre parfaitement les mécanismes de l’intégration forcée entre Sunrise et UPC sous l’égide du groupe Liberty Global :
• La bataille de la boîte noire
Vouloir remplacer la rigueur germanique d’un routeur Fritz!Box par les équipements propriétaires fournis par Sagem ou d’autres sous-traitants relevait d’une audace certaine. Pour l’opérateur, imposer son matériel vise à verrouiller l’abonné dans son écosystème et à réduire les coûts de support technique, au détriment de la stabilité et des réglages fins appréciés des connaisseurs.
• La migration forcée vers le câble coaxial
La tentative de pousser les clients de la ligne cuivrée ou de la fibre Swisscom vers le réseau câblé (DOCSIS) hérité d’UPC répondait à un impératif comptable : rentabiliser l’infrastructure physique appartenant en propre à UPC pour éviter de verser des redevances d’accès à l’opérateur historique. Cependant, basculer vers un réseau partagé n’a jamais convaincu l’ensemble de la clientèle. Il n’en était même pas question, j’ai fini par passer à Migros mobile, pour mon plus grand bonheur.
• Le refuge Migros Mobile
En confiant mon téléphonie mobile à Migros Mobile, vous bénéficiez en toute quiétude de la couverture de l’infrastructure Swisscom, tout en vous tenant à bonne distance des turbulences opérationnelles du numéro deux du marché.
• L’engrenage financier de la maison-mère
La maison-mère britannique Liberty Global structure généralement ses acquisitions par un levier financier important. Lorsque le volume d’abonnés privés s’érode et que les recettes chutent, la seule variable d’ajustement pour préserver la rentabilité promise aux investisseurs réside dans la compression répétée de la masse salariale.
C’est ainsi que l’attrition de la clientèle résidentielle débouche inévitablement, sous couvert d’optimisation, sur des vagues successives de restructuration, et en clair à des licenciements massifs.