Désinformation: un problème pour 57% de la population

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A l'origine de la désinformation.
A l’origine de la désinformation.

En Suisse romande et alémanique, 57% des sondés jugent la désinformation comme un problème grave, soit un bond de huit points par rapport à 2021, selon une étude de l’Université de Zurich. De plus, 52% des personnes interrogées affirment se heurter fréquemment à des contenus trompeurs dans leur vie quotidienne.

Les sondés incriminent d’abord les réseaux sociaux à 76%, les plateformes de partage de vidéos à 60%, les applications de messagerie à 44% et les robots conversationnels à 43%. Moins associé à ces dérives, le journalisme professionnel apparaît bien davantage comme une composante de la solution, selon le communiqué de l’institution.

Les théories complotistes séduisent

Les récits fantaisistes trouvent un écho marqué, puisque 34% des sondés estiment plausible que les réseaux de cinquième génération nuisent gravement à la santé. Cette réceptivité touche d’abord les personnes en situation de privation d’informations ou dépendantes quasi exclusivement de plateformes comme TikTok et Instagram.

A l’inverse, combiner des titres privés de référence et des médias de service public, ou suivre les journaux à la radio et à la télévision, réduit nettement cette vulnérabilité. La capacité à repérer les ficelles rhétoriques trompeuses et les compétences en vérification des faits exercent également un rôle protecteur notable.

Diversité sous pression

Si la note globale des médias helvétiques reste stable à 6,4 points sur dix, la diversité des contenus subit une régression évidente. La contextualisation s’améliore légèrement, mais la couverture internationale se focalise désormais sur une poignée de grandes puissances et de zones de tension.

Pour consolider le débat démocratique, les auteurs des annales «Qualité des médias» réclament une éducation critique obligatoire dès l’école. Ils demandent enfin des règles transparentes et vérifiables pour les plateformes, les moteurs de recherche et les systèmes d’intelligence artificielle. On en est bien loin…

XS


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Cet article a 3 commentaires

  1. Carlos

    Merci. Visiblement, c’est toujours pire. La fin d’internet?

  2. Serguei

    C’est bien la diversité de l’information qui est en danger, les fakes news sont la boussole de ceux qui ne supportent pas les contradictions.
    Ils et elles se trouvent dans toutes les franges de la société, aussi bien à gauche et à droite, centre compris.
    De multiples exemples sont criants tout les jours.
    Des journalistes d’investigation ? Il n’y en a que très peu et majoritairement invisibilisés, par ceux là même qui sont en causes.

  3. Kay

    Protégeons notre démocratie, que l’obscurantisme retourne à l’obscurité.

    Un peu de zététique à l’école serait bénéfique, à mon humble avis. A toute fin utile, je recommande les chaînes Youtube de Defekator, Tronche en biais, Mister Sam ?, Hygiène mentale, etc

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