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Très haut débit: très loin devant la France, la Suisse perd du terrain

La Suisse reste en bonne position en Europe, contrairement à la France...

La Suisse reste en bonne position en Europe, contrairement à la France…

La Suisse se classe en septième position des nations surfant le plus rapidement, selon les statistiques d’Akamai une société spécialisée dans l’accélération de l’internet. Elle se positionne notamment derrière La Corée du Sud, le Japon, Hong Kong et les Pays-Bas, selon son Etat de l’internet au premier trimestre 2015.

Depuis la prise de température que nous avions relayée dans cette colonne, début 2014, portant sur fin 2013, la Suisse s’est fait dépasser par l’Irlande et la Suède. Visiblement, les différents opérateurs du marché helvétique ne se pressent plus trop pour pousser les débits…

Tassement au sommet

La preuve? L’évolution annuelle ou par trimestre est désormais nettement moins élevée qu’en Irlande, aux Pays-Bas ou en Suède. Il est vrai toutefois qu’arrivé à un certain niveau, le développement du réseau des réseaux se ralentit parfois drastiquement comme le montre l’exemple de la Corée du Sud où la progression annuelle est de zéro pour cent!

Le débit moyen mesuré en Suisse au 1er trimestre 2015 a été de 14,9 Mbits/sec en progression de 17% sur une année. Pour comparaison, les Coréens profitent d’une vitesse de 23,6 Mbits/sec. Il reste donc une belle marge de progression…. La France se place à la 44e place, en net recul, avec un débit moyen de 7,5 Mbits/sec seulement, en hausse de 14% sur douze mois. Comme déjà expliqué dans cette colonne, on est loin de l’image véhiculée par la propagande télévisée tellement flatteuse pour l’Hexagone…

Xavier Studer

5 commentaires pour “Très haut débit: très loin devant la France, la Suisse perd du terrain

  1. 08/09/2015 à 15 h 38 min

    Avez vous déjà vu passer une étude liant ce type de statistique et le prix des abonnements, ce serait intéressant de pouvoir comparer ?

    • 08/09/2015 à 16 h 29 min

      Oui, sauf erreur, l’UIT et l’OFCOM le font. Probablement sur la base de l’Eurostat ou l’OCDE.

  2. Tricoline
    08/09/2015 à 18 h 13 min

    A quoi bon disposer de débits mirobolant si les services proposés ne sont pas à la hauteur ?

    Et qui va finalement payer les millards engloutis dans la fibre optique (mauvaises gestions et …), CF l’article du Matin Dimanche de 9 aout que vous évoquez dans votre blog ? Réponse : nous autres clients et citoyens fiscalisés !

    Avec toutes les belles paroles des uns et des autres (Swisscom, UPC, …) c’est un monde merveilleux … la réalité est un peu moins rose … parlez en aux habitants de certains villages sans le moyen ou d’habitations un peu isolée, mais situées dans des communes riches comme sur les hauts de la riviéra lémanique.

  3. Monnet Alain
    08/11/2015 à 1 h 34 min

    Bonjour,

    Avec des débits intéressants, on peut télécharger des fichiers de plusieurs Gigas et c’est très agréable mais….
    qu’en est-il de l’envoi de fichiers, toujours bridés à quelques Mo ?

    Est-ce quelqu’un connaît les raisons de cette limitation?

    Il reste toujours GMail mais il faut changer d’adresse et ce n’est pas toujours souhaitable selon le destinataire.

  4. starbuck
    08/26/2015 à 0 h 40 min

    Résidant en plein centre-ville de Genève, la régie de l’immeuble (Forum Immobilier) a conclu un partenariat avec Naxoo et bloque les demandes d’autorisation d’installation/activation de la fibre optique par d’autres opérateurs dans les appartements. J’aurais espéré qu’une telle pratique soit illégale…on dirait que cela fait partie des coquetteries permises par le code des obligations.

    L’an dernier, Naxoo a été « déployé » dans l’immeuble, soi-disant par « mandat » de la régie. J’ai refusé d’abdiquer et de payer 29.- par mois de « taxe de base » à laquelle il faut encore ajouter les frais de connexion à internet.

    Accessoirement, je me suis rendu sur le site de Naxoo après lecture de ce billet pour voir si leurs offres avaient évolué. Résultat: l’accès à toute information sur les prestations est stratégiquement restreint, il faut remplir les formulaires client avant de pouvoir (j’imagine) accéder aux différentes offres. Bref, une bonne odeur nauséabonde se dégage de cette société même un an plus tard.

    Si les locataires de nombreux immeubles de la ville sont dans cette même situation, cela expliquerait en partie pourquoi le très haut débit ne se développe pas plus rapidement à Genève: les locataires sont pris en otage et cela ne semble pas déranger qui que ce soit. Cela fait 2 ans que je suis prêt à payer pour du très haut débit, mais je ne tolère pas que l’on m’impose un fournisseur.

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