Les logiciels pour le développement durable, selon Swisscom

  • Dernière modification de la publication :13/02/2024
  • Commentaires de la publication :4 commentaires
Illustration: DALL-E3.
Illustration: DALL-E3.

Dans un monde où la durabilité devient une priorité incontournable, Swisscom, en collaboration avec le consultant Atlantic Ventures, a récemment publié le «Sustainability Software Radar», une initiative visant à cartographier le paysage des solutions logicielles dédiées au développement durable.

Destiné aux responsables ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et CIO (Chief Information Officer), ce rapport ne recense pas moins de 329 solutions logicielles, principalement axées sur la gestion et la prise en compte des émissions de carbone et la gestion ESG.

Un marché en pleine expansion

L’engouement pour les logiciels de durabilité est indéniable. Plus de la moitié des fournisseurs répertoriés ont vu le jour après la signature de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, témoignant d’un véritable boom. Cependant, Swisscom note une baisse des investissements dans les technologies propres depuis 2021.

Parmi les solutions recensées, les outils d’analyse de l’empreinte carbone des services nuagiques sont particulièrement rares, avec seulement 8 outils de ce type identifiés. Cette lacune souligne un besoin critique de développement dans ce domaine, étant donné l’importance croissante de cette technologique dans les infrastructures modernes.

Illustration: Swisscom «Sustainability Software Radar».
Illustration: Swisscom «Sustainability Software Radar».

Un défi pour les responsables IT

L’intégration de ces logiciels de durabilité dans l’environnement informatique des entreprises représente un défi majeur. Les départements concernés sont appelés à jouer un rôle clé dans l’évaluation, la sélection et l’implémentation de ces solutions, en collaboration étroite avec les départements de développement durable.

En Suisse, la pression réglementaire s’accroît avec l’entrée en vigueur en 2024 de l’Ordonnance relative au rapport sur les questions climatiques, obligeant les sociétés de plus de 500 employés, sous certaines conditions, à établir un rapport de durabilité complet, selon ce texte. Cette mesure souligne l’importance croissante de disposer d’outils fiables et efficaces pour mesurer et gérer l’empreinte carbone des entreprises.

Un paysage en mutation

Le paysage des logiciels de durabilité est en pleine mutation, avec une diversité croissante de solutions proposées. Les start-ups et les jeunes entreprises proposant des produits de type «Software as a service» (SaaS) jouent un rôle central dans cette dynamique, apportant des innovations significatives pour la prise en compte des émission de carbone et potentiellement la gestion de la durabilité (trop souvent à géométrie variable…).

Cette initiative de Swisscom met en lumière un secteur en pleine expansion et confronté à des défis significatifs, notamment en termes d’intégration technologique et de réponse aux exigences réglementaires croissantes. Les entreprises doivent s’adapter rapidement à ces évolutions pour non seulement répondre aux obligations légales, mais aussi contribuer efficacement à la lutte contre le changement climatique.

XS avec Perplexity.ai

Cet article a 4 commentaires

  1. Senna

    Quand est-ce qu’on va arrêter de mentionner à tout va cette stupidité « d’empreinte carbone » qui ne veut absolument rien dire?!

    Un mensonge répété un milliard de fois reste un mensonge…. sauf pour certains!

    Mais n’oubliez pas, lorsqu’on vous proposera une taxe carbone, acceptez-la…
    C’est bien connu et surtout scientifiquement prouvé en laboratoire, ça va sauver la planète! (ironie)

  2. merinos

    @ Senna

    le marketing (quoique, est-ce également le bon mot?)… dans mon cas cité juste avant, je pourrais également parler de consommation électrique, effectivement bien plus parlant à la vue de sa facture d’électricité.

  3. Senna

    @merinos

    Marketing sonne plutôt poétique… mais oui on pourrait le dire aussi.
    Peut-être que le mot qui s’en rapproche le plus serait davantage « propagande » venant du WEF, de l’ONU ou autre organisation qui dit défendre le soi-disant bien-être des populations.
    Mais là, on est vite classé dans le caste des complotistes de droite à tendance fachiste schizophrène!

    Plus sérieusement, je suis tout à fait conscient que limiter l’impact environnemental lié aux activités humaines devrait être un objectif global de notre société. Mais on dissimule cela derrière cette propagande permanente du CO2!

    Qu’en serait-il si on arrêtait de surproduire? A-t-on besoin chaque année d’un nouveau smartphone? est-ce normal d’autoriser l’obsolescence programmée de la plupart des biens/produits qui nous accompagnent au quotidien? Est-ce normal d’importer des kiwis de Nouvelle-Zélande hors saison? etc etc etc….

    Le problème n’est pas l’empreinte carbone mais bien la stupidité de beaucoup d’entre nous et la cupidité de certains! ABE

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