
Les lecteurs réguliers de cette colonne auront certainement remarqué que j’utilise notamment l’intelligence artificielle (IA) générative pour produire des illustrations sur ce site internet. Grâce à elle, j’ai aussi développé une requête spécifique pour assurer une certaine cohérence graphique, qu’elle plaise ou non. Mais depuis peu, je fais mieux.
Mercredi, par exemple, j’ai demandé à l’IA spécifique à cette tâche de me proposer une petite infographie pour illustrer les résultats de mon test d’été des réseaux mobiles des opérateurs. Pour la première fois, je n’ai rien retouché, jugeant le résultat convaincant.
Des progrès indéniables
Il est loin le temps où certaines IA n’arrivaient pas à reproduire ne serait-ce qu’un seul mot. Lorsqu’on utilise le bon modèle avec des requêtes appropriées (prompts), on parvient aujourd’hui à développer des infographies que je n’aurais même pas osé imaginer il y a encore peu.
Plus fort encore, lorsqu’on utilise le bon modèle, il parvient de plus en plus rapidement à corriger ce qui ne nous plaît pas, pour autant que la requête, encore une fois, soit rigoureuse et bien définie. Là aussi, il y a quelques mois, je préférais repartir de zéro quand ma demande n’était pas exaucée à la première requête.
Mais que font les pros du domaine?
Dans des modèles d’IA générative, on peut ainsi demander de modifier une couleur ou de prendre le bon logo. Souvent, il me suffit d’un ou deux ajustements pour produire le résultat attendu. Dans de rares cas, je ne parviens pas à mes fins et procède à une nouvelle demande, à moins de passer par Photoshop.
Et là, pour l’instant, je dois avouer que je reste sur ma faim, même si la dernière version bénéficie d’une sérieuse évolution, l’espace de travail Firefly, que je dois encore explorer. A ce stade, je ne peux toutefois que constater la puissance de l’IA dans la production quotidienne de contenus. Bien utilisée, elle permet non seulement d’améliorer la qualité, mais aussi de produire des contenus inaccessibles jusqu’ici faute de ressources suffisantes.
A méditer et à utiliser. Car «blablater» sur l’IA est une chose, l’utiliser au quotidien dans la plupart de ses tâches en est une autre! Une condition requise pour apprivoiser efficacement cette nouvelle technologie et jouer avec ses limites, comme les hallucinations. Restons critiques!
Xavier Studer
En savoir plus sur Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer
Subscribe to get the latest posts sent to your email.