
La faîtière historique des réseaux câblés suisses donne rendez-vous à la branche le 19 novembre au Kursaal de Berne. Près de 400 professionnels des télécoms, des technologies de l’information et des PME sont attendus pour faire le point sur les dernières évolutions techniques et les possibilités offertes par la «numérisation» (on est tout de même des décennies après le début de la numérisation…).
Cette édition cible tout particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME) désireuses d’exploiter davantage les possibilités du numérique. L’objectif est notamment de présenter les évolutions en cours et leurs applications concrètes pour renforcer la compétitivité des PME suisses, selon un communiqué de presse.
L’IA au cœur des débats
Le programme fera la part belle aux applications concrètes de l’intelligence artificielle (IA), notamment dans la sécurité de l’information et l’exploitation des réseaux. Plusieurs exposés aborderont les liens entre IA, connectivité et sécurité, les conditions-cadres des projets de fibre optique jusqu’au domicile financés par le secteur privé, ainsi qu’un exemple concret d’utilisation de l’IA dans l’industrie microélectronique.
L’événement entend apporter aux PME des connaissances spécialisées, des solutions concrètes et de nouvelles sources d’inspiration pour leur développement numérique. L’objectif est également de les aider à mieux exploiter les possibilités offertes par l’IA et à renforcer leur compétitivité.
Un salon pour nouer des contacts
En marge des conférences, une exposition réunira 45 entreprises des secteurs des télécoms et des technologies de l’information et de la communication (TIC), venues de toute la Suisse. Les visiteurs pourront y découvrir de nouveaux produits, services et solutions, mais aussi échanger directement avec les fournisseurs et nouer des contacts professionnels.
Le Suissedigital-Day se déroulera le jeudi 19 novembre 2026, de 10 h à environ 20 h, au Kursaal de Berne. La manifestation payante est également ouverte aux entreprises intéressées et aux autres personnes souhaitant y participer.
Mon commentaire ? On est aujourd’hui bien au-delà de la simple « numérisation », voire de la transformation numérique telle qu’on l’entend depuis des décennies. Étonnant de continuer à présenter ces enjeux essentiellement avec le vocabulaire d’une autre époque, qui semble encore très marqué par l’histoire du monde du câble.
Les possibilités offertes par l’IA redéfinissent notre manière de travailler et ouvrent de nouvelles perspectives pour les activités des entreprises. On est désormais dans une autre dimension… Encore une fois, la simple traduction de l’allemand «Digitalisierung», traduit à quel point certaines «élites» sont loin du compte…
Xavier Studer
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Suissedigital n’est finalement qu’une association professionnelle, voire un lobby, dont les membres sont historiquement les câblo-opérateurs qui exploitaient les réseaux coaxiaux pour distribuer la télévision. Avant 2015, cette organisation s’appelait Swisscable. Fondée en 1992, elle est issue du regroupement des associations suisses de téléréseaux et d’antennes collectives.
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Aujourd’hui, ses membres restent propriétaires et maîtres de leurs infrastructures respectives. Mais cette situation est appelée à évoluer radicalement avec la généralisation du FTTH, dont Swisscom demeure le principal moteur du déploiement à l’échelle nationale.
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Lorsque la fibre optique sera disponible dans pratiquement tous les ménages suisses, le réseau coaxial n’aura plus de véritable justification économique. Certains s’imaginent encore qu’il pourra survivre indéfiniment, mais ils oublient un élément essentiel : maintenir deux infrastructures parallèles, avec leurs coûts de maintenance, de modernisation, d’exploitation et leur consommation énergétique, n’a aucun sens économique à long terme.
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Le DOCSIS 3.1, voire ses évolutions futures, ne changera pas cette réalité. La fibre FTTH offre une architecture plus pérenne, des capacités symétriques et une consommation énergétique nettement plus faible.
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La disparition du coaxial n’est donc pas une question de possibilité technique, mais de rentabilité économique. Et lorsque le rapport entre les coûts d’exploitation et le nombre de clients raccordés ne sera plus favorable, l’issue sera inévitable : le coaxial sera progressivement démantelé au profit de la fibre optique.
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En définitive, Suissedigital a elle-même dû évoluer avec son époque. Son rôle ne se limite plus à défendre les intérêts des câblo-opérateurs et à la distribution de signaux TV et Internet sur des réseaux coaxiaux.
Elle représente désormais des entreprises actives dans l’ensemble de l’écosystème numérique : télécommunications, fibre optique, téléphonie mobile, services IP, infrastructures numériques, formation et défense des intérêts de la branche auprès des autorités.
Autrement dit, l’association a déjà largement tourné la page du simple téléréseau, même si certains de ses membres semblent encore s’accrocher à leur réseau coaxial.