
Le deuxième opérateur du pays vient de clore la procédure de consultation liée à la refonte globale de son modèle d’exploitation, comme il l’explique. Cette nouvelle restructuration se traduira finalement par 358 départs contraints à travers le pays. Espérons que le client n’en fasse pas une nouvelle fois les frais.
Cette coupe sombre reste inférieure aux 450 suppressions initialement redoutées par les salariés. Les discussions menées avec la représentation interne du personnel et le syndicat Syndicom ont ainsi permis d’atténuer le choc initial, selon son communiqué. Ce redimensionnement aura toutefois probablement des répercussions…
Une restructuration d’ampleur confirmée
Cette décision s’inscrit dans un mouvement d’économies plus vaste touchant l’ensemble des activités de l’entreprise. Comme nous le relations déjà, l’administration de l’opérateur avait déjà subi une réorganisation drastique quelques mois plus tôt. Toujours en quête de rentabilité pour ses actionnaires, notamment outre-Atlantique, Sunrise coupe encore.
Pour sa part, la direction justifie ces mesures par la volonté d’accélérer l’innovation et de recentrer les investissements sur la qualité de son infrastructure. Elle procède parallèlement à une révision systématique des contrats conclus avec ses prestataires extérieurs pour réduire ses coûts d’exploitation.
Des mesures sociales élargies
Pour accompagner les collaborateurs touchés, la direction annonce l’application d’un plan social négocié avec les partenaires sociaux. Ce dispositif prévoit des prestations financières renforcées, destinées en priorité à soutenir les employés les plus âgés, précise l’entreprise toujours sous une certaine influence américaine.
Pour la première fois, Sunrise introduit également un programme de départs volontaires dans certains secteurs spécifiques. Reste à voir si ces sacrifices permettront réellement d’améliorer le service aux clients et la robustesse du réseau face à la concurrence. Généralement, ce genre de mesure n’est jamais très bénéfique.
Xavier Studer