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Annuaires en ligne: Swisscom et Tamedia s’entendent…

local.ch et search.ch pour concurrencer Google? Et qui pour concurrencer les nouveaux barons des annuaires?

local.ch et search.ch pour concurrencer Google? Et qui pour concurrencer les nouveaux barons des annuaires?

Swisscom et Tamedia se partagent le juteux marché des annuaires en ligne. Selon un communiqué, «Après l’acquisition ambitionnée de PubliGroupe SA par Swisscom SA, Swisscom et Tamedia intégreront les entreprises local.ch et search.ch dans une filiale commune. Swisscom détiendra 69% de la filiale commune et consolidera l’entreprise. Tamedia SA participera à hauteur de 31%.»

«Ensemble, Swisscom et Tamedia veulent développer leurs activités d’annuaire pour en faire une solide alternative suisse à Google. local.ch et search.ch seront maintenues sur le marché en tant qu’offres autonomes», poursuivent les compères. Espérons que Google lance aussi un vrai service d’annuaire pour concurrencer ce qui ressemble à un monopole!

Swisscom encore plus influant

Dans le communiqué de Swisscom il est précisé que «faisant face dans leur segment à la concurrence de prestataires internationaux tels que Google, les deux prestataires atteignent ensemble 4,8 millions d’internautes suisses chaque mois.» Il est intéressant de constater que même sur internet, le tentaculaire opérateur helvétique donne le ton!

L’acquisition de PubliGroupe par Swisscom ainsi que le partenariat entre Swisscom et Tamedia sont sous réserve d’approbation par les autorités de la concurrence. Il serait sage que ces dernières garantissent l’accès aux données des annuaires à de potentiels concurrents, à des tarifs non discriminatoires…

Dans le détail, local.ch englobe les trois sociétés Swisscom Directories SA, LTV Pages Jaunes SA et local.ch SA, et est détenue à parts égales par Swisscom et PubliGroupe. Search.ch appartient à 75% à Tamedia et à 25% à la Poste suisse, est-il précisé dans le même texte diffusé mercredi.

Vente de participations

Comme cela a déjà été annoncé, Swisscom prévoit, après l’acquisition, de vendre les participations minoritaires de PubliGroupe aux entreprises de médias SNP Société Neuchâteloise de Presse SA (29%), Südostschweiz Presse und Print AG (20%) ainsi que Rhône-Media SA (18%), sur lesquelles elle n’entend pas exercer d’influence.

Swisscom ne s’opposera par ailleurs pas à la vente annoncée de FPH Freie Presse Holding AG à Aktiengesellschaft für die Neue Zürcher Zeitung. Quant aux autres participations, elle va étudier toutes les options possibles.

XS

18 commentaires pour “Annuaires en ligne: Swisscom et Tamedia s’entendent…

  1. Marcel Liard
    29/05/2014 à 9:18

    Mais bien sûr. Encore plus de Google! C’est bien pire que Swisscom mais cela rapporte au fameux bloggeur pompeux.

    • 29/05/2014 à 9:23

      Ce qui rapport aujourd’hui, ce sont les inscriptions payantes dans search.ch et local.ch. On se réjouit déjà de la nouvelle situation avec encore un peu moins de concurrence. Il est vrai que le principe de monopole fait partite de l’ADN de Swisscom!

      • Marcel Liard
        29/05/2014 à 9:32

        Et alors! C’est le rôle de toute entreprise commerciale. Votre blog est bien financé par la pub.

      • Marcel Liard
        29/05/2014 à 9:41

        C’est le rôle de toute entreprise commerciale de gagner de l’argent. Certains blogs usent de la publicité (Google) mais ils ouvrent ainsi l’accès complet à toutes les infos non publiques….

        • 29/05/2014 à 9:50

          ????????????

          • Marcel Liard
            29/05/2014 à 9:58

            Ben oui. Grâce à Google et une application IOS on peut visiter blogs, forums… Mais ne changez rien. A noter que c’est tout-à-fait par hasard que j’ai fait cette découverte.

          • 29/05/2014 à 10:04

            ?????????

          • Marcel Liard
            29/05/2014 à 10:27

            Réfléchissez un peu… Vous utilisez des services Google et ouvrez ainsi la porte

          • 29/05/2014 à 10:47

            Pourquoi aurais-je moins confiance en Google qu’en Swisscom?

          • Marcel Liard
            29/05/2014 à 10:52

            C’est pas une question de confiance mais simplement que Google fouine partout parce que c’est son fonds de commerce. Encore une précision cette application est totalement invisible pour vous

  2. rolgui
    29/05/2014 à 10:16

    « Espérons que Google lance aussi un vrai service d’annuaire pour concurrencer ce qui ressemble à un monopole! »
    Et les données aux mains de qui????

  3. Marcel Liard
    29/05/2014 à 5:54

    Être inféodé à Google c’est potentiellement ouvrir sa porte.

  4. 30/05/2014 à 12:43

    De mon point de vue, les données annuaires devraient rester en main NATIONALES….
    Je ne vois pas Pourquoi il y aurait besoin qu’une personne du Pakistan aie accès aux personnes privées par Google sans passer par un service Local d’annuaire.
    NON pour une alternative Google sur ce sujet…..même que je vois pas comment l’éviter en fait… 🙁

    • 11/11/2014 à 7:50

      Effectivement Nycko: on peut se demander si pour certains types de services, la notion de « concurrence » ne devient pas obsolète; voir même, contre-productive, surtout dans une perspective « durable ». Ne devrait-on pas à la place, introduire une notion de « patrimoine numérique » public, avec des règles et API standards pour du OPEN data, au lieu de stocker 10’000 fois les mêmes informations? L’annuaire des pages blanches et jaunes, était à la base un service « public ». Comment le public pourrait-il se réapproprier, ce qui appartient en fait à tout le monde? Ces annuaires devraient être des extensions pertinentes et efficientes, de nos états-civils privés, et avec un droit de décision de filtrage privé, voir une soustraction volontaire à exposition publique (liste rouge). Pour les entreprises, le ZEFIX est l’annuaire officiel, et les pages jaunes censées être une extension pertinente de ces données, et aux opérateurs « SaaS » comme Search et local Swisscom ou Google, de trouver de la valeur ajoutée payante, mais significative et réaliste par rapport aux services rendus, et aux consommations technologiques/énergétiques effectives. Mais nous ne devrions pas les laisser contrôler nos données, et on pourrait créer des tiers-groupes citoyens, qui définissent les règles du jeux, au bénéfices de tous. Car les politiques, le long terme, c’est 5 ans, et pour le législatif, le futur n’existe pas, il avance en regardant dans un rétroviseur (dixit LEXING). Donc, à nous de bouger, venez nous rejoindre sur CloudReady 😉

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