Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Impasse numérique: quand l’information ne passe plus

Gmail gère plutôt bien le spam, mais pas toujours...

Gmail gère plutôt bien le spam, mais pas toujours…

Différents exemples ces derniers jours sont venus me rappeler la fragilité de la transmission de l’information dans notre société numérique. Le plus bel exemple m’a été donné par les algorithmes anti-spam de Google qui ont bloqué ses propres communiqués de presse…

En effet, quelle ne fut pas ma surprise en ouvrant mardi soir les différents textes de Google envoyés pour fêter ses quinze ans en Suisse. En rouge, en dessus du corps du texte, un message m’invitant à la prudence et à confirmer la validité de ce courriel, le cas échéant… Etonnant, non?

Google n’as pas apprécié Mailchimp!

En fait, l’anti-spam de Google a semblé surpris qu’on communique en son nom en utilisant l’outil de mailing Mailchimp, comme le laisse d’ailleurs apparaître le «sender» du courriel que j’ai reçu… Un exemple banal qui montre qu’il n’a pas aimé que le l’expéditeur n’utilise pas les adresses de mailing du premier moteur de recherche mondial…

Ce «faux positif» est monnaie courante dans le monde des envois de masse. Tous les jours, Google et de multiples filtres bloquent des milliards de messages, qui ne sont autres que du spam. Mais, régulièrement, lettres d’informations ou courriels très sérieux ne passent pas les barrières mises en place par les administrateurs…

L’utilisateur pas toujours en cause…

Et on ne parle pas des autres problèmes liés à des messageries, comme ces courriels qui n’arrivent jamais et qu’on est sûr d’avoir envoyés. Sans parler de ceux qui disparaissent de notre boîte suite à une mauvaise manipulation, donc à une erreur humaine… généralement… mais pas toujours…

Bref. Le monde numérique de par sa rapidité, nous donne souvent le vertige de la communication massive et immédiate. Mais dans cet océan d’information, il ne faut pas oublier la fragilité de ses rouages, qui se traduisent tout de même assez fréquemment par de multiples situations, erreurs humaines ou non, où l’information ne passe pas… Et ce n’est pas tout…

Mêmes recherches, résultats différents

Je terminerai par l’exemple d’une célèbre et grande agence de presse dont la base de données ne donne pas à tous les mêmes résultats pour la même recherche. Un problème qui n’est pas encore résolu à l’instant où j’écris ces lignes d’ailleurs. Problème de cache, d’adresse IP, de serveurs en load balancing mal synchronisés, d’une base de données corrompue? La technique cherche…

Mais il y a encore plus intéressant, car peu de personnes le réalisent. Une même recherche dans Google donne des résultats différents en fonction du périphérique utilisé, de son emplacement et de l’historique de navigation de l’auteur de la requête, désormais très fermement invité à s’identifier dans le navigateur maison; Chrome…

A méditer!

Xavier Studer

5 commentaires pour “Impasse numérique: quand l’information ne passe plus

  1. Pat
    13/09/2019 à 09:08

    Dans mon entreprise, il est impossible d’accéder aux mails qui ont été bloqués à l’entrée. Régulièrement, certains messages manquent. Parfois, je suis obligé d’utiliser ma messagerie privée pour recevoir les newsletters…

  2. Pedro
    13/09/2019 à 09:57

    « Mais il y a encore plus intéressant, car peu de personnes le réalisent. Une même recherche dans Google donne des résultats différents en fonction du périphérique utilisé, de son emplacement et de l’historique de navigation de l’auteur de la requête, désormais très fermement invité à s’identifier dans le navigateur maison; Chrome… »

    Ce n’est pas vraiment intéressant car s’est un fait qu’on est tracé. Et chaque utilisateur a un résultat en fonction de ce que Google a appris sur chacun d’entre nous. On l’accepte dans les conditions générales de Google et de toute la gafam. Aux US, on s’intéresse après Facebook à Google sur les revenus générés par nos données privés. (Pub)

    Pour tous ceux qui ne ce sont pas encore réveillés durant ces dix dernières années, il est l’heure… Et arrêter de faire les victimes qui n’en peuvent rien… C’est vous qui alimenter en permanence ces géants du net en utilisant pas des alternatives parfois gratuites, souvent open source mais il faut chercher un peu, se renseigner.. et des fois payer car tout a un coût. Qui utilise encore WhatsApp qui a clairement annoncé la couleur sur l’utilisation de toutes vos données ?

  3. Ludo
    13/09/2019 à 10:52

    Sur Google, vous avez également des résultats différents en fonction de la langue utilisée ou de votre emplacement.

    Même si on est pisté et que c’est pour faire de la publicité personalisée, il n’empêche que les résultats sont aussi pertinents.

    • Alexandre H.
      09/10/2019 à 01:36

      Vous l’écrivez vous même dans vôtre 1ère phrase, cela ne se limite pas à la pub. C’est la perception du monde de chacun que Google se permet de modifier selon des critères dont seul lui à le secret.
      Il faut que les gens réalisent qu’une fois assez de données collectées il est possible de connaître les gens mieux qu’ils ne se connaissent eux mêmes. Associer cela aux sciences cognitives et le pouvoir de manipuler les gens comme on manipule un enfant de 6ans est à porté de main. Les gens se croient au dessus de ça, mais ils ne le sont pas.
      Si vous questionnez les gens, la plupart d’entre eux pensent que la pub ne les influence pas. Mais la publicité à elle seule est capable de modifier la culture et les comportements sociaux. Imaginez quelle est l’étape suivante.
      Renseignez vous sur Edward Berneys ou lisez Noam Chomsky, vous aurez un aperçu des mécanismes en action. Ensuite dites vous qu’on est à l’ère du microtargeting, du neuromarketing et que bientôt on analysera vos micro-expression en temps réel.
      Et je ne parle pas des assurances, de la médecine, du contrôle social, etc. Rien qu’en analysant vos habitudes de surf on peut détecter certaines maladies mentales ou savoir si vous êtes dans un moment dépressif ou euphorique. Il faut bien prendre conscience de tout cela.
      Les grands patrons de la Silicon Valley envoient leurs enfants dans des écoles ou les ordinateurs, tablettes et natel sont bannis, ce n’est pas pour rien. https://labs.letemps.ch/interactive/2018/longread-san-francisco-chappatte-ep1/

  4. zorbaal
    09/10/2019 à 01:33

    Vous l’écrivez vous même dans vôtre 1ère phrase, cela ne se limite pas à la pub. C’est la perception du monde de chacun que Google se permet de modifier selon des critères dont seul lui à le secret.
    Il faut que les gens réalisent qu’une fois assez de données collectées il est possible de connaître les gens mieux qu’ils ne se connaissent eux mêmes. Associer cela aux sciences cognitives et le pouvoir de manipuler les gens comme on manipule un enfant de 6ans est à porté de main. Les gens se croient au dessus de ça, mais ils ne le sont pas.
    Si vous questionnez les gens, la plupart d’entre eux pensent que la pub ne les influence pas. Mais la publicité à elle seule est capable de modifier la culture et les comportements sociaux. Imaginez quelle est l’étape suivante.
    Renseignez vous sur Edward Berneys ou lisez Noam Chomsky, vous aurez un aperçu des mécanismes en action. Ensuite dites vous qu’on est à l’ère du microtargeting, du neuromarketing et que bientôt on analysera vos micro-expression en temps réel.
    Et je ne parle pas des assurances, de la médecine, du contrôle social, etc. Rien qu’en analysant vos habitudes de surf on peut détecter certaines maladies mentales ou savoir si vous êtes dans un moment dépressif ou euphorique. Il faut bien prendre conscience de tout cela.
    Les grands patrons de la Silicon Valley envoient leurs enfants dans des écoles ou les ordinateurs, tablettes et natel sont bannis, ce n’est pas pour rien. https://labs.letemps.ch/interactive/2018/longread-san-francisco-chappatte-ep1/

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