Compétences numériques, mais de quoi parle-t-on?

  • Post last modified:04/10/2020
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La culture numérique a tout balayé.
La culture numérique a tout balayé.

Swisscom a lancé sur internet un quizz sur les compétences numériques. Les internautes peuvent ainsi tester ce que le géant bleu entend sous cette étiquette… Mais de quoi parle-t-on exactement? Ou ne devrait devrait-on pas plutôt parler de culture numérique?

L’opérateur propose sur son Swisscom Academy Checker une série de questions comme: «Qu’est-ce que l’authentification à deux facteurs? Que signifie HDR? Comment mettre WhatsApp sur mon ordinateur portable? Et comment fonctionne exactement le cloud?». Des notions qui font appel à des connaissances très variées…

Des notions très variées

Avec ces quelques exemples, Swisscom évoque le monde de la photographie et de la vidéo, de la téléphonie mobile, de la messagerie et de l’informatique de manière très générale. Et c’est sans parler de l’«intelligence artificielle» et des assistants connectés… Il est vrai qu’aujourd’hui tout est numérique. Une évolution de plusieurs décennies, qui ne se résume pas en quelques slogans….

En effet, pour comprendre et savoir utiliser efficacement ces différentes notions, l’honnête homme de ces années 2020 doit aller puiser très profondément dans ses connaissances. Et il est clair que de connaître la numérisation en profondeur depuis ses débuts est un avantage indéniable. Disposer par ailleurs de quelques notions de programmation ou d’HTML est un plus évident…

De la théorie à la pratique

Aujourd’hui, on ne peut plus parler de numérisation, comme on l’entend trop souvent puisque tous les outils de notre société de l’information fonctionnent de manière binaire depuis des lustres. Aujourd’hui, on est en pleine culture numérique. Et parler de numérisation signifie qu’on n’est pas de cette culture, qu’on est en dehors de la vague, qu’on a manqué le virage; bref, qu’on n’est pas dans le coup!

Avoir des compétences numériques aujourd’hui signifie peut-être aussi savoir utiliser en profondeur des outils comme Word, Excel, Acrobat, Photoshop, Premiere, avoir des notions d’utilisations des outils d’internet comme les CMS, bases de données et autres. Voire même des jeux, sans oublier l’écosystème nomade… C’est aussi maîtriser les réseaux sociaux, notamment, et savoir combiner les potentialités de tous ces outils pour gagner en efficacité ou optimiser ses processus au quotidien.

L’information partout, tout le temps…

Grâce aux potentialités du nuage, le monde numérique est par ailleurs devenu global: on retrouve ses contenus depuis la TV de son salon, sur son ordinateur, son smartphone, voire ses montres ou casques connectés. Là aussi, ceux qui ne seraient pas capables de décliner pleinement certaines informations sur les mobiles, par exemple, seraient à côté de la plaque… Et on ne parle pas de ceux qui travaillent encore avec des montagnes de papier…

Le numérique aujourd’hui est à la fois une culture, un art de vivre (si on sait l’utiliser), des programmes informatiques performants et un incroyable facilitateur pour accéder à la connaissance et la présenter sous toutes ses formes. Et là Swisscom a raison, pour ceux qui seraient en retard, ils ont tout intérêt à passer aux cours intensifs pour ne pas rester en dehors des autoroutes de l’information et du savoir, dont le rythme ne cesse de s’accélérer… Bref, plus que jamais l’agilité numérique est incontournable!

Xavier Studer

Cet article a 3 commentaires

  1. Pedro

    Puiser très profondément dans ces connaissances, c’est mal connaître le numérique. Désolé xavier
    Le numérique simplifie tout.. je dirais qu’il a l’effet inverse cela abrutise la population plutôt qu’il ne l’aide. Les médias, le gouvernement et même certaines écoles n’expliquent pas les dangers du numérique. Seulement quelques personnes sortes des produits mainstream et la communication est en train de disparaître. On envoie péter les personnes en les bloquant plutôt qu’aller leur parler en face. Plutôt qu’avoir quelqu’un en face et devoir lui répondre, on ne répond tout simplement pas aux mails/messages. Sur le web, on utilise des framework souvent lourd plutôt que d’utiliser le code de base peut être plus léger et plus optimiser. Regardez la consommation en ram des navigateurs..
    Certaines entreprises influencent la population en les ayant catégoriser auparavant ce qui ébranle le pilier principal de la démocratie. Le numérique est une révolution s’il est bien utilisé mais peut être très dangereux aussi. La population a besoin de le comprendre et d’éviter les danger.

    Malheureusement qu’une faible partie de la population est éveillée, comprend et profite du numérique. Tous les autres suivent des influenceurs. Probablement un instinct animal de l’humain que les scientifiques ont étudiées et qu’ils exploitent. Tous ceux qui ne protègent pas leur vie privée ce dont catégoriser et influencer sans même remarquer car tous les humains marchent pareil ou une grande partie. Par contre, ceux qui ne sont pas catégoriser peuvent réfléchir, penser et s’instruire par eux même en évitant ce mécanisme.

    C’est comme pour les enfants qu’on met devant un écran très jeune car les parents pensent que cela fait que leur enfant est plus intelligent que les autres mais ce n’est pas le cas. Probablement que des entreprises ont mis ça dans la tête de leur parents car ils savent qu’ils vont gagner de l’argent sur les jeux pour enfants. Alors que ceux qui découvrent le monde de manière classique je dirais ne vont pas dépenser d’argent en tout cas pas en jeu. Grenat hack et derrière Nos écrans de fumée vous aideront pour les non éveillé.

    1. Je comprends vos remarques, mais ne suis fondamentalement pas d’accord. Les technologies ne sont ce que l’on veut bien en faire. Le problème de toutes les technologies dites numériques, et elles sont nombreuses, réside dans leur bonne utilisation, pas si simple que ça… Nos systèmes éducatifs sont en effet à la traine. Leur bonne utilisation est à mettre en rapport avec des questions philosophiques fondamentales. Pourquoi sommes-nous là, que voulons-nous faire? Les technologies numériques sont effectivement d’incroyables facilitateurs d’accès aux autoroutes du savoir. Encore faut-il savoir qu’en faire! Et de très nombreuses formations (économiques, juridiques, technique, commerciales, etc.), manquant d’universalisme et de l’enseignement de l’humanisme et des lumière ne donnent pas suffisamment de clefs de lecture.

  2. Space Boy

    Sujet intéressant.

    Mon épouse, blogueuse dans le journal Le Temps, a fait un article sur la face caché de l’économie numérique. Pour résumer: la « technologie » avance trop vite, et plus personne arrive à suivre. Avec des conséquences importantes sur notre société et économie. J’aime bien sa conclusion : « Ainsi, l’économie numérique peut être résumée en ces quelques mots: « Déréglementation » et « Arrogance Monopoliste ». »

    https://blogs.letemps.ch/elena-debbaut/2020/06/25/economie-numerique-face-cachee/

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