La Suisse se positionne avec un Digital Trust Label: bon début

  • Post last modified:03/11/2021
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Le Digital Trust Label.
Le Digital Trust Label.

La Swiss Digital Initiative (SDI) développe le premier label au monde pour tester et certifier la fiabilité des services numériques, selon un communiqué de presse diffusé mercredi. Un logo spécifique permettra aux utilisateurs de reconnaître d’un coup d’œil les applications numériques répondant à certains critères.

Les entreprises intéressées peuvent s’inscrire et être parmi les premières dont les services numériques seront certifiés par ce label. Sur le site des promoteurs de ce concept, on trouve notamment les logos de la Confédération, de l’EPFL, de Swiss Re et encore du canton de Vaud, de Swisscom, voire d’Axa ou d’IBM.

Développer la confiance

Avec cette initiative, ces partenaires et développeurs veulent développer la confiance minimum qu’il faut avoir dans le numérique alors que les fuites de données, cyberattaques, et pratiques commerciales douteuses des entreprises technologiques se multiplient. Pour remédier à ces dérives, la transparence est un facteur absolument essentiel.

Dans un langage clair, ce label certifie la conformité d’un service numérique à certaines normes. Les applications sont testées sur la base de plus de 30 critères. Ce catalogue a été élaboré sous la direction de l’EPFL, d’un comité des experts et en tenant compte de consultations publiques. Il garantit un examen indépendant.

Comme un label bio

«Comme pour un label bio ou un tableau de valeur nutritionnelle, le Digital Trust Label agit comme un générateur de confiance pour le monde numérique», explique Doris Leuthard, présidente du Conseil de fondation de la SDI. Grâce au Digital Trust Label, toute personne proposant une application numérique a la possibilité de la faire vérifier par un organisme indépendant.

Mon commentaire? On ne peut que saluer une telle initiative. Et il faut poursuivre dans cette direction en instaurant des systèmes d’audit international qui garantirait par exemple la bonne moralité des entreprises du numérique, notamment dans le domaine du traitement, de la manipulation et de la conservation des données, comme je le suggérai déjà en 2017 dans le cadre de la Stratégie Suisse numérique, qui m’avait alors sollicité.

Xavier Studer

Whitepaper on Digital Trust

Cet article a 9 commentaires

  1. Yves

    Je me di plutôt que numérique et vie privée sont fondamentalement totalement incompatibles depuis toujours. Et l’histoire commence par votre fournisseur d’internet qui légalement conserve toute votre activité. scandaleux non. Alors ce label, ça fait bien rigoler puisque la surveillance de masse est ancrée dans la loi

    1. Philippe

      De toute manière la Confédération à l’air tellement larguée en matière de nouvelles technologies que leur Digital Trust Label ne m’inspire guère…

  2. Stan

    « …votre fournisseur d’internet qui légalement conserve toute votre activit… »

    Changer le DNS du FAI pour un DNS de confiance
    Prendre un VPN de confiance
    Concernant la vie privée … Xavier « is watching you » 😉
    https://youtu.be/wFSIVLOs89U

  3. Stan

     » …votre fournisseur d’internet qui légalement conserve toute votre activité… »
    – Changer le DNS du FAI pour un DNS de confiance
    – Prendre un VPN de confiance
    – Etc …

    Concernant la vie privée … Xavier « is watching you » 😉
    https://youtu.be/wFSIVLOs89U

  4. Original Mike

    Swisscom ??? Ce ne sont pas eux qui revendent nos données à des tiers ?

  5. Kiwi

    Les logos que vous citer, vous avez oublié Booking com, sont des partenaires (Co-Development Organisations) de Swiss Digital trust-label.
    Rien que d’avoir mis des liens, liens n’ouvrant même pas un nouvel onglet, vers des partenaires qui ont tous installé des traqueurs de profil, n’inspire pas du tout confiance…
    Il faut savoir que les traqueurs de profil et les services de Google, Facebook & Co. favorisent le contournement des mécanismes de sécurité et les cyber-attaques.
    Pire, ils sont utilisés pour le Phishing et des campagnes d’escroqueries.
    Je vous suggère de lire le rapport sur la cybersécurité de la NCSC du 11 mai 2021.
    Et la Suisse, la plus mauvaise élève d’Europe en ce qui concerne la protection de données avec une loi sur la protection de donnés datant de 1992, ça fait bien rigoler…
    NB : La loi sur la protection de données de l’UE (RGPD) interdit l’utilisation des traqueurs de profil

  6. redge73

    Les entreprises Suisse pour les citoyen(ne) suisse en Suisse s’en fiche du RGPD ! C’est pour cela que j’utilise Brave ! Grace à cela, tu peux virer la publicité et mouchard ralentissant la navigation et provoque la pollution électronique/internet pollution dans le réseau. Ceux là ne sont pas écolo Google ads et autre entreprise du même genre.

    @Original Mike
    Swisscom partage les données seulement si tu as coché la case de partage de données lors de la première connexion avec Swisscom.

  7. Kiwi

    @redge73 C’est bien parce que j’ai configuré mon browser de façon à bloquer les traqueurs de profil je sait qu’ils en utilisent. Je peut même vérifier le nombre ainsi que les noms des traqueurs et services que le propriétaire du site internet installé.
    Exemple : Booking 5 traqueurs (bing, facebook, Googletagmanager, sc-static et snapchat)
    Donc, rien que le fait d’avoir installé des traqueurs profil et des services présente une faille de sécurité et de protection de données.
    La Suisse ferait mieux d’adapter la loi sur la protection de donnés à celle de l’UE !
    Et oui Swisscom monnaie nos données, elle a même installé un traqueur profil (appdynamics) dans les comtes privés de ses clients à leur insu.

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