Inclusion numérique: bilan flatteur et fracture à suivre, selon l’OFS

  • Dernière modification de la publication :03/06/2026
  • Commentaires de la publication :3 commentaires
L’e-inclusion en Suisse et en comparaison internationale, selon l'OFS.
L’e-inclusion en Suisse et en comparaison internationale, selon l’OFS.

La Suisse aime se voir comme une championne des technologies numériques, et les derniers chiffres semblent lui donner en partie raison. Selon une récente publication de l’Office fédéral de la statistique (OFS), notre pays se hisse dans le haut du classement européen de l’inclusion numérique.

L’accès au réseau des réseaux est désormais une évidence pour la quasi-totalité de la population helvétique. En effet, 99% des ménages disposent d’un accès à internet et 98% de la population naviguent en ligne au moins une fois par semaine.

Une maîtrise inégale des outils

Cependant, ce tableau idyllique se fissure rapidement dès que l’on s’intéresse aux véritables capacités de maîtrise de ces technologies. Si 78% des Suisses disposent de compétences numériques de base, un citoyen sur cinq reste malheureusement sur la touche.

Cette fracture technologique frappe de plein fouet les aînés et les personnes disposant uniquement de formations élémentaires. Par exemple, à peine 11% des individus sans formation post-obligatoire maîtrisent des compétences allant au-delà des simples rudiments.

L’intelligence artificielle creuse l’écart

L’utilisation de services précis, comme les opérations bancaires sur internet ou l’intelligence artificielle générative, illustre cruellement ces fortes inégalités. Cette technologie, capable de créer automatiquement du texte ou des images sur simple requête, n’est d’ailleurs utilisée que par quelque 15% des plus de soixante ans, contre 76% chez les jeunes adultes.

Il devient donc urgent d’accompagner ces populations vulnérables pour éviter qu’elles ne soient exclues de notre société toujours plus informatisée, numérique et connectée. Texte complet simplement et directement ci-dessous ou sur le site de l’OFS.

Xavier Studer


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Cet article a 3 commentaires

  1. Antoine

    Effectivement, pour les personnes âgées ce qui se passe constitue un réel problème!

  2. Aspasia

    Pour ma part, je refuse l’e-banking avec mes « vieux » PC pas très sécures. Je n’ai pas de smartphone ; trop onéreux pour mes finances et, je n’ai pas le temps de me plonger dans des méandres informatiques pour tenter d’adapter mes appareils et autres périphériques toujours fonctionnels aux évolutions numériques que nous subissons. Au final, je serai totalement exclue de l’inclusion numérique par une obsolescence artificielle, commerciale, qui m’est imposée 🙁 … AE

  3. Foxband

    Il y a un aspect qui n’a pas été pris en compte : beaucoup de personnes refusent de faire certaines choses sur Internet. Beaucoup d’aînés refusent d’utiliser les services bancaires en ligne, et préfèrent payer des suppléments pour les factures papier ou le service au guichet, souvent par méfiance… difficile de leur donner tort sur ce point.
    Pour ce qui est de l’IA générative, il s’agit aussi d’un choix, mais cette fois-ci transgénérationnel : c’est un choix politique et économique. Et il y a une certaine ironie à constater, même si ce n’est guère une surprise, que les plus hauts salaires en sont peut-être les plus consommateurs.
    J’ajouterais que l’utilisation des IA génératives ne demande la plupart du temps aucune compétence ; l’immense majorité des utilisateurs de ces outils n’ont aucune connaissance spécifique à l’élaboration de requêtes.
    Le gros de l’IA générative est un acte de consommation : il sera de plus en plus simple d’interagir avec ces outils, et il n’y a pas de quoi plaindre ceux qui ne jouent pas avec.

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