Lorsque l’IA rend l’impensable simplement banal!

  • Dernière modification de la publication :17/07/2026
  • Commentaires de la publication :6 commentaires
L'IA banalise la production d'infographies.
L’IA banalise la production d’infographies.

Les lecteurs réguliers de cette colonne auront certainement remarqué que j’utilise notamment l’intelligence artificielle (IA) générative pour produire des illustrations sur ce site internet. Grâce à elle, j’ai aussi développé une requête spécifique pour assurer une certaine cohérence graphique, qu’elle plaise ou non. Mais depuis peu, je fais mieux.

Mercredi, par exemple, j’ai demandé à l’IA spécifique à cette tâche de me proposer une petite infographie pour illustrer les résultats de mon test d’été des réseaux mobiles des opérateurs. Pour la première fois, je n’ai rien retouché, jugeant le résultat convaincant.

Des progrès indéniables

Il est loin le temps où certaines IA n’arrivaient pas à reproduire ne serait-ce qu’un seul mot. Lorsqu’on utilise le bon modèle avec des requêtes appropriées (prompts), on parvient aujourd’hui à développer des infographies que je n’aurais même pas osé imaginer il y a encore peu.

Plus fort encore, lorsqu’on utilise le bon modèle, il parvient de plus en plus rapidement à corriger ce qui ne nous plaît pas, pour autant que la requête, encore une fois, soit rigoureuse et bien définie. Là aussi, il y a quelques mois, je préférais repartir de zéro quand ma demande n’était pas exaucée à la première requête.

Mais que font les pros du domaine?

Dans des modèles d’IA générative, on peut ainsi demander de modifier une couleur ou de prendre le bon logo. Souvent, il me suffit d’un ou deux ajustements pour produire le résultat attendu. Dans de rares cas, je ne parviens pas à mes fins et procède à une nouvelle demande, à moins de passer par Photoshop.

Et là, pour l’instant, je dois avouer que je reste sur ma faim, même si la dernière version bénéficie d’une sérieuse évolution, l’espace de travail Firefly, que je dois encore explorer. A ce stade, je ne peux toutefois que constater la puissance de l’IA dans la production quotidienne de contenus. Bien utilisée, elle permet non seulement d’améliorer la qualité, mais aussi de produire des contenus inaccessibles jusqu’ici faute de ressources suffisantes.

A méditer et à utiliser. Car «blablater» sur l’IA est une chose, l’utiliser au quotidien dans la plupart de ses tâches en est une autre! Une condition requise pour apprivoiser efficacement cette nouvelle technologie et jouer avec ses limites, comme les hallucinations. Restons critiques!

Xavier Studer

L'art de la bonne requête, scénarisé par ChatGPT.
L’art de la bonne requête, scénarisé par ChatGPT.

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Cet article a 6 commentaires

  1. Ecotech

    Quels modèles recommandez-vous / utilisez-vous ? Utilisez-vous des modèles locaux ?

  2. Andrew

    La vitesse des progrès est effectivement incroyable.

  3. Alain

    J’utilise l’IA dans le domaine de la vidéo. A partir d’une simple photo ou je suis un peu triste j’ai demandé à Gemini de rendre cette photo heureuse et bienveillante. Ensuite avec la plateforme HeyGen, présentée sur ce blog, j’ai créé un avatar vidéo.

    Et voilà le résultat: https://youtu.be/0HtKUunA_Zs?si=PYFidyI4xckwtNE-

  4. Ludo

    Notre consommation de l’IA soulève des questions environnementales majeures.
    .
    Aux États-Unis, l’administration Trump prévoit notamment d’investir dans dix réacteurs nucléaires afin de répondre à la demande croissante en électricité des centres de données, en grande partie alimentée par l’essor de l’IA :
    https://www.rts.ch/info/monde/2025/article/trump-debloque-80-milliards-pour-des-reacteurs-nucleaires-face-aux-besoins-de-l-ia-29042280.html
    .
    Au Chili, certaines régions sont déjà confrontées à une forte pression sur leurs ressources en eau à cause des data centers :
    https://www.arte.tv/fr/videos/128630-000-A/chili-asseche-par-les-data-centers/
    .
    L’EPFL rappelle également les nombreux impacts de l’IA générative : consommation énergétique, empreinte carbone, refroidissement, consommation d’eau, fin de vie des composants, pollution sonore et de l’air, besoin en matières premières, travail humain, pollution des fonds marins, obsolescence programmée, extractivisme des données et transformation des emplois :
    https://www.epfl.ch/about/sustainability/fr/numerique-responsable/le-dessous-de-l-ia-generative/
    .
    Tout cela pour générer des images ou améliorer un texte sur un blog… mais aussi pour des usages dont la valeur ajoutée peut être discutée : créer des portraits artificiels de soi dans différents styles, tester virtuellement une nouvelle coupe de cheveux ou un changement d’apparence, générer des images de divertissement à la chaîne, ou encore multiplier les conversations avec des assistants virtuels pour des tâches anodines.
    .
    On voit également apparaître de nombreux chatbots sur les sites web de support, qui remplacent parfois un accès simple à une information claire par des échanges frustrants, avec des réponses souvent imprécises ou qui ne permettent pas réellement de résoudre le problème. Là encore, la question se pose : le bénéfice apporté est-il toujours à la hauteur des ressources consommées ?
    .
    Je ne vous adresse pas ce commentaire comme un reproche. Mais comme vous analysez régulièrement les évolutions technologiques et leurs impacts sur la société, il me semblait pertinent de rappeler que l’IA a également un coût environnemental réel, qui mérite d’être pris en compte dans le débat.

  5. Aspasia

    @ Ludo : N’est-ce pas, après moi le déluge ? Mme de Pompadour. AE

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