Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Faut-il avoir peur des antennes de téléphonie mobile? Rien ne semble le prouver

Des antennes, un rayonnement et des hommes...

Des antennes, un rayonnement et des hommes…

Les boulevardiers et autres conspirationnistes se délectent depuis des lustres des troubles de certaines personnes se déclarant électro-sensibles… Parallèlement, le commerce de spécialistes autoproclamés «anti-ondes» semble exploser. Certaines autorités condamnent très sèchement cette dérive!

En France, ce communiqué de presse de l’Académie nationale de médecine de 2014 ne fait pas dans la dentelle, particulièrement lorsque cette institution prend position contre certains dispositifs «anti-ondes» parfois acquis par des pouvoirs publics…

Aucune preuve

«Légitimer de la sorte ces dispositifs anti-ondes revient à conforter une croyance dans la réalité de l’effet des ondes sur l’organisme, alors que, d’une part nous ne disposons physiologiquement d’aucun système sensoriel sensible à ces ondes et que, d’autre part, plus de 40 études en aveugle à travers le monde ont démontré que les personnes électrosensibles incriminent les ondes sans savoir faire la différence entre un émetteur de radiofréquences éteint ou allumé», est-il indiqué dans ce texte. Révélateur.

D’autres sources officielles sont plus prudentes quant à un éventuel effet des ondes électromagnétiques sur l’être humain, mais assez catégoriques, comme en Suisse. Dans la publication «Téléphones mobiles et smartphones», l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), écrit par exemple: «il subsiste des incertitudes quant aux effets sur la santé d’une exposition prolongée au rayonnement à haute fréquence émis par les téléphones mobiles; une exposition de courte durée ne présente quant à elle aucun risque».

Des études parfois contradictoires

En Allemagne, comme en Suisse, on recommande toutefois d’utiliser des dispositifs mains libres pour diminuer l’exposition et d’avoir recours, si possible, aux technologies les plus modernes comme la 3G ou la 4G qui réduisent le rayonnement. Cette page de l’Office fédéral allemand de la protection contre le rayonnement est aussi instructive et à jour.

Évidemment, la recherche continue de produire régulièrement des études sur l’effet du rayonnement des antennes ou sur l’utilisation des smartphones qui sont parfois contradictoires. Les personnes en quête d’informations récentes pourront se référer aussi bien à l’EMF-Portal, qui recense des milliers d’études scientifiques, qu’aux dernières lettres d’informations de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) en Suisse.

Ondes électromagnétiques: des normes très différentes.

Ondes électromagnétiques: des normes très différentes.

Des normes pour limiter les risques

Par précaution, comme il est difficile d’évaluer sur le long terme les risques liés à l’exposition des ondes électromagnétiques, les autorités sanitaires des différents pays ont édicté des normes qui varient fortement, comme le montre le graphique ci-contre de Swisscom, qui compare un aspect de l’Ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI) à d’autres législations.

Ces législations se basent sur les résultats de l’International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP). Ces différentes normes sont censées protéger les êtres humains d’une dangerosité potentielle des ondes qui ne semble pas avérée à ce jour, y compris par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le prochain rapport a pris du retard…

L’enjeu économique de la 5G…

Avec l’arrivée de la 5G, le besoin en bande passante et en fréquences va exploser du côté des opérateurs. En Suisse, compte tenu des enjeux économiques, ils se mobilisent donc tous pour faire évoluer une partie de la législation helvétique beaucoup plus draconienne que celles pratiquées dans presque tous les pays voisins, mais pas tous…

La question est complexe, car il n’est pas simplement question de fixer des valeurs limites, mais aussi de définir la manière de les mesurer. Or, une fois encore, la législation suisse semble particulièrement restrictive… A méditer puisqu’une partie de la communauté scientifique n’hésite pas à souligner que rien ne démontre la nocivité des ondes électromagnétiques…

Xavier Studer

Citons encore:

– Le rapport consacré à l’hypersensibilité électromagnétique de l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

L’aide-mémoire 193 d’octobre 2014 de l’OMS «Champs électromagnétiques et santé publique: téléphones portables»

L’aide-mémoire 304 de mai 2006 de l’OMS «Champs électromagnétiques et santé publique: stations de base et technologies sans fil»

Les champs électromagnétiques sur le site de l’OMS

– Le débit d’absorption spécifique sur Wikipedia

Pollution électromagnétique sur Wikipedia

– Le cours «Champs électromagnétiques et environnement» dispensé à l’Université de Fribourg par le Dr. Hugo Lehmann, travaillant également chez Swisscom Innovation

28 commentaires pour “Faut-il avoir peur des antennes de téléphonie mobile? Rien ne semble le prouver

  1. Tom
    24/02/2018 à 7:48

    Ce article , me rappelle une histoire passé ‘ il y’a quelques années avec Orange ( a l’époque) sur une commune Ge. Des habitants dans immeuble , on écrit à la commune , et à l opérateur, parce depuis que les antennes sont installés sur le toit , certains n’arrivent plus à dormir correctement, mêmes l’es animaux de compagnie on changé de comportement……. , l’opérateur a répondu que c’etait impossible, que c’est pas à cause des antennes , mais les habitants on tellement insisté, et un jour ,l’entreprise responsable de l’installation est venu , et à invité les plaignants à monter sur le toit , les courageux sont montés , et hoooo surprise , les antennes n’étaient pas encore en service , il y’avait pas encore le courant , sur le toit ……
    les antennes sont là depuis 20ans ,sur le toit de mon immeuble, il y’a des antennes Sunrise depuis mas mal d’années , et j’ai jamais entendu les voisins ce plaindre…….mon voisin de palier, il était bien content,d’avoir un mobile dans ça poche , lors qu’il est tombé pour appeler les secours , et il adore appeler ces enfants qui sont aux 🇺🇸, avec Skype, mais ces gens fon t’ils attention à ce qu’ils mangent ???? , savent t’ils que dans leur sang il y’a plus de mille produits chimiques ???? a cause de l’alimentation ??
    Là oui il y’a un vrait problème
    Désolé pour le français

    • 14/07/2018 à 12:09

      mais ces gens fon t’ils attention à ce qu’ils mangent ???? , savent t’ils que dans leur sang il y’a plus de mille produits chimiques ???? a cause de l’alimentation ??

      Si on a mal aux oreilles, faut-il ou ne faut-il pas éviter une voiture qui vous fonce dessus?
      C’est comme dire que si la nappe phréatique baisse, c’est à cause des chasseurs.

  2. Foxband
    24/02/2018 à 8:05

    Premièrement, je vous félicite d’avoir indiqué autant de sources.
    Il y a beaucoup à dire, mais je vais essayer de faire court et de prendre les choses dans l’ordre de votre article.

    La présence de charlatanisme n’est pas une preuve en soi de la non-existence d’un problème.
    L’Académie nationale de médecine affirme que nous n’avons aucun système sensoriel sensible pour les champs électromagnétiques issus des radiofréquences… mais c’est bien là le problème, certaines personnes indiquent le contraire ! Le propre de la science est de se remettre en question… même si ce n’est que pour constater ce qu’elle a toujours dit.

    Peut-être que l’homme n’est pas un détecteur fiable et rapide des champs électromagnétiques – le sensoriel donc –, mais cela n’indique aucunement qu’il ne peut en souffrir.
    La radioactivité, bien plus dangereuse, est aussi indétectable jusqu’à une certaine limite par le corps humain ; l’immédiateté, le court terme, le moyen terme et le long terme sont des concepts différents et parfois opposés.

    L’OFSP ne comprend pas que l’exposition prolongée est imposée à tous, certes dans une intensité bien plus faible qu’un téléphone chauffant l’oreille, mais elle demeure.

    Vous dites : « Ces différentes normes sont censées protéger les êtres humains d’une dangerosité potentielle des ondes qui ne semble pas avérée à ce jour ».
    Gardons notre bon sens, voyons ! C’est l’innocuité qui doit être établie… Le Centre international de recherche sur le cancer a encore et toujours laissé les champs de radiofréquences électromagnétiques sur la liste des cancérogènes possibles pour l’homme (groupe 2B).
    En passant, même si ce n’est pas forcément la justice qui donne la vérité : https://www.arcinfo.ch/articles/monde/italie-un-tribunal-donne-raison-a-un-malade-atteint-d-un-cancer-suite-a-l-utilisation-excessive-du-portable-664392
    Les autres troubles et les autres maladies n’ont pas de listes aussi connues…

    Vous dites que la dangerosité n’est pas avérée selon l’OMS, mais dans l’aide-mémoire que vous indiquez, l’utilisation d’un dispositif mains libres est toujours conseillée à demi-mot. Ils prennent plus de précaution pour eux-mêmes, alors que le principe de précaution, qui devrait être souverain, est oublié de tous.

    Vous parlez de l’EMF-Portal, merci d’en parler, mais avez-vous vu qu’ils indiquent en page d’accueil ne plus avoir assez d’argent depuis bientôt trois mois pour poursuivre l’information sur ce sujet exactement ? Devinez ce que l’on pourrait penser !

    J’ajouterais que les études sont freinées – parfois activement, parfois passivement, l’argent faisant sa loi –, et que la science est bien plus lente que l’industrie. Je n’ai pas vu beaucoup d’études sur la 4G – et c’est peut-être un euphémisme ! –, alors que tout se met déjà en place pour la 5G.
    Si je balance un verre d’eau en pleine figure, cela ne fera pas grand-chose, si je balance ce même verre d’eau après un petit tour au congélateur… ouille.
    Les fréquences qui montent, le nombre et le placement des antennes qui s’accroissent… on connaît les spécificités, les bons points et les faiblesses de la 5G, mais que sur le plan économique et sur les performances.

    Aussi, vu que la Suisse est censée se faire inonder pour une meilleure couverture, que faisons-nous de la faune et de la flore ? Dois-je extrapoler les affirmations de l’Académie nationale de médecine pour le reste du vivant ?

    Et pour finir, comment omettre ceci ?: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24816517
    Je pense que nous sommes au moins d’accord sur le fait que certaines études sont contradictoires – celle indiquée en dernier n’a semble-t-il jamais été directement réfutée –, ce qui est sûr c’est qu’il y a beaucoup trop d’études qui indiquent que le corps réagit, positivement ou négativement ; et nous ne savons pas si ces champs électromagnétiques ne nous rendent pas simplement un peu plus mal, ou un peu plus bête.

    • 24/02/2018 à 9:06

      @Foxband, vous écrivez « nous sommes au moins d’accord sur le fait que certaines études sont contradictoires »

      C’est le lot commun de la science ! Sur tous les sujets imaginable, on peut trouver tout et son contraire. Que faire ? sélectionner ce qu’on veut ? faire le score des pour ou contre ? la vérité scientifique se ferait-elle au poids ? en aucun cas !
      La méthodologie scientifique impose de tout prendre en compte (après un tri minimum, publication dans une revue scientifique etc.) cela s’appelle une expertise collective. Pour ce faire on réalise des méta-analyses pour permettre l’évaluation des études et en déterminer les solidités et les faiblesses. C’est seulement cela qui permet d’aboutir à des conclusions fiables.

      Il est intéressant de lire les rapports des agences sanitaires. Nombre d’études ne sont pas fiables, par exemple telle étude pêche par absence de dosimétrie (le niveau des ondes n’est pas précisé) telle autre a un échantillonnage trop faible donc non significatif. Telle autre a été invalidée par d’autres études plus précises etc.

      • Foxband
        25/02/2018 à 9:28

        Vous me reprenez alors que je ne fais que constater un point d’accord entre moi et M. Studer, il est toujours utile de faire remarquer les bases communes et sa bonne volonté dans un potentiel débat.
        Je vous remercie de votre leçon, mais comme je l’ai dit dans le second paragraphe de mon premier commentaire : « Le propre de la science est de se remettre en question…».
        Pour cela, il faut être curieux et avoir l’esprit de contradiction, ce sont les allers et retours, et le tâtonnement qui nous éclairent. J’ai pourtant essayé d’être le moins péremptoire possible.

        La méta-analyse ne crée aucunes nouvelles données, elle est tributaire de la qualité des études et du contexte dans lequel elles ont été menées. Je suis de l’avis que sur ce sujet, les rapports de forces sont bien trop inégaux, que les moyens et la volonté manquent, et qu’il est donc illusoire de penser avoir une matière suffisamment qualitative – toutes ne sont pas censées sortir une vérité, mais l’État doit bien pondre un œuf… et les méta-analyses coûtent bien moins cher.

        Pour aller dans votre sens, j’ai moi-même – à mon niveau zéro – constater le caractère risible de certaines études, beaucoup faisant penser à des « ateliers découverte » ou des stages pour s’occuper, surtout parce que certaines études très spécifiques n’ont jamais été renouvelées et affinées, même dix ans après, alors qu’il y avait des raisons de s’y attarder !

        Je réponds à vos deux autres commentaires : (ne m’en veuillez pas pour mon esprit de contradiction)

        Le principe de précaution n’a pas de définition unique et sans équivoque, mais qu’elle soit juridique ou plus populaire, elle ne concerne nullement le CIRC, qui se situe sur le plan de la recherche, et qui ne place des agents dans le groupe 2B que par honnêteté scientifique.
        Au niveau de la législation – peu importe les valeurs limites –, de l’industrie, de l’économie et des consommateurs, je n’ai pas l’impression que cela dérange grand monde.

        Concernant vos dires sur les valeurs limites, ce n’est pas « la science qui dit », ceci est une affirmation simpliste.
        Si les données expérimentales étaient suffisantes, les choses seraient aujourd’hui beaucoup plus claires… L’expérimental peut être confirmé ou infirmé, mais c’est censé dans le même temps être suffisant pour définir les valeurs limites ?
        Vous me semblez bien plus renseigné que moi sur les études existantes, alors corrigez-moi si besoin, mais les études de Viel (2009) concernent douze bandes de fréquences qui sont loin de représenter tout, et n’ont mesuré que l’exposition sans utilisation de téléphone, ce qui a une valeur scientifique mais pas pratique.
        Les études expérimentales, et la plupart des études qui en découlent, ne se contentent-elles pas d’observer l’effet thermique (indirectement) ? Ou alors elles sont écartées du principe de précaution juridique !
        La plage de fréquences de la norme 5G est la porte ouverte à tout et n’importe quoi, comme si nous venions de trouver la preuve absolue de l’innocuité des champs de radiofréquences électromagnétiques – et les mecs c’est bon ! Ouvrez les vannes ! –, en attendant le groupe 2B ne se vide pas…
        La téléphonie mobile est omniprésente, les industriels veulent nous en faire bouffer comme si les connexions filaires étaient interdites par je ne sais quelle religion, mais vous devez remonter à 2009, et dans le même temps vous dites que les études ne manquent pas… oui, mais la qualité et la pertinence ?
        (Erreur 404 pour les deux rapports du COPIC sur un site gouvernemental…)

        Nous avons toutes les raisons de nous méfier, les scientifiques ne sont pas au-dessus de la mêlée, la science n’est pas monolithique, et mêmes les scientifiques les plus intègres ne peuvent rien contre le rythme effréné du « progrès ».
        En 1899 déjà, il avait été noté que l’amiante était dangereux, avons-nous réellement des raisons de croire que nous avons changé d’ère ?

        Et pourtant, je ne puis dire que je sois convaincu de la nocivité…

        • 26/02/2018 à 11:08

          Bonsoir Foxband
          Oui.. je ne souhaitais pas vous reprendre (et encore moins donner des leçons) mais rebondir sur un point vraiment fondamental que vous avez évoqué : « certaines études sont contradictoires ». Désolé, j’aurais dû le préciser.

          Le fait qu’il existe des « études contradictoires » est un très important facteur de confusion dans le public et les média. Comment peut-on oser dire que l’état des connaissances scientifiques n’est pas inquiétant alors que beaucoup d’études disent le contraire ? C’est cela que je voulais aborder.

          -Certes les méta-analyses ne créent pas de « nouvelles données » mais ce n’est pas leur rôle, elles restent indispensable pour faire le tri entre le fiable et le non fiable. Elles abordent tous les aspects de la question : effets sur l’ADN, la fertilité, le système nerveux etc. pour chaque sujet toutes les études sont prises en compte et évaluées. Mais je ne suis pas d’accord pour dire que ce n’est « pas cher », une méta-analyse représente plusieurs années de travail, des dizaines voire des centaines d’auditions, un groupe de travail conséquent.
          Ça n’empêche pas que des études sur des sujets très précis précis sont organisées par diverses agences comme l’Inserm en France.

          -Vous avez raison de dire que l’on a pas probablement pas suffisamment de données de dosimétrie en utilisation réelle. Mais cela a quand même permis de faire des recoupements, par exemple avec le rapport SUPELEC 2003 selon lequel : »la décroissance rapide entraine qu’en utilisation normale, avec une distance de l’ordre de 1m entre chaque antenne de portable, il n y a pas d’effet cumulatif, seule compte l’exposition de l’utilisateur au champ généré par son propre équipement radio. »

          -Non, les études ne se contentent pas d’observer les effets thermiques, comme on peut le voir dans les sommaires des rapport d’agences. Par contre ce que l’on peut constater est que peu ou pas d’effets sont constatés en dessous de l’effet thermique. Cela fait que certains expérimentateurs sont incités à utiliser des expositions à des niveaux de DAS très élevés comme par exemple le récent rapport NTP américain sur des rats.

          -Le principe de précaution quant à lui relève uniquement de la décision politique. La science dit ce qui est mais ne dicte pas ce qu’il faut faire. C’est d’ailleurs pour cela que le monde politique a créer des agences sanitaires sur fonds publics. Elles servent normalement à éclairer les décisions politiques, mais les politiques n’en tiennent pas toujours compte. En France, la loi Abeille sur le Wifi n’est pas fondé sur les recommandations et conclusions des rapports de l’anses par exemple.

          -Je ne suis pas sûr que la 5G soit soit la porte ouverte à tout-va… Les communications qui passeront par la 5G l’étaient par la 4G auparavant au moins en partie et les limites d’exposition du public continuent de s’appliquer à toutes les fréquences du spectre.

          -Le rapport du COPIC peut être trouvé ici :
          https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/secteurs-professionnels/economie-numerique/telecommunications/rapport-COPIC-31-juillet_2013.pdf

          -L’exemple de l’amiante incite à la prudence mais il est peu pertinent avec les ondes. Pour l’amiante des rapports considérés comme sérieux existaient depuis très longtemps. Mais il en a été tenu compte différemment selon les pays (autres temps autres mœurs, à ces époques on trouvait hélas normal que le monde ouvrier meure de silicose avec le charbon, l’amiante ou d’autre chose.. le tout en connaissance de cause ! Les mineurs étaient fiers de leur métier en même temps qu’ils savaient qu’ils allaient mourir de silicose)
          La G.B. sauf erreur a pris des mesures sur l’amiante dès 1937. Sur les ondes aucun rapport sérieux indiquant des effets délétères en dessous des limites d’exposition n’existe. De tels rapports il y en a (bioinitiative par ex.) mais « sérieux » après évaluation non. Ça n’empêche pas ces rapports d’être pris en compte et évalués dans les méta-analyses. Pour le rapport Bioinitiative voir page 318 du rapport Afsset 2009. Je cite ce rapport datnt de 2009 indifféremment d’autres rapports plus récents comme le SCENIHR 2015 vu qu’il n’existe aucun fait nouveau sur le sujet.

          • Foxband
            27/02/2018 à 8:35

            Je vous remercie de votre réponse.

            Je suis tout à fait d’accord concernant les méta-analyses, je ne remettais pas en cause leur importance et leur rôle sur le principe. Je tenais simplement à souligner que la conclusion d’une méta-analyse ne peut pas être considérée comme une vérité sur la nature, mais seulement comme le modèle le plus plausible en fonction des études faites jusqu’à maintenant ; une poignée d’études-clés suffiraient à inverser les conclusions de toutes futures méta-analyses.
            Cette incertitude – sur la réalité et non sur le travail réalisé – est plus confortable en sciences que dans le quotidien.
            Je sais que prouver une innocuité est une tâche autrement plus ardue que de trouver quelque nocivité, mais c’est ce « bénéfice du doute » accordé à la technologie – ou devrais-je dire à l’économie – qui n’est pas accepté par un certain nombre de gens.
            Et je n’ai pas dit « pas cher » mais « moins cher ». Mais je me suis peut-être un peu trop avancé, car je ne sais pas quels sont les différents acteurs qui financent les études et la proportion entre public et privé, entre sanitaire et industriel. Je sais cependant que dans d’autres domaines, pharmacologie et agronomie par exemple, il y a une certaine crédulité – euphémisme ! – des pouvoirs publics.

            Je comprends pour les effets thermiques, mais les valeurs limites d’exposition présentes dans les différentes législations, ne sont-elles pas de fait le fruit des mesures thermiques puisque rien ou peu n’a été constaté en dessous de ces dernières, comme vous dites ? Alors que la non-constatation est soit le résultat d’une inexistence, soit le résultat d’un retard dans la science.

            Concernant le « SUPELEC 2003 », je lis ceci : « Au-delà de quelques mètres la contribution d’un équipement WiFi (utilisé dans les conditions nominales prescrites par le constructeur) devient négligeable et il est très difficile de la distinguer dans le bruit ambiant. »
            Alors je ne sais pas si je l’interprète correctement, mais j’ai envie de dire, que le bruit ambiant ne fera qu’augmenter (depuis 2003).
            Aussi dans ce rapport – sauf si plusieurs SUPELEC 2003 –, antenne de portable signifie Wifi à 2,4 GHz ; le problème de la 5G est que potentiellement le nombre d’antennes va exploser pour pallier le manque de pénétration. Alors oui, ce manque de pénétration est peut-être « bon » pour notre corps, mais le bruit ambiant ne sera pas celui de 2003, l’utilisateur connecté aura plusieurs appareils avec antenne(s) sur lui. Ce n’est peut-être pas comparable avec une antenne Wifi, mais s’il y a plusieurs émissions provenant du poignet, de la tête, des poches…, aussi faibles soient-elles, le cumul aura bien lieu pour la personne concernée. D’ailleurs ce problème de forte proximité est plus ou moins évoqué sans avoir été mesuré parce que hors-mandat (5.1.2 p.24). C’est malheureusement une utilisation réelle tout à fait pertinente 15 ans plus tard. Mais on tourne en rond, ils suggèrent alors d’utiliser le DAS, et là je reviens sur mon paragraphe précédent. (Ou alors c’est moi qui tourne en rond tout seul…)

            Nous sommes d’accord sur la prérogative du politique concernant le principe de précaution.

            Ce n’est visiblement pas encore le cas en Europe, mais la 5G est censée aller dans les ondes millimétriques, avec cette course au débit, j’ai de la peine à croire que ça ne vienne jamais. À ce moment-là, on sera alors bien loin du simple remplacement de la 4G du point de vue spectral.

            Pour ce qui est de l’amiante, la certitude scientifique n’est peut-être pas la même, les valeurs de la société non plus, mais le comportement humain reste le même : les consommateurs sont consciemment inconscients, et l’économie est reine.
            Nous sommes encore dans l’époque de l’amiante, alors que cela fait plus d’un siècle que « nous » savons. Lorsqu’une rénovation d’appartement a lieu dans mon immeuble, une entreprise de désamiantage intervient au moins une journée ; et dans les années 2000 j’ai passé plusieurs années dans une école qui avait de l’amiante au plafond, bien sûr ils ont enlevé tout cela quand moi je n’y étais plus scolarisé.
            Nous sommes en train de nous créer une dépendance inutile, parce que même si l’on devait avoir la preuve absolue que certains réseaux sans-fil sont dangereux, nous ne pourrons pas simplement débrancher les antennes et jeter nos appareils ; et les voitures sont censées rouler toute seule avec la 5G !
            Le danger n’a peut-être pas la même réalité pour tout le monde, mais le risque est lui certain, nous sommes autant dépendants des immeubles, des matériaux de constructions que de la téléphonie mobile, et ça ne va qu’en s’aggravant.
            Le sens de la mesure n’existe pas, les gens utilisent le sans-fil parce que brancher un câble, c’est bien trop dur. Les industriels et les opérateurs profitent de ce comportement stupide : ils sont en train de nous vendre la 5G comme connexion fixe pour le foyer et pour l’entreprise. C’est d’une pierre deux coups, plus besoin d’un réseau mobile en parallèle d’un réseau de fibre optique ; qui oserait faire marche arrière si la science devait trouver un « petit souci » avec cette façon de faire compliqué quand on peut faire simple ?
            Il y a pourtant bien quelque chose de sérieux, qui dépasse de loin le supposé apaisement de la population par des normes « psychologiques », et le caractère omniprésent et quasi-mondial de ces champs électromagnétiques rend les études épidémiologiques bien difficiles. Et pour cela, il faut déjà avoir accepté le risque, qui n’a pourtant jamais été décidé de manière ouverte.

            Pour finir, l’étude CERENAT est-elle sérieuse selon vous ? Si non, est-ce que des moyens ont été donnés pour qu’une autre étude la ridiculise ? Et pour prendre sa place et être retenue dans les méta-analyses ? Si non, n’y a-t-il pas un manque de moyens évident qui invalide tout discours de retenu ? (Je n’ai vraiment pas les réponses, je n’ai plus envie de chercher pour aujourd’hui.)

  3. Tom
    24/02/2018 à 8:07

    Et pour finir , il y’a ceux qui aimeraient avoir une bonne couverture …

    https://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/stsulpice-reste-trou-noir-mobiles/story/11316450

    Bonne journée 😂😂😂

    • 27/02/2018 à 11:09

      Bonsoir Foxband
      -je vous cite : « une poignée d’études-clés suffiraient à inverser les conclusions de toutes futures méta-analyses « . Absolument. Mais lorsqu’on dispose de méta-analyses solides cela fait qu’il devient très peu probable qu’un effet délétère en dessous des limites d’exposition ait échappé à la vigilance des chercheurs. Par exemple, Elisabeth Cardis qui a coordonné l’étude Interphone a déclaré :  » S’il existe un effet, celui ci est faible ».
      Quant à prouver une innocuité on ne peut pas. Une absence de preuve n’est pas une preuve d’absence. On ne peut que tenter de rechercher un éventuel effet délétère. Si on ne trouve rien cela ne veut pas dire qu’un tel effet n’existe pas mais que son existence est peu probable.
      Bref, comme le dit Jean de Kervasdoué dans « les prêcheurs de l’apocalypse » p152 : « Le danger des téléphone portables n’a pu être démontré, ils sont provisoirement sans danger, et ce provisoire durera jusqu’à la fin des temps, car il est logiquement impossible de démontrer que l’usage d’un produit puisse être toujours, dans toute circonstance, sans risque »

      -Sur l’effet cumulatif, c’est un peu compliqué, une histoire de racine carrée de la somme des carrées des différentes amplitudes des sources RF. Autant dire que la métaphore d’un brouillard radioélectrique (electrosmog) par analogie au brouillard est plutôt inexacte.

      -L’étude CERENAT de l’Inserm Bordeaux semble problématique.
      Elle n’aurait pas encore été évaluée par l’OMS
      (je n’ai pas vérifié les liens qui datent de 2014)
      le 14 mai 2014 L’Inserm a publié une mise au point :
      http://presse-inserm.fr/utilisation-massive-du-telephone-portable-tumeurs-cerebrales/12519/
      « il est important de signaler qu’il s’agit d’une association et non d’un lien de cause à effet ».

      -14 mai 2014 : Interrogé par Sud Ouest le Professeur Roger Salamon qui a parrainé l’étude en tant que directeur de l’ISPED tente d’éteindre l’incendie médiatique : « On est totalement dépassés par le message alarmiste diffusé dans les médias. Au fond, que nous apprend cette étude ? Il n’y a pas de lien établi entre l’apparition d’une tumeur au cerveau et l’utilisation du portable » etc.
      http://www.sudouest.fr/2014/05/14/stress-sur-les-ondes-1553768-2780.php

      -23 mai 2014 communiqué de l’académie de médecine :
      « Il s’agit d’une étude cas-témoins, dont les auteurs n’ont pas su tirer la leçon des insuffisances d’Interphone (1), principalement quant à l’estimation de l’exposition aux ondes du portable et à l’analyse statistique. En réalité, l’étude CERENAT présente un trop grand nombre de biais et de lacunes méthodologiques pour que ses conclusions puissent être considérées comme fiables. »

      Jean Yves Nau : « Double zéro pointé pour l’étude de Bordeaux »
      http://jeanyvesnau.com/2014/05/23/telephone-portable-et-cancer-cerebraux-zero-pointe-pour-letude-de-bordeaux/
      -Dr. Guy-André Pelouze
      http://www.atlantico.fr/decryptage/telephones-portables-point-que-disent-multiples-etudes-eventuelle-dangerosite-guy-andre-pelouze-1072710.html
      -téléphone et cancer du cerveau : l’emballement médiatique après une étude controversée
      http://www.mac4ever.com/actu/89731_telephone-et-cancer-du-cerveau-l-emballement-mediatique-apres-une-etude-controversee

      • Foxband
        01/03/2018 à 8:29

        Encore une fois, je vous remercie de votre réponse.

        Veuillez m’excuser du caractère quelque peu péremptoire d’une partie de ce qui va suivre, bien qu’il soit justifié étant donné que c’est une réponse directe à certaines citations et articles où la nuance et la mesure semblent être des qualités d’un autre temps.

        Vous dites : « … il devient très peu probable qu’un effet délétère en dessous des limites d’exposition ait échappé à la vigilance des chercheurs. »
        La probabilité n’est guère indicatrice du niveau de danger. Les connaissances scientifiques et les capacités techniques évoluent, il est ainsi possible que l’on ne soit pas capable de voir, et même que nous ne regardions pas au bon endroit ou de la bonne façon. La vigilance n’est pas le problème, on cherche avec ce qu’on a après tout…

        Elisabeth Cardis : « S’il existe un effet, celui-ci est faible. »
        Cette affirmation repose sur autre chose que la science, et est trop floue ! Faible au niveau d’une population ou faible au niveau de l’individu ?

        Vous dites : « Une absence de preuve n’est pas une preuve d’absence. »
        Et justement ceci s’applique tant pour l’innocuité que pour la nocivité. Mais la dualité de ce raisonnement est ignorée par nombre d’intervenants.

        Concernant votre citation de Jean de Kervasdoué…
        « …la fin des temps… » oui, si cette fin est pour demain matin ! Mais comme ce monsieur semble être passablement optimiste, je ne vois pas comment l’humanité ne finirait pas par posséder un jour les connaissances suffisantes afin d’appréhender une technologie rétrospectivement grossière.
        Toutefois, je ne parle pas d’une connaissance absolue, mais il y a une marge…
        Ce qu’il dit revient à dire : « Nous ne sommes pas Dieu, alors ne nous préoccupons point de notre cas. »
        La nature produit des choses qui peuvent être bénéfique et néfaste à la fois, selon les quantités et le contexte. Les pépins de la pomme libèrent du cyanure dans le corps humain ; le discernement devrait faire le reste…

        Ce que je devine de ce que vous dites concernant l’effet cumulatif est intéressant.
        Serait-il alors physiquement possible, que le cumul soit négatif, les émissions se cannibalisant ?
        Et si durant un instant T, autre chose apparaissait dont nous n’avons conscience ou ne pouvons comprendre ?
        Ce ne sont que des hypothèses « en l’air ».

        « Elle n’aurait pas encore été évaluée par l’OMS. » Tant pis ?

        La mise au point de l’Inserm : « … il est important de souligner qu’il s’agit d’une association et non d’un lien de cause à effet. »
        C’est donc bien une étude cas-témoins ; le jour où les groupes d’influence sur la défensive arrêteront de sortir des études cas-témoins de leur chapeau pour affirmer que tout va bien, quel que soit le domaine, cet argument pourra être accepté.
        Mais autant amputer l’épidémiologie analytique… Je sais que cette mise au point était probablement à l’attention des journalistes, mais ce n’est pas mon problème.

        Roger Salamon : « On est totalement dépassés par le message alarmiste diffusé dans les médias. Au fond, que nous apprend cette étude ? Il n’y a pas de lien établi entre l’apparition d’une tumeur au cerveau et l’utilisation du portable… »
        Tout dépend de ce qu’on entend par lien, si c’est un lien de causalité, ce n’est pas la mission d’une étude cas-témoins. Après – je parle pour l’ensemble des intervenants –, si on dit que cette étude a une méthodologie condamnable, on ne dit pas : « elle nous apprend ».

        Je comprends tout à fait les critiques qui sont faites sur cette étude, certaines sont plus diplomates que d’autres, mais la réprobation semble acquise.
        Alors si des scientifiques diplômés réussissent en se mettant en groupe à publier une chose aussi grotesque – d’après ceux que vous nommez – sur leur temps de travail avec l’argent public des Français, je n’ai aucune raison de donner un crédit de principe aux professionnels de la science et aux institutions académiques et universitaires… je n’ai aucune raison de penser que cette incompétence ne se retrouve pas indirectement et directement dans les méta-analyses et dans tout ce qui brandit son appartenance au monde scientifique.
        Si les bons et les mauvais sont mélangés, rien n’est fiable…
        Rien n’empêche l’industrie de financer des études avec les « bons » éléments… et d’essayer d’aller plus haut dans la hiérarchie – aucun processus humain n’est « infaillible » après tout.
        Autant faire bénir les antennes, parce que pour le grand public tout revient à une question de foi comme ça…

        Sur jeanyvesnau.com :

        « … sans distinguer les portables 2G et 3G, alors que l’exposition créée par les 2G, très majoritaires (1159) est dix fois plus importante que pour les dix-huit 3G, rares à l’époque de cette étude déjà ancienne. »
        Je me marre… il ne fallait pas prendre des cas concernés par la 2G, c’est de la triche ! Non il fallait étudier le moins nocif, et après affirmer que toutes les radiofréquences sont bonnes pour le transit intestinal !

        « Les raisons pour lesquelles les témoins pressentis ont été plus réticents que les cas à participer à l’étude n’ont pas été mises en évidence. Il est possible que les témoins potentiels utilisateurs intensifs de mobiles aient préféré ne pas participer à une telle étude, ce qui introduirait un biais supplémentaire. »

        Hypothèse mal placée, non ?
        Il y a des lacunes des deux côtés.

        Guy-André Pelouze… ce qu’il dit du principe de précaution – et presque tout ce qui suit – est scandaleux.

        1) «… on accepte le risque, car le risque c’est la vie et on se fie aux études qui affinent les positions… »
        C’est qui « on » ? C’est lui qui accepte le risque pour les autres ? Le risque est-il communiqué à toute la population ? Ceux qui sont morts et tombés malade, étaient-ils au courant ? Les scientifiques le savaient-ils déjà ? Pour toutes les victimes, il n’y a plus grand-chose à affiner.

        2) « … bloque toute la recherche en arrêtant d’inventer et de comprendre. »
        Quel manichéisme !

        3) « certains avaient prédit que le téléphone détruisait le cerveau, alors qu’en réalité, à usage normal, il n’y a pas de risque. »
        L’usage normal étant évidemment défini dix ans plus tard ? Les autres étaient probablement tous dans une optique de record du monde en utilisation téléphonique…

        4) « En résumé, ces études sont indispensables pour dépister les effets de seuil ou les groupes à risque, comme par exemple les patients qui ont déjà eu des tumeurs cérébrales ou les enfants et probablement les femmes enceintes. On sait maintenant qu’il serait prudent que ces derniers utilisent leur kit en permanence. »
        Et tant pis pour ceux qui sont passés avant… c’est l’agence tout risque…

        5) « Le principe de précaution de manière générale n’est pas un système très cohérent, car il pose un résultat avant même qu’on ait fait la moindre étude. Il met en avant un risque non prouvé. »

        Ce principe ne « pose » aucun résultat, il dit haut et fort : « Nous ne savons pas. », il n’y a point de jugement, c’est neutre.
        Il ne met pas « en avant un risque non prouvé », c’est plus subtil… mais de toute manière, mieux vaut le prouver sur des individus « à risque » – comme si c’était de leur faute, à ces dégénérés !

        6) « Le principe de précaution est contraire à toute évolution technologique d’une société. »
        Conclusion de son sophisme ! La société prime, l’individu n’y a pas sa place !

        7) «…ce qu’il faut faire et que le principe de précaution ne permet pas, c’est de faire fonctionner un tissu scientifique universitaire indépendant qui soit capable de prendre en charge le suivi des situations à risque… »
        Le principe de précaution n’interdit pas la science, même si poussé à son paroxysme.
        « Le suivi des situations à risque » revient à faire une expérience grandeur nature. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’origine du principe de précaution, c’est l’environnement, et même là, il y a une notion de bénéfice-risque-coût ; le problème est que les gens ont le droit d’être au courant, et d’accepter ou non de prendre ce risque en faveur de la société, ce qui n’est aucunement le cas à notre époque.

        8) « La bonne conduite des politiques publiques est de faire appel aux scientifiques pour rechercher après la commercialisation les effets et qui auraient pu passer inaperçu lors des essais. »
        La perche est trop grande, franchement : le capital avant le gueux…

        9) « La solution au problème dont on parle va venir de l’innovation technologique. »
        Le cercle vertueux ! C’est gagné, il a tout compris.

        Plus je gratte, plus une certaine idéologie se dévoile derrière le masque de la science qu’utilisent certains intervenants scientifiques.
        Je ne suis pas contre les technologies de communications sans-fil, mais l’excès, dans la nature, a toujours un coût.

        • 01/03/2018 à 10:57

          au sujet de :  » il devient peu probable qu’un effet délétère ait échappé à la vigilance « .

          En gros le raisonnement est le suivant :
          1) vu les millions (puis milliards!) d’utilisateurs de portables et leur utilisation massive depuis plus de 25 ans, un effet délétère n’aurait pas pu passer inaperçu dans la surveillance médicale mondiale des populations.
          2) On dispose depuis un certain temps d’études solides et répliquées sur beaucoup de sujets. Le fait qu’aucun effet délétère n’ait pas été détecté pourrait signifier que l’on mal cherché (ou qu’un effet est très faible) mais à partir du moment où on dispose justement d’études solides, cette éventualité devient de moins en moins pertinente au fur et à mesure de l’accumulation de ces études.
          -Pour le cancer par exemple, une équipe suédoise (Hardell) avait émis l’hypothèse d’une augmentation très significative des cancers du cerveau en 2005. Or l’épidémiologie des cancers n’a pas confirmé ces hypothèses.
          https://sciencebasedmedicine.org/are-cell-phones-a-possible-carcinogen-an-update-on-the-iarc-report/
          -institut national du cancer américain, les stats montrent une quasi droite entre 1992 (apparition du GSM) et 2014.
          https://seer.cancer.gov/statfacts/html/brain.html

          Une des premières études a avoir été médiatisée en France, en 1997 (Etude Repacholi sur des rats) a été l’objet d’une médiatisation anxiogène. (1) Or, cette étude a été totalement invalidée (2) par deux réplications ultérieures, résultat ? rien dans les médias !

          1) l’événement du jeudi avait titré en mai 1997  » le cancer du téléphone portable n’est plus seulement une rumeur »

          2) Source université d’Ottawa : Utteridge (2002) and Oberto (2007) failed to replicate the findings of Repacholi (1997), who reported a two-fold increase in non-lymphoblastic lymphoma in Pim1 mice exposed for two 30 minute periods per day for 18 months to 217-pulsed 900 MHz RF fields.

          Et c’est le même genre d’histoire qui se répète sans fin depuis plus de 20 ans… les média distillent des annonces en gros titre sur des études la plupart du temps non vérifiées genre « les portables disculpés » ou le plus souvent « les dangers du portable confirmés » Il ne faut pas s’étonner si personne n y comprend plus rien.

          – sur l’étude CERENAT : Elle n’aurait pas encore été évaluée par l’OMS « tans pis » :
          tant-pis ? pas du tout, cela signifie seulement que l’on ne peut pas la prendre en compte pour l’instant dans une conclusion. Malheureusement les médias n’attendent pas cette confirmation. Comme on peut le constater cela a été un déchainement médiatique en 2014.

          -Sur le principe de précaution
          il est du seul ressort du politique.
          La science dit ce qui est mais ne dicte pas ce qu’il faut faire.
          Le problème du PP est qu’il est utilisé à tort et à travers et comporte une bonne part d’arbitraire. déjà on l’interprète souvent (à tort) comme une inconnue dans la survenue d’un danger (connu) , alors qu’il n’est supposé n’être invoqué que pour exprimer l’idée d’un danger inconnu, c’est à dire soupçonné.
          Le problème du soupçon est qu’il peut aller très loin ! d’autant plus qu’on évoque souvent le PP pour se passer de toute argumentation.

          sur l’idéologie et la science… on ne peut pas répondre en quelque lignes 🙂
          -c’est surtout le problème de ceux qui mélangent la science avec la politique.
          il y a aussi ceux qui prétendent que la vérité scientifiques est une « construction sociale ». un physicien a placé un écriteau derrière son bureau : toute personne qui pense que la vérité scientifique est une construction sociale est priée de sortir par la fenêtre de mon bureau »
          PS « j’habite au 35 ème étage. » 🙂

          • Foxband
            02/03/2018 à 9:53

            Je vous rassure, je n’essaie pas de défendre particulièrement l’idée de l’hécatombe.
            Je dirais simplement que sur les 25 dernières années dont vous faites mention, rien n’est linéaire : certaines technologies ont été remplacés, et d’autres s’y sont ajoutées.
            Je ne défends pas le point de vue disant que les radiofréquences sont nocives dans leur ensemble et de façon inhérente.
            Dans toute leur diversité, passée, actuelle, et future, il faut les considérer séparément. C’est selon moi, la seule manière de faire les choses, car techniquement, les choses ont et continuent d’évoluer, et surtout, le comportement, l’utilisation des gens n’est de très loin pas la même qu’il y a 25 ans.
            Pour faire une analogie grossière, dix pesticides utilisés depuis 30 ans, n’indiquent pas à eux seuls ce qu’il va se produire avec de nouvelles molécules. Surtout que, et j’insiste, la consommation va croissant.

            Pour ce qui est des médias, je ne les défends pas, et ma position ne vient pas d’eux.
            Mais certaines personnes ayant un crédit scientifique ou médical nourrissent aussi les médias, la frontière entre la presse et le monde scientifique est perméable.

            Si le 35ᵉ étage est le dernier et que le toit accueille une antenne, il trouvera probablement du monde pour sauter…

            Associer vérité et science est une chose dangereuse.
            Les sciences tendent à décrire et comprendre la nature, mais elle n’est pas la nature.
            Une vérité scientifique peut être contredite, la liste est longue depuis Newton…
            Par conséquent, si une vérité peut, avec le temps humain, devenir une contre-vérité, comment faire pour la considérer comme vérité au départ ?
            Les sciences sont basées sur des modèles, et certains de ces modèles se contredisent entre eux.
            La science est un but de vérité, mais c’est le but ultime, entre-temps tout est lacunaire et fragmenté.
            Les « connaissances scientifiques » me semblent plus justes, parler de vérité est presque un péché scientifique.
            D’ailleurs, des scientifiques eux-mêmes ont souvent été les premières victimes de ce vice de raisonnement, puisque une vérité n’est pas censée être contredite.

            Je n’essaie que de trouver le juste milieu !

  4. Claude Demierre
    24/02/2018 à 11:39

    Il faut aussi considéré l’effet nocebo, des personnes électrosensibles peuvent effectivement souffrire du fait même de la certitude qu’elle ont d’être affectés par des ondes, que ces dernières existe ou non!

    • 03/03/2018 à 8:29

      Foxband : « les radiofréquences (…) Dans toute leur diversité, passée, actuelle, et future, il faut les considérer séparément. »

      Oui et non.
      -Non car quel que soit l’usage, il s’agit d’un seul et même phénomène physique. Un phénomène naturel découvert il y a 131 ans par Hertz (c’est sa production qui peut être soit naturelle soit artificielle). Un nouvel usage ne peut avoir pour effet de modifier les lois de la physique. Il existe un abaque avec deux courbes permettant d’assurer la sécurité des professionnels et du public à toutes les fréquences.
      Aux fréquences basses, le champ magnétique est prépondérant et susceptible de créer des courants dans les tissus biologiques dans le cas des expositions aiguës. Aux fréquences hautes, le champ électrique est prépondérant et susceptible de provoquer un échauffement des tissus dans le cas des expositions aiguës.

      -Oui car il faut tenir compte du contexte. Dose, durée, fréquence.

      « Verité scientifique » il s’agit bien entendu de l’état des connaissances scientifiques, réputé provisoire. A cela près qu’on n’est plus au temps de Galilée. Sauf exception, le caractère provisoire de la science ne signifie pas que l’on revienne en arrière mais qu’on la précise. Par exemple les données disponibles sur l’électrosensibilité sont assez solides pour dire que dans l’état actuel des connaissances celle ci n’est due aux ondes. Le problème est qu’en se focalisant sur le rapport de cause à effet avec les ondes, on n’a pas analysé l’étiologie de l’électrosensibilité. Le rapport Afsset évoque bien l’effet nocebo à plusieurs reprises mais ce n’était pas le sujet du rapport.

      On tente maintenant de comprendre pourquoi des gens se disent « électrosensibles » :
      Witthöft M et Rubin GJ, : Un film alarmiste de la bbc sur le Wifi a été projeté à un groupe de 76 sujets, tandis qu’on projetait un film sur la sécurité informatique à un groupe témoin de 71 sujets. Puis on a annoncé aux deux groupes qu’on les exposait à des rayonnements Wifi factices.
      Résultats : dans le premier groupe 54% des sujets ont ressenti des malaises, des picotements. Deux personnes ont quitté l’étude prématurément parce que leurs symptômes étaient si sévères qu’ils ne voulaient plus être « exposés ».
      http://www.livingstoncounty-il.org/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/PR-Ex.-93-Witthoft-and-Rubin-2013.pdf

      • Foxband
        05/03/2018 à 3:19

        À quand l’inscription de l’électro-sensibilité dans le DSM ?

  5. Oreille
    24/02/2018 à 6:07

    Pour ce qui est de la possible atteinte à l’intégrité de l’homme, le principe de précaution prévaut, selon moi, c’est le minimum. On en est pas encore à ne plus pouvoir respirer ou ne plus pouvoir manger et il est donc raisonnable de se donner le temps de l’analyse par les faits et l’historique des utilisateurs, plus que par le forcing suggéré par la lecture d’études contradictoires.

    Ensuite, il faudrait qu’il existe une neutralité réelle et avérée des études sur le sujet de la nocivité ou pas, l’argent étant un catalyseur suffisamment important pour certains professionnel, la passion de la vérité pour les autres protagonistes du vrai et du faux…

  6. 24/02/2018 à 8:44

    @Oreille. Le principe de précaution est bel et bien pris en compte. l’un des exemples les plus visibles est le classement « peut-être cancérogène » des basses fréquences en 2001 et des radiofréquences en 2011 dans un groupe (2B) qui signifie que l’on cherche à évaluer le caractère éventuellement cancérogène d’une agent (mais pas dire qu’il l’est). Les études se succèdent depuis longtemps. La base de données pubmed contient plus de 18000 références. Ce n’est pas du tout un sujet délaissé.
    L’U.E a été saisie de l’électrosensibilité en 1997, l’OMS en 1998 soit dès qu’il en a été question.

    Des méta-analyses considérées comme fiables sont régulièrement publiées par des états et des institutions principalement à trois niveaux :
    -national : en France agence anses (rapports Afsset 2009, anses 2013)
    -Européen : agence sanitaire SCENIHR (rapport 2015)
    -International : OMS (voir les aide mémoire 193, 304, 296, 322)

    On peut préciser que les agences sanitaires de tous les grands pays du monde, Allemagne, Canada, USA, Australie, GB etc. publient leurs propres méta-analyses sur les ondes. Cela représente une très grande quantité de données et des milliers de chercheurs.

    Tout cela est malheureusement quasiment inconnu du grand public qui n’a comme autre information sur le sujet que celles souvent inexactes ou déformées que l’on trouve dans les médias.

  7. 24/02/2018 à 9:54

    l’article évoque judicieusement le fait de « fixer des valeurs limites »
    Pas simple en effet, car la science dit ce qui est mais elle ne dicte pas ce qu’il faut faire. Dans une démocratie il revient aux élus de prendre des décisions. Des décisions parfois très… politiques.

    Les valeurs limites d’exposition aux ondes n’ont pas été fixées pour correspondre à tel ou tel usage prééxistant comme cela est dit parfois à tort. Elles ont été déterminées par la vérification expérimentale en prenant pour base le plus petit effet vérifiable (effet ne signifiant pas délétère). On a ensuite ajouté deux facteurs de sécurité, l’un pour les professionnels, l’autre, plus sévère, pour le public..
    Les études de dosimétrie (Viel 2009) montrent que la seule exposition significative est celle du portable placé contre le corps. Dans tous les autres cas, l’exposition est très très inférieure aux limites d’exposition du public.
    Quelques pays ont décidé d’abaisser les valeurs limites conventionnelles. Il s’agit de décisions politiques qui ne s’appuient pas sur des données sanitaires. Elles sont surtout destinées à rassurer la population (souvent c’est l’inverse qui se produit !). Cela ne va pas sans une certaine hypocrisie. Les expositions réélles de la population sont déjà très inférieures aux valeurs limites, la population n’est donc pas spécialement « plus protégée » qu’avant ! Les travaux du COPIC (Comité faisant suite au Grenelle des ondes en France) ont montré que 99% des expositions du public étaient < à 2,7V/m, 90% < à 0,7V/m.
    Autrement dit quand un pays abaisse par exemple une limite d’exposition de 60V/m à 6V/m, cela ne change en réalité pas grand chose 🙂 . Comme le dit Jean de Kervasdoué dans "les prêcheurs de l'apocalypse" : "ce n’est pas parce qu’on abaisse les normes que le danger augmente pour autant"

    • Oreille
      25/02/2018 à 12:29

      Merci pour tous ces details forts intéressants. Vos propos avertis nous renseignent bien sur les études et les métas analyses sensées nous informer le plus justement possible.

      Si toutes ces études sont bien représentatives et probablement utiles, on remarque alors les limites de ces meta-analyses pour nous permettre de prendre la décision par exemple d’augmenter ou pas la puissance de nos antennes en Suisse.

      Nos politiques peinent à prendre le bon chemin si tant est qu’il en existe bien un. Aucun semble faire l’unanimité et la navigation en eau trouble est de rigueur de par l’effet ajouté du lobbying patent à Berne…

      Vous ne dites mot sur l’origine du financement et donc la neutralité de ces études, serait-ce le seul domaine où il n’y a aucun intérêt des industriels ou autres fournisseurs de services ? J’en doute et dès lors que penser des meta-analyses résultantes ? Pas biaisées dans un sens ou l’autre ? Peut-être pas, mais on peut se poser la question dans ce domaine comme dans celui des cigarettes pour la nocivité qu’elles ont ou pas. Bref, les intérêts divergent et tout est fait pour les plus puissants.

      Ceux qui veulent plus de puissance pour leurs antennes n’ont pas intérêt à ce que des dizaines d’études soient publiées avec des conclusions allant à l’encontre de leurs choix de compétiteur où l’on doit occuper la première place à tout prix. De fait, on peut se permettre de penser que tout sera fait pour que l’opinion publique soit en leur faveur et donc que pour cela il est indispensable que le sérail des chercheurs plie du bon côté (je ne me permets pas de penser qu’ils influencent les chercheurs mais qu’ils poussent à l’étude de phénomènes qu’ils pourront récupérer en leur faveur). Du coup, on peut financer ce qu’il faut comme étude à coup de millions pour arriver à ses fins. Ce qui compte ici, c’est plus l’avidité des actionnaires que la bonne santé du simple quidam.

      Donc pour moi, c’est le principe de précaution qui, aujourd’hui, prévaut et que donc je suis pour patienter encore un peu car il n’y a pas péril pour les utilisateurs en cette situation d’attente. On a nos besoins assez bien couverts et nous sommes même en avance sur bien d’autres pays.
      Maintenant bravo à tous ces chercheurs qui œuvrent en âme et conscience sans minimiser l’impact de ces nouvelles technologies sur l’humain. Après, à chacun d’être critique, bien qu’à notre niveau on ne puisse pas faire valoir grand-chose…

  8. 25/02/2018 à 2:03

    On sait pertinemment que les micro-ondes sont nocives, que ce soient des fours domestiques, des radars ou des transmetteurs des communications satellitaires, mais parce qu’il sont puissants et que cela fait agiter les atomes et par conséquent chauffent. On ne peut pas nier que les fréquences utilisées pour la téléphonie portable qui sont aussi dans les 900 Mhz à 5 GHz, mais à des doses tellement moins puissante, que l’effet sur les humains ne soit pas significatif. D’autres rayonnements, solaire par exemple, sont autrement plus nocifs. Les électromagnétosensibles pouraient se faire faire des habits tissés de fils métalliques, qui feraient cage de Faraday.

  9. Pedro
    25/02/2018 à 10:08

    Déjà des cancers à priori « nouveau » au niveau de l’oreille. Juste cela prouve que par le passé les fréquences plus basse étaient nocives pour la santé vu qu’un cancer s’est développé.

    J’ai lu une étude sur le wifi en 2.4ghz qui influençait la stérilité qui est en baisse depuis des années ceci est un deuxième fait.

    Maintenant pour qu’une étude soit valable et fiable, il faut 20 ans. Est ce qu’on reste en 2g pendant 20 ans pour vérifier sa nocivité?

    Les radiations par exemple sont invisibles à court terme et à faible dose. Mais par contre à long terme, on attrape un cancer et on meurt donc c’est mortel. Rien ni personne ne peut nous garantir que dans 20/30 ans, on ne soit tous mort car exposé à des fréquences trop élevé qui nous traverse et dont on ne connait pas les effets à long terme. C’est 24/24h ces ondes personne ne les coupe la nuit ou baisse la puissance. C’est cela le plus grave pour moi…
    Tout comme le wifi des voisins qu’on doit subir car ils le mettent full puissance alors que ça sert à rien. Et même si on pend nos précautions en le coupant ce sont les autres qui nous arrosent…

    Tout comme on ne sait pas pourquoi après plusieurs générations de souris à Tchernobyl, elles sont totalement irradiées mais vivent leur vie de souris normalement maintenant alors que les oiseaux non et que les conifères sont affectés mais pas les feuillus car à priori l’ADN de ces arbres est plus simple et moins affecté par les radiations. C’est terrible ce qui s’est passé à Tchernobyl mais c’est bénéfique pour faire des études réel et non en labo des radiations.

    Le principe devrait être simple, est-ce utile de multiplier les antennes et la fréquence partout pour avoir un réseau avec une couverture de faible porté ?
    Pour moi non, il faut rester sur des fréquences qui portent loin et limiter le nombre d’antennes et la puissance d’émission. Il y’a assez d’autres pays qui testent ces technologies sur leur population. On verra dans 10-20-30 ans qui avait raison. Et il faudrait aussi des centres de désintoxications car cela devient une catastrophe. Regarder les gens autour de vous défiler à l’infini facebook pour voir quoi au final rien de tes intéressant, tout comme les vidéos YouTube… Oui, il y’a des choses intéressantes mais cela reste limité… On va vers un monde se zombie avec des gens déconnectés de la réalité qui les entourent.

    • misenta
      26/02/2018 à 2:11

      Euh, au cas où la téléphonie dans les bandes de fréquences actuelles existe depuis plus de 30 ans et les personnes ne tombent pas comme des mouches! De plus, en Suisse, il y a déjà un principe de précaution avec des limites d’exposition dix fois inférieurs aux limites européennes.
      Est-ce qu’on parle des personnes qui ont été sauvées grâce à leur mobile? De la 5G qui permettrait aux véhicules de communiquer entre eux et, ainsi, de diminuer d’un facteur de plus de 100 les accidents routiers…

  10. chrisge
    27/02/2018 à 10:07

    j’ai travaillé 17 ans dans la téléphonie mobile chez un grand opérateur suisse….

    Evidemment qu’il faut en avoir peur !!! Surtout aux fréquences qui sont utilisées maintenant soit 2.1 GHz ! (les fréquences à 700 MHz qui vont être attribuées vont heureusement faire beaucoup baisser le risque !)

    Par contre ce n’est pas les mâts de 30m au milieu des champs ou au bord de l’autoroute qui sont dangereux… mais bien les antennes « cachées » par les opérateurs pour éviter les oppositions lors de la demande d’autorisation !

    Et il y en a des centaines voire des milliers en Suisses.

    – sur des façades cachées dans des enseignes lumineuses de commerces (commerces qui reçoivent un « loyer » payé par l’opérateur !) > rayonnement à 1 ou 2m de fenêtres d’appartement ou de bureaux.

    – sur des bords de toits avec des appartements à 1m50 au-dessous > chambres à coucher occupées 8h par nuit…

    – et toutes les antennes qui font la couverture intérieure d’entreprises et qui sont mises dans les faux plafonds pour une raison « esthétique » (sic !) et pour lesquels les valeurs de rayonnements peuvent être élevées car l’entreprise préfèrent mettre peu d’antennes qui émettent fort plutôt que plusieurs faiblement car cela revient moins cher (re.sic !)

    Tous ces rayonnements sont émis 24/24h et ne dépendent pas de l’utilisation de VOTRE smartphone donc invisibles de beaucoup de gens…

    Et j’en passe…. tout cela ce paiera cash dans 10 ou 20 ans !!!

    • misenta
      28/02/2018 à 12:16

      Désolé de voir tant d’inepties dans votre commentaire, il existe en Suisse des normes (ORNI) qui sont très claires et qui sont mises application par tous les opérateurs. Lors de la mise en service (en général max 6 mois après), toutes les fréquences émises sont mesurées dans les pires des cas et ne doivent pas dépasser les normes ORNI.
      De plus, pour les installations intérieurs, la puissance totale de l’installation ne doit pas dépasser les 6W… Donc arrêtez de dire n’importe quoi!

      • chrisge
        02/03/2018 à 2:09

        @ Misenta > vous avez travailler 15 ans pour un opérateur mobile en Suisse ? je pense pas alors ne mettez pas en doute ce que je dis ! merci.

        • misenta
          06/03/2018 à 2:20

          Au cas où, je travaille dans la téléphonie mobile depuis 30 ans!
          Je ne vois en cas la bande des 700Mhz serait moins nocive, surtout que ces ondes sont plus « pénétrantes » que les ondes à 2100MHz. La preuve est que les normes ORNI en Suisse sont plus sévères en bande basse (700-900MHz) que pour les bandes hautes (1800-2600MHz), 4V/m contre 6V/m (5V/m sont acceptés lors de l’utilisation des deux bandes).
          Donc, travailler 17 ans pour un opérateur ne fait pas de vous un expert et, comme je l’ai déjà dit, les lieux les plus exposés sont mesurés pour rester dans les normes.

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