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Pseudo-science: le débat sur la 5G ne s’élève pas au détriment de Salt, Sunrise et Swisscom

Swisscom a publié un quizz sur la 5G.

Swisscom a publié un quizz sur la 5G.

Swisscom, Sunrise et désormais Salt continuent de moderniser leurs infrastructures pour les adapter à la dernière évolution technologie mobile, la 5G. Dans un climat délétère de désinformation, les erreurs factuelles, les amalgames et les problèmes d’interprétation se multiplient. Hélas, dans notre vénérable démocratie, la pseudo-science gagne du terrain.

Pour commencer, au mépris de nos institutions, de nombreuses voix s’étonnent de l’important travail accompli actuellement par les opérateurs dans la plus parfaite légalité. En effet, bénéficiant de la «neutralité technologique», ils recourent aux fréquences utilisées pour la 4G afin de déployer la 5G, ce qui explique la couverture actuelle de 90% du territoire par Swisscom. La carte synoptique des antennes 2G/3G/4G/5G.

Une information qui fait couler beaucoup d’encre et qui suscite des craintes alors que les normes actuelles sont toujours respectées. Le passage de la 4G à la 5G sur les mêmes fréquences ne devrait rien changer. Hélas, dans un climat populiste et démagogique, le débat est biaisé, car trop de voix ne pouvant donner un avis scientifique avéré et sérieux s’expriment sur cette question. Popper doit se retourner dans sa tombe!

Des scientifiques spécialisés

En effet, il ne suffit pas d’être ingénieur, même dans un domaine technique, pour se prononcer sur l’éventuelle dangerosité de la téléphonie mobile et plus largement des ondes électromagnétiques. Pour évaluer les éventuels effets de ces technologies, il semblerait plus raisonnable de se tourner au minimum vers des biologistes, éventuellement des médecins et des épidémiologistes. Et encore, il faut que ces personnes soient suffisamment «consensuelles» et fassent autorité en la matière….

Loin du boulevard, des milliers de scientifiques dans le monde se penchent constamment sur ces questions. En Suisse, le groupe consultatif d’experts en matière de rayonnements non ionisant (BERENIS) évalue en permanence la littérature scientifique sur ce sujet. Tous les résultats sont accessibles ici au grand public, qui souhaiterait une information de qualité. L’EMF-Portal recense aussi des milliers d’études scientifiques.

Des normes pour limiter les risques

Par précaution, comme il est difficile d’évaluer sur le long terme les risques liés à l’exposition des ondes électromagnétiques, les autorités sanitaires des différents pays ont édicté des normes qui varient fortement. En Suisse, c’est l’Ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI) qui garantit la protection de la population, également pour la 5G…

Les législations nationales se basent sur les résultats de l’International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP). Ces différentes normes sont censées protéger les êtres humains d’une dangerosité potentielle des ondes qui ne semble pas avérée à ce jour, y compris par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le prochain rapport a pris du retard…

Pourquoi le débat est médiocre

Pour commencer, le passage de la 3G, à la 4G, voire à la 5G ne devrait pas changer fondamentalement les choses en matière de dangerosité, du moins sur les fréquences actuelles. Et on a trop souvent l’impression que la 5G amène intrinsèquement une dangerosité supplémentaire, ce qui n’est pas le cas si les normes actuelles sont respectées.

La 5G introduit toutefois un élément qui doit être évoqué: le beamforming, c’est-à-dire la possibilité d’augmenter la puissance dans un faisceau donné pour améliorer le débit. Une possibilité technique difficile à utiliser en Suisse avec les normes actuelles, raison pour laquelle les opérateurs font pression pour leur relèvement… Sur le long terme, l’utilisation potentielle des ondes millimétriques, difficile à mettre en œuvre devra aussi être suivi.

5G: les erreurs factuelles

Enfin, des erreurs factuelles sont régulièrement véhiculées dans la sphère publique. Par exemple, sur un site renommé, on peut lire que Sunrise déploie actuellement la 5G dans la gamme de fréquences de 3,5 GHz, une fréquence déjà utilisée par la 4G, ce qui est faux. Trop souvent des amalgames, des prises de position fumeuses et des raccourcis conduisent à une psychose injustifiée.

Alors sans danger? Disons qu’à en croire les scientifiques, toujours naturellement très prudents, aucune nocivité avérée des ondes électromagnétiques n’a été démontrée lorsque les normes en vigueur sont respectées. Dans tous les cas, il convient de se conformer au principe de précaution, comme le garantit la législation actuelle et rester attentif aux ultimes études scientifiques. Le dernier rapport sur le déploiement de la 5G va d’ailleurs dans ce sens.

Xavier Studer

Lire aussi sur ce blog :
Faut-il avoir peur des antennes de téléphonie mobile? Rien ne semble le prouver

High-tech: «Champs électromagnétiques, environnement et santé»…

Notre dossier complet sur la 5G

Sur le site de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS):
Ondes de la téléphonie mobile: une étude du National Toxicology Program fait le buzz sans raison scientifique

36 commentaires pour “Pseudo-science: le débat sur la 5G ne s’élève pas au détriment de Salt, Sunrise et Swisscom

  1. Anton
    12/01/2020 à 09:11

    Vous avez tout dit, bravo !

    • M
      12/01/2020 à 11:36

      Mais au juste, à quoi servira la 5G, à part enrichir Salt, Swisscom et Sunrise ?

      • 12/01/2020 à 11:48

        Tous les jours les opérateurs renforcent leurs réseaux pour faire face à l’explosion de la demande. La 5G permettra de garantir à tous un accès de qualité au réseau des réseaux et à donner les outils nécessaires à l’industrie pour affronter les besoins de demain. La 5G permettra aussi de consommer moins d’énergie pour le même volume de données véhiculé.

        • Burger Marc
          28/02/2020 à 16:29

          Je comprends bien cette situation d’une demande qui explose. Mais au fond qui provoque volontairement cette demande exponentielle ? 🙂

      • 8ipu9pd2ee
        12/01/2020 à 11:55

        A offrir plus de débit et de bande passante et ainsi renforcer un réseau 4G bientôt saturé

  2. 12/01/2020 à 09:45

    Cela me fait penser à ces opposants qui exigent que « Les locaux des bâtiments publics tels que jardins d’enfants, écoles, hôpitaux ou EMS devraient être aménagés afin d’éviter tout rayonnement électromagnétique. »

    Il faut faire attention à ce que l’on demande, car stricto sensu, la lumière est aussi une onde électromagnétique… On enferme les bâtiments sous cloche et dans l’obscurité alors ?

    Oh, et les êtres humains émettent dans l’infrarouge, donc il faudrait éviter trop de proximité ! Je rigole, mais on voit que cela peut vite devenir absurde, la preuve.

  3. 12/01/2020 à 10:19

    +1

  4. Philippe
    12/01/2020 à 13:38

    Le débat au sujet de la 5G est à raz-les pâquerette de la part de bien des gens… Investisseurs qui veulent gagner un max d’argent / Utilisateurs fanatiques convaincus que le « dieu » de la technologie est de leur côtés, des techno-mans dans le genre de ceux qui ne jurent que par Apple ou autre…

    Dans les faits ces ondes 5G sont dangereuses en tout cas pour nos insectes selon la très sérieuse fondation Pronatura qui est reconnue d’intérêt public par la confédération depuis toujours…

    Faut-il vous rappeler que certains insectes jouent un rôle majeur dans la pollinisation des fleurs (sans eux vous n’auriez plus grand chose dans vos assiettes), que tous ont utilités !! Ils font partie de l’alimentation de base de bien des espèces animales chauves-souris, oiseaux, lézards, etc.

    Nous savons que détruire notre environnement est suicidaire pour nous ainsi que pour les autres espèces avec les quelles nous cohabitons et dont nous avons besoin directement ou indirectement pour assurer notre propre survie et celle des autres espèces animales.

    Rappelez vous que 60% des vertébrés ont disparu en 44 ans ce en raison des changements que l’humanité à imposé au monde qui nous entoure.

    A quand une prise de conscience ?? Je me le demande l’humanité est tellement stupide dans sa généralité qu’il sera peut être bien trop tard lorsque nous prendrons enfon des mesures eficaces de protection ;(

    https://www.lematin.ch/suisse/5g-chauffer-antennes-insectes/story/14081433

    https://www.liberation.fr/france/2018/10/30/adieu-poissons-oiseaux-mammiferes-amphibiens-et-reptiles-60-des-vertebres-ont-disparu-en-44-ans_1688634

    • Tricoline
      12/01/2020 à 15:30

      Navré, mais ce que vous dites est faux !

      La disparition des insectes est due principalement aux produits chimiques que nos agriculteurs utilisent continuellement.

      Ce sont les industries agro chimique produisant des fongicides, insecticides et autres « saletés » pour l’agriculture et la viticulture qui sont responsable de la disparition des insectes et de facto des oiseaux.

      Ensuite c’est aussi la pollution de l’air, mais pas les rayonnements électromagnétiques non ionisants.

      Des ruches en pleine villes, sous des antennes, il y en a dans toutes les grandes villes, et pas de problème avec les abeilles, désolé.

      Donc stop aux fausses informations et au populisme anti n’importe quoi (anti éolienne, anti panneaux solaire, … ect)

      • 12/01/2020 à 16:51

        +1

      • Philippe
        12/01/2020 à 17:52

        Vous m’excuserez mais je crains que vous m’ayez mal lu… La chimie fait en effet ses propres dégâts sur les insects et il y a aussi d’autres facteurs environnementaux en jeux il est vrai.

        Il n’empêche que la 5 G va faire elle aussi faire des siennes selon l’avis des biologistes de Pronatura qui savent de quoi ils parlent.

        Au lieu de crier aux fausses informations je vous conseillerai d’être plus attentif à l’avenir… comme le disent les bouddhistes, l’attention est facteur de plenitude, ce que je vous souhaite quoi qu’il en soit.

        • misenta
          15/01/2020 à 15:56

          J’adore le titre de l’article qui dit « des études… » puis plus loin « une étude… » et pour finir, rien en dessous de 6GHz et des effets seulement en dessus de 10GHz.
          Donc des fréquences qui ne sont pas disponibles actuellement en Suisse pour la 5G (<3.8GHz) et il n'est même pas indiqué à quelle intensité (en Suisse on a déjà un principe de précaution).
          Et c'est vrai que les biologistes de Pronatura sont des experts…

      • Foxband
        12/01/2020 à 18:01

        Ce qui n’empêche nullement les fabricants de ses produits phytosanitaires de minimiser leurs rôles, et de tout faire pour que surtout rien ne change.
        Et pour reprendre une partie de la rhétorique de Monsieur Studer : ce sont des produits vendus et utilisés « dans la plus parfaite légalité » au sein « de notre vénérable démocratie ».

        Vous venez de donner des arguments en faveur d’un principe de précaution dur et de ceux qui pensent qu’il ne faut surtout pas rester passif lorsque l’État doit prendre une décision concernant des pratiques censées durer, et répandues à l’échelle mondiale.

    • 12/01/2020 à 16:18

      Je vous suggère la lecture de cet article de qualité publié par Le Monde: https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/13/oiseaux-tues-insectes-en-surchauffe-demeler-le-vrai-du-faux-sur-les-animaux-et-la-5g_5509887_4355770.html

      Par ailleurs, ce blog est libre indépendant et n’est aucunement partisan.

      • Tex
        12/01/2020 à 19:55

        Excellent article merci

    • catsous54
      14/01/2020 à 05:26

      Tout à fait d’accord. Le site stop5g.ch est très bien fait. Tout cela n’est une fois de plus qu’une question d’argent au moment où on parle d’écologie aberration totale. Certains cantons on fait des moratoires et le Conseil Fédéral les a jugés “ILLÉGAUX” c’est ça la démocratie ? On sait bien que le Conseil Fédéral est actionnaire de Swisscom chercher l’erreur. Il y a des manifestations prévues contre cette ineptie. La 4G suffit amplement. Et pourquoi aucun mouvement écologiste ou les verts ne s’insurgent pas contre cette autoritarisme d’état. Je pensais que le peuple était souverain??? Apparemment notre démocratie est réellement en danger.

  5. Rac
    12/01/2020 à 13:53

    Toute cette polémique sur la 5G provient du caniveau qu’est devenu internet et en particulier les réseaux dit “sociaux” où n’importe qui y va (anonymement) de son commentaire et jugement définitif, même s’il ne sait même pas réellement de quoi il parle. On répète, on reprend n’importe quelle nouvelle ou image débile et on l’utilise comme argument pour prouver que l’on a raison. Il faut avoir vu ,dans les défilés anti-5G, la photo d’un sapin complètement “déplumé” avec une soi-disant antenne 5G au sommet, brandie comme “preuve” de sa nocivité ! LA-MEN-TABLE

  6. Foxband
    12/01/2020 à 14:48

    Je pense que tout le monde reconnaît qu’il y a de la désinformation sur cette question, mais beaucoup moins nombreux sont ceux qui admettent qu’elle provient de tous les camps.

    Par ailleurs, vous ne semblez comprendre de quelle manière fonctionne la recherche scientifique ; sur une question telle que celle-ci – les effets d’une technologie et de ses pratiques sur les êtres vivants –, la recherche devrait être largement et véritablement multidisciplinaire.
    Vous ne faites pas preuve de la retenue nécessaire, et qui manque tant sur ce sujet, lorsque vous vous permettez de dire qui a voix au chapitre ou non. Qu’il est saugrenu d’associer le biologiste et la technologie, tout en écartant la formation technique ; bien des domaines peuvent et doivent contribuer à cette recherche.

    Aussi, il est peut-être opportun de rappeler que le consensus n’a aucune valeur scientifique ; il est aisé de faire taire un groupe de scientifiques en leur opposant le fameux consensus.
    Vous voulez systématiser l’argument d’autorité : je ne vous félicite pas.

    À l’instar de bien des groupes anti-5G, votre hermétisme ne permet que de convaincre les convaincus.

  7. dsp7
    12/01/2020 à 18:27

    Voici un lien d’une conférence sur les effets biologiques qui a eu lieu en Allemagne début octobre 2019. Il y a une série d’intervenants qui expliquent la problématique de la 5G et des ondes électromagnétiques en général.
    Et ce sont des spécialistes dans le domaine (professeurs/docteurs).

    https://kompetenzinitiative.com/en/mainz-2019/

  8. Pedro
    12/01/2020 à 22:16

    Pourquoi l’office de la santé publique refuse d’étudier le sujet lorsqu’il y a des problèmes avec quelque chose se trouvant à moins de 10cm d’un téléphone mobile ?
    Avec des ondes de moins de 1ghz celles qui pénètrent le mieux la peau et qui chauffe les tissus ?
    Pas pris en compte dans l’étude, il est sur qu’on trouvera rien en l’ignorant. Combien d’entre vous ont demandé de le prendre en compte dans leur étude ?

    Pour la 5g et les nouvelles ondes, ca fait des dizaines d’années que les satellites nous bombardent d’ondes de plusieurs GHz pour la TV, communication,.. mais il faut une parabole pour les capter et la moindre chose les bloquent. Un habit, notre peau, ce n’est très probablement pas un problème car peu puissant.

    Un jour, il faudra trouver une nouvelle technologie qui ne diminue pas la portée en augmentant la fréquence.
    Le quantique est un bon candidat mais il faudra encore quelques années et encore plus pour savoir comment ça fonctionne car actuellement cela tient plus de la magie, communication sans fil sans latence dont on ne connaît pas la portée.

  9. Nicolas Pernet
    13/01/2020 à 00:05

    Vous êtes désespérant M. Studer 😉 Vous parlez d’exactitude de l’information et vous dites que la 5G est déployée sur les fréquences de la 4G. Alors que Swisscom a utilisé les fréquences autour de 2100 MHz qui étaient attribuées à la 3G pour assurer sa fameuse couverture 5G à 90%.

    Quant à trouver de l’information scientifique sérieuse et consensuelle, si on vous fournit un article d’un médecin travaillant pour BERENIS et démontrant que l’ICNIRP à tort, vous réclamez encore plus de preuves. Je vous remets le lien ici : http://www.aefu.ch/fileadmin/user_upload/aefu-data/b_documents/oekoskop/OEKOSKOP_19_2.pdf#page=5
    Oui, cette personne travaille bien pour BERENIS 😉 Et elle a fait partie du groupe de travail “Téléphonie mobile et rayonnement”.
    Peut-être que c’est l’allemand qui vous rebute, Dans ce cas, il existe une traduction (imparfaite) de l’article ici : https://8e435998-566c-484c-a9c9-961b8d747e25.filesusr.com/ugd/12550c_629a1f4bcabc4be18674f054ada51e8d.pdf

    Je suis de plus déçu que vous ne parliez pas de la réponse du DETEC aux journalistes de 24 heures. Le DETEC décide juste de ne pas décider entre les 5 options et choisi donc de facto l’option n° 1, le statu quo ! En arguant du fait que le Conseil des Etats a déjà refusé par 2 fois le relèvement des normes actuelles. Ah, notre belle démocratie !
    Donc ce relèvement passe pour le moment à la trappe… Et le déploiement de la 5G se fera sur 20 à 30 ans si l’on en croit le rapport du groupe de travail.

    Peut-être que la 5G n’était pas la bonne solution ?

    J’ai trouvé petit votre taclage de l’ingénieur. Et vous, quelles sont vos compétences scientifiques ?

    • 13/01/2020 à 07:55

      Ce n’est pas à moi de trancher sur une éventuelle dangerosité des ondes électromagnétiques (donc pas seulement de la 5G) et des normes nécessaires. Je n’en n’ai pas les compétences. Pour avoir modestement suivi quelques cours d’épistémologie, lu un peu de Popper et autres, je ne peux toutefois que constater la médiocrité actuelle du débat.

    • 14/01/2020 à 07:49

      Je sous suggère la lecture de cette prise de cette position, le chef de BERENIS, professeur en épidémiologie: https://www.nzz.ch/meinung/5g-und-die-echten-strahlenschuetzer-ld.1492265

      • Nicolas Pernet
        14/01/2020 à 09:42

        Je connais très bien les positions de Martin Röösli, chef de BERENIS. Il vient d’y avoir une lettre envoyée par plusieurs scientifiques à Mme Sommaruga pour réclamer la démission de M. Röösli en arguant de ses liens avec l’industrie.
        Avez-vous lu l’article de Mme Steiner, membre de BERENIS et indépendante elle ?

  10. Bambou55
    13/01/2020 à 10:56

    A mon avis, cet article résume bien la situation actuelle.
    Toutefois, il y a une petite erreur ! Le beamforming n’est pas une technologie ammené par la 5G ! La 4G et aussi la 3G peuvent l’utiliser. Maintenant, il n’est pas intéressant économiquement à un opérateur de changer d’antennes pour bénéficier du beamforming en 4G, surtout avec l’ORNI qui ne tient pas compte de cette “technologie”
    .

    • 14/01/2020 à 20:43

      Disons qu’opérateurs et telcos m’ont expliqué en long et en large pourquoi il fallait revoir les normes en Suisse pour pouvoir faire du beamforming en 5G… Alors oui, techniquement, le beamforming peut être utilisé avec d’autres normes, mais en Suisse, ce point est important.

  11. Tom
    14/01/2020 à 10:48

    On peut se demander à qui la faute de toutes ces histoires au tour de la 5G ??
    Et bah tout simplement nos chères journalistes,,,, pourquoi ??? Parce la peur fait vendre !!!! , pendant toutes ces années ils on mis le doute chez les gens avec les gros titres …. “la 5 arrive est-elle dangereuse??? , des vaches sont mortes à cause de la 5G , Des oiseaux , les insectes,,,, etc etcétéra ,,,,, que des fakes News do net ,,,,,, et en lisant ces articles, à la fin , on comprend rien …. mais voilà le mal est fait , et maintenant quand les vrais spécialistes disent , q’un un mobile peut émettre jusqu’à 4.1v , quand on se retrouve dans des zones à faible couverture ,et pas seulement… et qu’une antenne émet un Max 2v , cherchez l’erreur,,, merci les journalistes 👍👍👍👍
    Désolé pour le français 😬😬

    • dsp7
      14/01/2020 à 16:38

      Une antenne en Suisse peut avoir une valeur maximale de 6 V/m dans les zones sensibles. Les opérateurs aimeraient monter cette valeur à 20 V/m. Ailleurs (zones non sensibles) c’est 61 V/m en ce moment. Renseignez-vous correctement avant d’écrire n’import quoi.

  12. dsp7
    15/01/2020 à 19:00

    Ah on y vient. Donc vous le dites vous-même, les opérateurs veulent changer les normes.
    Et ça veut dire quoi concrètement? Et bien c’est augmenter les puissances et passer à un champ électrique de 20 V/m dans les lieux sensibles. Ce qui veut dire aussi qu’on aura beaucoup plus que 61 V/m dans les lieux non sensibles (comme les terrasses). On parle de valeurs allant jusqu’à 200 V/m.

    L’article de Monsieur Röösli dit exactement le contraire: Nur gibt es ein Problem: Je älter die Technik, desto mehr Strahlung braucht es für die gleiche Datenmenge. 5G ist also eine Möglichkeit, mehr Daten mit weniger Strahlung zu verschicken. Damit verhindert die Einführung von 5G, dass die Strahlenbelastung parallel zur Datenmenge zunimmt.

    Alors d’un côté on a une augmentation de puissance et à fortiori une augmentation massive l’exposition, car passer de 5 ou 6 V/m à 20 V/m représente une augmentation d’environ 16 fois en W/m2 et de l’autre côté Monsieur Röösli veut nous faire croire que l’exposition diminue par rapport aux anciennes technologies car la 5G peut transmettre plus de données en moins de temps.

    • bambou55
      15/01/2020 à 20:43

      “passer à un champ électrique de 20 V/m” c’est juste, c’est un souhait des opérateurs. MAIS, c’est aussi pour profiter de la technologie du “beamforming” qui, au lieu d’arroser en permanence partout tout le temps, n’arrose que sur l’utilisateur de manière ciblée. Il faut aussi savoir comment on procède aujourd’hui lors d’un contrôle. On additionne des maximums qui n’ont pas lieu au même moment et au même endroit. On a donc des maximum de maximum théoriques qui ne peuvent jamais être atteint. Si on faisait des moyennes 24h, on aurait environ le tiers de ces 5-6 V/m.

      “allant jusqu’à 200 V/m” FAUX. malgré l’augmentation aux lieux sensibles on peu respecter les 61V/m des lieux “non sensibles”

      Monsieur Röösli a raison, avec l’utilisation de la 5G et de l’utilisation des données consommées par les consommateurs actuellement, on pourrait diminuer l’exposition au rayonnement globalement. Sauf que la quantité de data consommée double tout les ans (a confirmer), cela devrait aussi entrainer, à terme soit d’une augmentation de l’exposition, soit de l’explosion du nombres de cellules. Mais, si les opérateurs ne gardent que la 4G et l’ORNI actuelle, ils ne pourront plus palier à cette augmentation de consommation éternellement, les cellules sont déjà au bout de leurs capacités.

      • dsp7
        16/01/2020 à 14:43

        Ah, cette belle théorie où on arrose l’utilisateur de manière ciblée. Ça fonctionne certainement pour une personne, mais que faites-vous lorsque plusieurs milliers de personnes dans une rue se déplacent? Le beamforming va-t-il contourner les autres personnes? C’est tout simplement des foutaises. Et s’il y a 20 V/m, l’exposition augmente (16x en W/m2 par rapport à 5 V/m).

        Et si vous avez 20 V/m, ce qui en passant est énorme, vous aurez automatiquement une valeur beaucoup plus élevée à la sortie de l’antenne. Avec les 20 V/m ça serait environ 120 V/m. Je ne dit pas que les 200 V/m seront introduits mais cette valeur a déjà été évoquée.
        Pour ce qui est de la méthode de mesure, on n’additionne pas plusieurs maximum. Ça n’a aucun sens. De manière simplifiée, c’est les pics (peak) qu’on mesure et non pas une moyenne comme l’aimerait les opérateurs.

        Il est clair qu’une moyenne abaissent sensiblement la valeur. C’est comme rouler à 200 km/h pendant 30 minutes et ensuite à 10 km/h les autres 30 minutes. On arrive à une moyenne de 105 Km/h. Comme le traffic baissent la nuit, la moyenne entrera certainement dans les 5-6 V/m.

        • dsp7
          16/01/2020 à 15:57

          Petite correction. Une antenne Ericsson 5G 64 éléments à un champ électrique de 140 V/m à 8 mètres et 61 V/m à 17.9 mètres. Donc bien plus élevé que les générations actuelles.
          (Et désolé pour les fautes d’orthographes de l’autre commentaire).

          • dsp7
            17/01/2020 à 17:22

            Et pour terminer un lien vers un autre document, cette fois-ci d’une personne qui a fait les calculs à partir d’un document officiel de l’ANFR. Il y a toutes les données d’un site par type d’antenne en dBW, converties ensuite en Watts:
            2G : 323 W
            3G : entre 645 W et 1900 W selon la fréquence
            4G : entre 1584 W et 4000 W selon la fréquence
            5G : 31600 W (antenne 5G Nokia, fréquence entre 3700 – 3800 MHz)

            J’avais déjà publié il y a un moment un chiffre similaire pour la puissance émise et comme il fallait s’y attendre sur ce site, on a dit que c’était de la désinformation…
            Donc encore une fois pour résumer, il est totalement faux de dire que l’exposition baisse avec la 5G (cf. Monsieur Röösli), bien au contraire.
            Le beamforming ne réduit en rien l’exposition. Ça fonctionne avec un nombre très restreint de personnes, mais pas dans les conditions réelles. Les ondes électromagnétiques ne vont pas contourner les autres personnes qui se situent dans le fameux beam, sachant que par élément il y a 20 personnes. Et ces 20 personnes ne sont pas toutes au même endroit. Et lorsque vous multipliez ceci par 64 (nombre d’éléments total) on est à 1280 utilisateurs qui sont répartis un peu partout. Alors certes la puissance émise variera d’un endroit à l’autre, mais comme la vraie 5G a besoin de plus de puissance pour pouvoir traverser les obstacles et d’avoir un débit accru, l’exposition sera globalement bien plus haute que maintenant.
            Sans oublier qu’il y a un cumule de l’exposition avec les « anciennes » technologies.

            https://www.ondes-expertise.com/antennes-relais/puissance-reelle-emission-5g/

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