Au moment de quitter Swisscom, Urs Schaeppi dresse un bilan positif

  • Post last modified:07/05/2022
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Urs Schaeppi, CEO de Swisscom.
Urs Schaeppi, CEO de Swisscom.

Ayant surpris pas mal d’observateurs en février, Urs Schaeppi quitte Swisscom le sourire aux lèvres. Lors d’un entretien accordé à la radio alémanique SRF, il souligne que l’opérateur a réussi sa transformation vers un groupe technologique moderne. Il s’est aussi expliqué sur les pannes à répétition dans l’émission «Samstagsrundschau».

Une nouvelle fois, le patron du plus puissant opérateur du pays a indiqué que ces dysfonctionnements sont fâcheux, mais ne doivent pas faire oublier que la stabilité des services s’est «substantiellement améliorée» au cours des dernières années. Une manière de voir les choses, mais l’entreprise a tout de même dû s’expliquer jusque sous la coupole…

Complexité croissante des réseaux?

Pour le patron de Swisscom, cette série de pannes s’explique par la complexité croissante des réseaux. L’auteur de ces lignes estime toutefois que cette explication est incomplète. En effet, l’époque du réseau électromécanique était probablement bien plus complexe. Mais comme les centraux étaient plus «décentralisés», les effets des pannes étaient moindres qu’aujourd’hui sur un réseau tout numérique.

Concrètement, la numérisation a aussi des effets potentiellement très négatifs. Des mises à jour boiteuses ou des problèmes de logiciels peuvent avoir des conséquences mondiales… Ce ne sont certainement pas des groupes comme Microsoft, Apple ou Google qui diront le contraire…

Simplification du réseau

«Nous effectuons 600 interventions par jour», a déclaré Schaeppi repris dans différents articles de la presse alémanique comme celui-ci de l’Aargauer Zeitung. Le groupe s’emploie désormais à simplifier son infrastructure pour éviter que de tels problèmes se reproduisent. Urs Schaeppi concède d’ailleurs que le développement des réseaux, notamment de la fibre optique, constitue un défi important.

Urs Schaeppi a rappelé que certains concurrents (mais pas les plus importants) reprochent à Swisscom de vouloir se créer un monopole en privilégiant une infrastructure point à multipoint qui ne permet pas à tous les concurrents de maîtriser totalement l’infrastructure en utilisant leur propre fibre optique. La technologie favorisée par Swisscom est un standard international, a-t-il rappelé, s’attendant à une avancée du dossier d’ici à fin 2022.

Christoph Aeschlimann, qui dirige actuellement le secteur infrastructure de Swisscom, prendra les rênes de l’opérateur à partir de juin. Il hérite d’un groupe coriace qui a su admirablement résister à ses concurrents par son acharnement, mais aussi parfois de manière plus discutable.

Xavier Studer

Cet article a 6 commentaires

  1. Dominique

    Urs dresse un bilan positif. Logique qu’il se félicite lui-même 🙂 Qui d’autre le ferait? Les pététés ont réussi à bloquer totalement le déploiement de la fibre optique en Suisse. Dans ma ville de presque 20 000 habitants, aucun projet! Seuls les immeubles neufs sont reliés au réseau par la fibre, mais sans libre choix de l’opérateur.

    1. Nycko

      Qui va payer l’ouverture des routes et le changement des câbles de votre domicile ? Là est le problème, comment être au niveau international avec des blocages d’anti 5g, et des gens qui veulent tjs moins cher ? La pose de la fibre ne peut pas aussi être faite par Sunrise ou Salt ? Décidément, personne comprend que c’est la 5 et 6g le futur, plus les câbles jusqu’à l’appart, mais chaque bâtiment 1 ou plusieurs antenne 5g d’après les utilisateurs, chaque opérateur dessus.

      1. David Dupont

        Pour la millième fois, la 5G et la fibre sont des technologies complémentaires et non concurrentes. On peut parfaitement déployer la fibre sans être nécessairement obligé s’ouvrir à chaque fois les voiries vu que cela peut se déployer en aérien. On a besoin de la fibre ET de la 5G et il est absurde de continuer à vouloir les opposer l’une à l’autre. D’ailleurs Nycko votre solution est illusoire pour le moment pour des raisons de capacité car si tout le monde se mettait sur les solutions FWA soit l’internet fixe via le réseau mobile, la saturation serait vite une réalité. Ce n’est pas envisageable comme solution.

      2. Tricoline

        Cessez Nycko avec votre prosélytisme 5G et anti fibre optique.
        .
        Poser des centaines d’antennes supplémentaires pour reliez tous les logements du pays ce n’est pas réaliste et surtout pas acceptable pour les résidents des immeubles et des quartiers résidentiels.
        Pour y arriver il faudrait trouver des centaines de propriétaires fonciers autorisant la pose de ces nouveaux équipements, tout simplement pas imaginable, même pas en rêve.
        Il y a des villages où les opérateurs ne trouvent aucun emplacement, si c’est la commune qui propose un site, le conseil communal ou général s’y oppose, donc il ne se fait rien.
        .
        La solution passe par le raccordement avec de la fibre optique pour toutes les zones des villes, des agglomérations et des centres urbains.
        Laissons la 5G pour les smartphones et les activités mobiles.

        1. Nycko

          C’est dommage de penser comme ça, en ayant un œil sur un Pays voisin je constate juste que la 5g prend un essort formidable. Tout en ayant le foyer hors de la ville, à 10mn du centre, en passant avec Tim l’internet et la TV en 5g tout est ok. Les antennes arrosent des blocs locatifs à 300m qui sont tous en 5g aussi. Fastweb a déclaré.forfait car les gens voulaient pas payer les quelques centaines d’euros pour l’installation. Tout le monde est satisfait. Ce n’est pas une ville avant-gardiste dans l’abruzze. Le plus efficace et le moins cher. En Suisse ça devient lentement un Pays qui se fait distancer par des Pays bien moins riches. Ne se cassent pas la tête pour l’apparence et des ondes x-y. On est bombardé par le Cosmos par 1001 rayons à longueur de temps. Personne se promène avec un parapluie d,aluminium…
          Tous les Wi-Fi d’un immeuble bien plus dangereux avec divers fréquences et des répétiteurs encore plus puissants.
          La fibre oui, mais pas plus loin que le quartier, la 5g ensuite. Même un routeur 5g est plus économique en électricité que les modems de Nos opérateurs. Le mien peut fonctionner sur batterie de 4000mAh 8h en regardant TV et pc-tablette-smartphones connectés ainsi que quelques gadgets lumières et assistants speakers.

  2. David Dupont

    Swisscom est un opérateur solide mais qui ne progresse plus vraiment en terme de revenus sur le marché suisse malgré le fait qu’il soit en position largement dominante et ce depuis de nombreuses années. Les activités de Fastweb en Italie sont par contre en plein boom et heureusement quelque part.

    Je pense que si Swisscom veut croître il lui faudra passer par une acquisition et développer des activités à l’international en Europe ou ailleurs. Au niveau suisse, la meilleure solution est d’investir dans le déploiement accéléré de la 5G et de la fibre même si pour cela, il faudra une solution à l’arrêt du Tribunal administratif fédéral et d’après ce que je comprends, il va encore falloir patienter plusieurs mois au minimum.

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