Amazon déploie ses serveurs en Suisse. Swisscom au taquet!

  • Post last modified:13/11/2022
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Amazon Web Services (AWS).
Amazon Web Services (AWS).

Le géant d’internet Amazon a annoncé cette semaine lancer la région d’infrastructure Suisse. Autrement dit, Amazon Web Services (AWS) Europe (Zurich) permet aux clients d’utiliser des services et de stocker des données en toute sécurité en Suisse, tout en desservant les utilisateurs finaux avec une latence plus faible. Swisscom est dans le coup!

Selon un communiqué de presse diffusé cette semaine, cette nouvelle région AWS devrait rimer avec plus de 2500 emplois à plein temps par an. En effet, le géant américain table sur un investissement de plus de 5,9 milliards de francs suisses en Helvétie jusqu’en 2036. Des dizaines de milliers de clients sont concernés.

Mauvaise réputation environnementale

Selon le même texte du géant américain à la mauvaise réputation environnementale, la construction et l’exploitation de l’infrastructure AWS en Suisse devraient permettre de contribuer pour environ 16,3 milliards de francs suisses au PIB du pays au cours des 15 prochaines années. Pas pressé, Amazon vise la neutralité carbone en 2040.

Amazon s’adresse aux développeurs, startups, entrepreneurs, entreprises, ainsi qu’aux organisations gouvernementales, éducatives et à but non lucratif. Clariant, iNovitas, Richemont, l’Office fédéral de topographie, Swisscom, Verity et Zurich Insurance Group sont déjà d’importants clients.

Swisscom dans le coup

Amazon relève que Swisscom a non seulement choisi AWS comme fournisseur de cloud privilégié pour accélérer sa stratégie de transformation numérique et soutenir son évolution vers un réseau 5G construit pour le cloud, mais qu’il est aussi un partenaire d’AWS. Il profite d’ailleurs de cette occasion pour renforcer son offre dans ce domaine avec Amazon, selon cet article.

Amazon Web Services est l’une des offres d’informatique nuagique la plus complète et la plus largement adoptée au monde. AWS propose aujourd’hui plus de 200 services complets pour le calcul, le stockage, les bases de données, la mise en réseau, l’analytique, l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle (IA), l’Internet des objets (IoT), le mobile, la sécurité, etc.

Xavier Studer

Cet article a 14 commentaires

  1. Theo

    Et les serveurs en asuiise, ils sont soumis à la surveillance américaine, style Patriot Act?

    1. Nycko

      Bien vu…c’est ça le problème…
      On croit avoir mieux que la Chine…mais bien au contraire….

    2. Oui, quoiqu’ils puissent communiquer, le simple fait d’être une société affiliée à un groupe US les soumet au US CLOUD Act, une loi qui étent le Patriot Act (surveillance de masse) aux machines qui tournent à l’étranger. D’ailleurs, l’acronyme CLOUD Act signifie : Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act.
      Le mot “overseas” indique bien qu’il s’agit d’une loi américaine extra-territoriale….

  2. redge73

    Les serveurs AWS sont soumis au droits americain donc de grand yeux de cyborg sur les données qui y circulent ?
    Cela vous rappel rien l’histoire de la nsa, espionnage à grande échelle ?
    La souveraineté du clous Suisse dans le baba ! Merci qui ? Merci la confédération Suisse !

  3. Kiwi

    Comment peut-on faire confiance à une multinationale, plus puissante qu’un Etat, avec son impunité fiscale, sociale et environnementale plus que discutable…
    Confier nos données à des multinationales de la tech étrangères est très préoccupant.
    C’est une fausse bonne idée, dangereuse et irresponsable !
    La Confédération se désintéresser complètement de la souveraineté numérique et du traitement des données de ses citoyens.
    Elle a abandonné toutes velléités démocratie à ce sujet

  4. Alain

    Tout à fais d’accord avec tous les commentaires.
    Petite nuance tout de même: à choisir entre la surveillance d’une dictature, la Chine et la surveillance d’une démocratie, l’ Amérique, je choisis la surveillance d’une démocratie.
    A pars ça Infomaniak, société suisse basée en suisse avait fait une offre à la confédération, offre qui a été refusée. Incompréhensible…

    1. Nycko

      Une démocratie qui ment, qui fout la M. Partout dans le Monde et quand tout va mal fout le camp….joli ! Et vous acceptez ?
      C’est la Chine ou les US qui ont traqué l’Allemagne, la France et l’Italie il y a quelques années ?
      Le mal est pas où on vous le fait croire …
      Attention 😰

      1. Alain

        @Nycko Comme je l’ai dit je préfère la démocratie à la dictature.

    2. Ludo

      Il faut voir les besoins de la Confédération. Informaniak n’est pas capable d’offrir ce qu’AWS offre. Infomaniak n’offre peut-être que le 1 % ou 2% de ce qu’offre AWS.
      Infomaniak offre quoi aujourd’hui ? Hosting web, serveurs, alternative maison à Office 365 et c’est tout. Aucun rapport avec AWS.
      Si tu regardes la croissance du cloud en Europe ces dernières années, elle a surtout profité aux 3 géants américains (AWS, Google Cloud et Microsoft Azure). On n’a pas d’alternatives européennes sérieuses.
      D’ailleurs, Infomaniak n’est même pas cité dans les alternatives d’AWS sur le site de l’UE : https://www.eucloud.tech/eu-providers/cloud
      En Suisse, les alternatives à AWS se nomment Hidora (Genève) ou Exoscale (Lausanne). En Europe, c’est surtout Hetzner (DE), Ionos (DE), OVH (FR) et Scaleway (FR, fondé par un certain Xavier Niel).
      Infomaniak se bat contre Hostpoint en Suisse, surtout en Suisse-allemande. Historiquement, Infomaniak est leader du web hosting en Romandie alors qu’Hostpoint est leader en Suisse-allemande.Donc, c’est logique que la Confédération mise sur les géant américain, car il n’y a pas d’alternative suisse ou européenne.

  5. MegaPouet

    Vous êtes rigolos les experts du web. Ça crie à la souveraineté et ça possède des comptes Facebook/Twitter/WhatsApp.
    Retournez à vos activités et laissez faire les grands !

  6. TommyB

    Pour ce qui concerne AWS, selon leur politique de protection des données et les lois en vigueur :
    en principe, les données sont cryptées et stockées dans un data center d’une région déterminée = de votre choix. Le plus souvent au plus proche de leurs propriétaires. Partant du principe que vous n’avez pas de synchronisation de données activée inter-régions, comme c’est la loi du pays ou d’une région qui s’applique et non pas la loi du pays/région dans laquelle la société qui fournit le service a son siège ou son origine, il est possible que selon la réglementation en vigueur, les autorités de ce pays ou de cette région puisse avoir légalement accès à ces données mais ça s’arrête là…en théorie. Bien évidemment cela concerne uniquement les données stockées sur les serveurs Amazon. Vous êtes le seul responsable de la sécurité/confidentialité des données de vos utilisateurs pour les applications que vous allez déployer sur ce cloud. En clair, vous ne faites pas confiance à AWS sous prétexte que cette société est Américaine mais vous avez au moins 10 applications sur votre téléphone mobile qui font ce qu’elles veulent de vos données, peu importe l’origine de l’app.

  7. Que pensez-vous : si les US avaient besoin de Cloud Computing, iraient-ils l’acheter chez Alibaba, en Chine ?
    C’est pourtant la démarche que fait la Suisse, tout comme un bon nombre de sociétés de ce pays.
    Or, il y’a des solutions locales et européennes. Ici, je ne citerai que celle d’Exoscale (https://www.exoscale.com), mais il y’en a d’autres !

  8. redge73

    Merci à Ludo d’avoir pointé la lacune maintenant résolue.
    Merci Infomaniak pour votre apparition dans la liste des fournisseurs de nuage (cloud) européen bien que hors union européenne mais seulement avec des accords bilatéraux.

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