UPC veut supprimer des emplois. Peut-il renouer avec la croissance?

  • Post last modified:23/02/2020
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UPC lutte pour retrouver le chemin de la croisance.
UPC lutte pour retrouver le chemin de la croisance.

Le marché suisse des télécoms bénéficie d’une concurrence accrue sur le fixe grâce à l’arrivée de Salt et de son offre presque imbattable en ce qui concerne son rapport qualité prix. Quel positionnement reste-t-il à UPC sur le marché? Après l’annonce de la réduction de ses effectifs, peut-il renouer avec la croissance?

Selon différentes coupures de presse, UPC pourrait renoncer à quelque 160 de ses 1600 emplois. Il essaiera d’entamer cette réduction de personnel au grès des départs naturels. Le premier câblo-opérateur du pays, qui a un peu redressé la barre en 2019,  évoque le lancement d’un nouveau modèle d’affaires pour se maintenir ou se développer… Pertinent, mais lequel?

UPC coincé entre des concurrents dynamiques

Car peut-il renouer avec la croissance ou plutôt à qui pourrait-il prendre des clients? Alors que Salt est en pleine croissance et va donc plutôt piquer des clients à ses différents concurrents, on peut imaginer que la position d’UPC, dont la fusion avec Sunrise a été abandonnée, est plutôt délicate. Presque désespérée?

En effet, UPC doit compter avec un Sunrise qui sait probablement tout de lui et qui reste très agressif sur le marché et un Swisscom qui continue de se renouveler. Rappelons que l’ogre bleu, qui n’a de cesse de dévorer le marché de la TV numérique, vient de lancer un boîtier TV équipé d’un assistant vocal et qui semble parmi les plus avancés du moment…

UPC dans une impasse?

Dans ce contexte, mis à part passer ses clients fixes sur le réseau mobile de Swisscom et tenter de piquer des clients à ses anciens partenaires, comme à Lausanne, on ne voit pas trop comment UPC pourrait se développer. D’autant plus qu’il a acquis de nombreuses petites sociétés ces dernières années pour se maintenir. La piste de la fusion avec Sunrise aurait été une issue très intéressante, comme une autre avec Salt, d’ailleurs…

Un changement total de technologie et de marque semblerait être la solution la plus adaptée tant l’image d’UPC-Cablecom, et plus anciennement Cablecom, semble être écornée. En effet, UPC a plutôt bien travaillé ces dernières années en enrichissant son offre de TV, en la remaniant, puis en lançant de nouveaux boîtiers et en changeant pour le réseau de Swisscom… Que faire de plus?

Xavier Studer

Cet article a 5 commentaires

  1. Alain

    Après plusieurs tests journaliers avec cnlab et speedtest j’arrivais rarement a 950 Mbs/s.
    Leur ConnectBox, même après plusieurs mises à jours, n’a toujours aucune fonction pour gérer la GigaBox.
    Et contrairement à tous leurs concurents ils n’offrent toujours pas de vitesse symétrique. Et pas de wifi 6.
    Leur pseudo Giga est de la pub mensongère. Quand je leur ai dis ça au tél ils m’ont répondu que si ils avaient mis 950 dans leur pub ça n’aurait pas eu le même impact marketing. Faute avouée à moitié pardonnée…
    S’ils veulent remonter la pente ils devraient changer tout leur personnel technique et comme dit Mr Studer changer de technologie, mais laquelle ?
    Et renommer UPC en CPU…? 🙂

    1. Thomas

      A sert à quoi 950 Mbs/sec? Vous en avez besoin pourquoi?

  2. Tricoline

    La situation de UPC c’est le résultat de 20 ans de mépris et d’incompréhension des spécificités de la Suisse dans toute sa complexité. Mais avec des CEO qui ne connaissent rien au pays, cela ne peut pas en être autrement.

    Un bon scénario cela serait une faillite rapide et brutale de UPC, les petits cablos locaux reprenant pour un franc symbolique les réseaux voisins, par exemple Morges serait repris par Citycable, Rolle par la SEIC, Yverdon par VO-Energies, ect …

    Techniquement, les cablos doivent rapidement évoluer. car même le soit disant 1er de classe Net+ (Selon des classements …) doit améliorer son offre Internet, car pas de débit symétrique pour la totalité des clients cuivre (coaxial), ils sont à la ramasse avec du 200/10 ou 500/25, c’est indigne de l’an 2020.

    Mais à force de vouloir conserver les anciennes technologies pour soit disant ne pas brusquer la clientèle, le ver il est dans le fruit, les clients partent en masse chez Swisscom, Sunrise ou Salt, et pour ces clients peut importe que la TV nécessite un boitier, cela ne le gène pas.

    1. Cédric

      Par contre au niveau débit upc est bien plus haut.
      Moi ce qui compte c’est le débit juste ça et rien d’autre, rien à foutre des 15’000 services qui ne servent à rien qui gravite autour, rien à foutre des offres de téléphonies (qui téléphone encore de nos jours ? C’est chronophage et inutiles, l’email et la messagerie instantané sont bien plus pertinent. Qui regarde la tv de nos jours ? J’ai essayé hier soir et il y avait que de la merde un bon livre était plus que satisfaisant)
      Et pour ça dans les régions non-fibré y a que upc.

      Quand je parle de débit c’est surtout le débit montant, l’idéal serait 1Gb/s symétrique (je fait de l’auto-hébergement et non infomaniak me convient pas)

    2. Kevin V.

      Personnellement, ce n’est pas ça qui me gêne le plus avec UPC et qui me ferait fuir à terme, mais leur support téléphonique catastrophique ! Je pensais que la situation s’était améliorée avec le temps, mais mon dernier appel au support administratif en fin d’année passée m’a confirmé du contraire…

      Un centre d’appel décentralisé dont les conseillers sont poings et mains liés aux procédures et n’ont aucune possibilité d’initiative ou de négociation commerciale… Et un turn-over si important que ça rend tout impossible suivi « personnel » de ton cas.

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