Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Analyse: quand le coronavirus fait trembler les réseaux mobiles…

Opensignal analyse l'impact du coronavirus sur la 4G.

Opensignal analyse l’impact du coronavirus sur la 4G.

La pandémie mondiale de coronavirus continue indirectement de mettre à l’épreuve les opérateurs télécoms. L’institut Opensignal a analysé les vitesses de téléchargement 4G que les utilisateurs italiens de smartphones ont expérimenté ces dernières semaines…

Le début de la saturation des réseaux est très clair. Les baisses de débit ont commencé la semaine du 9 mars suite aux restrictions imposées par le gouvernement à la population le 10 mars. Concrètement, le graphique ci-contre montre une diminution de la bande passante de plusieurs Mbits/sec à certains moments de la journée.

Capacités inchangées, utilisation en hausse

Alors qu’aucun changement n’est observé pendant la nuit, la bande passante disponible baisse pendant toute la journée et toute la soirée. Reste que les débits constatés semblent encore tout à fait remarquables, ce qui montre que la 4G en a encore sous la pédale, même en Italie, pays du «telefonino»…

«Nous n’avons pas observé de changement significatif de la vitesse de téléchargement 4G de nos utilisateurs aux premières heures de la journée, lorsque moins de personnes sont connectées aux réseaux mobiles, ce qui suggère que la capacité globale du réseau mobile n’a pas changé au cours de la période», précise Opensignal sur internet.

Augmentation globale

Tous les pays ne disposent pas de la même marge de manœuvre pour faire face à la demande. Les opérateurs américains déploient ainsi temporairement des fréquences supplémentaires pour faire face à l’augmentation exceptionnelle de la demande de données, selon Opensignal. En Suisse, compte tenu des normes, la situation est plus délicate.

Parallèlement, Opensignal a constaté que le temps passé sur le Wi-Fi par les mobinautes italiens a augmenté. Les Transalpins passent non seulement plus de temps à la maison à se connecter au Wi-Fi, mais utilisent parallèlement davantage les réseaux mobiles pour regarder des vidéos et jouer à des jeux mobiles en ligne…

Xavier Studer

4 commentaires pour “Analyse: quand le coronavirus fait trembler les réseaux mobiles…

  1. Nycko
    27/03/2020 à 09:46

    Ha ! Ces américains !
    Tellement en avance technologiquement, on constate que leur retard se creuse…milieu hospitalier et réseau, ils ont des soucis…et pas fini encore…

    • 27/03/2020 à 18:19

      N’oubliez pas que de nombreux mobiles carburent au Snapdragon sur Android, sans oublier Apple et iOS… Nokia a aussi racheté les labos Bell…

      • Nycko
        28/03/2020 à 12:51

        Ce n’est plus un avenir le Snapdragon. Les Kirin, médiatek ou Samsung sont plus distancés comme avant. Regardez juste le processeur mediatek dans le redmi note 8 pro…meilleur que Snapdragon même tarif et même “milieu de gamme”
        Regardez aussi tout ce que Qualcomm ont du acheter pour garder le niveau sur Wiki.

      • bmaynard
        29/03/2020 à 17:04

        A ma connaissance Nokia n’est pas une société américaine .. le retard se creuse donc comme le dit M. Nycko (d’où les mesures de M. Trump pour bloquer les équipementiers chinois)
        La question porte bien sur l’industrie américaine ? non ?
        Nokia est une société européenne
        Rachat des Labos Bell ? ceux de 1950 ? 1960 ou ceux de 2020 ?
        Ceux qui faisaient des ampoules à incandescence ?
        Cdt
        PS .. regardant votre graphe, !! 20 M bps en download en plus bas de la perf (vers 8 p.m.) .. j’achète !!
        Et mon boss sera content de mon télétravail en utilisant ma 4G parce que mon WiFi ne suit pas (et pourtant connexion fibre)

        Cdt

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