Internet: pour se faire une idée de son empreinte carbone…

  • Post last modified:30/07/2021
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Un exemple d'empreinte carbone: automobiliste, carnivore, gros consommateur, etc...
Un exemple d’empreinte carbone: automobiliste, carnivore, gros consommateur, etc…

Différents comparateurs existent sur internet pour se faire une idée de l’impact de notre style de vie ou de nos trajets sur le climat et l’environnement. MyClimate propose un petit formulaire pour tenter de se faire une idée de son empreinte carbone globale…

Evidemment, ce genre de calculateur est assez rustique. Les distances effectivement parcourues ou les types exacts d’énergie utilisés ne sont pas pris en compte. Par ailleurs, le type de consommation n’est pas clairement défini. Et il n’y a rien de précis permettant de quantifier l’impact de notre société de l’information (appareils, streaming, jeux vidéo). Mais MyClimate propose d’autres calculateurs…

Plusieurs tests….

Pour me faire une idée grossière de la production de carbone dans notre société, j’ai simulé le plus gros pollueur possible, gros carnivore, qui utilise tous les jours son automobile, effectue plusieurs vols longs courriers par année, consomme beaucoup et vit dans une vieille et grande maison chauffée aux énergies fossiles. Résultat: une empreinte carbone de plus de 26 tonnes de CO2 par année.

A l’inverse, j’ai aussi simulé la vie d’un végan, très sédentaire, consommant peu et locataire dans un immeuble collectif récent, bien isolé et chauffé aux énergies renouvelables. Deux caricatures certes… Dans ce cas, l’empreinte carbone de cet individu beaucoup plus vert chute à 5,6 tonnes de CO2 par année. Pour mémoire, selon l’EMPA, la Confédération ambitionne une empreinte carbone de 1,5 tonne de CO2 par individu en 2050…

Un végane sédentaire petit consommateur, etc...
Un végane sédentaire petit consommateur, etc…

Que penser de cette «indulgence»?

MyClimate propose de se racheter une conscience en compensant sa production de gaz à effet de serre. Alors que le premier doit débourser 749 francs pour cette forme moderne d’«indulgence», le second personnage, qui consomme plus de 20 tonnes de CO2 en moins par année, doit tout de même débourser 161 francs.

Alors? Avant le Covid-19, j’ai systématiquement compensé mes derniers déplacements en avion pour rattraper ce que je pouvais et peut-être me donner bonne conscience. Mieux que rien, mais… dans tous les cas, l’impact de notre consommation pèse très lourd dans tous les modèles. La seule voie possible semble invariablement une forme de décroissance qui passe par une consommation beaucoup plus faible que la notre dans nos pays occidentaux…

Xavier Studer

D’ici 2050, la Confédération entend ramener les émissions annuelles de CO2 à 1,5 tonne per capita. Graphique:Empa.
D’ici 2050, la Confédération entend ramener les émissions annuelles de CO2 à 1,5 tonne per capita. Graphique:Empa.

Cet article a 9 commentaires

  1. Arnold

    J’ose pas imaginer ce que pollue mon voisin avec ses deux SUV 4×4. Ils traversent un bon bout de la Suisse tous les jours et vont souvent en Amérique du Sud pour surveiller des usines et ils vont tous les week-ends en randonnée pour être dans la nature. Comme ils disent

  2. Nycko

    Il suffit de profiter des colonnes sur les routes suisses, même au col du Gothard pour constater le nombre de véhicules utilisés avec juste le conducteur sans passagers. Une règle de minimum 2 personne devrait être instaurée au niveau européen pour tout ce qui est autoroutes. Déjà beaucoup d’amélioration.

  3. TommyB

    Je me demande combien pollue tomates, bananes et autres fruits importés vendus en supermarché, ces gens en masse dans des magasins qui se trouvent à 45 minutes de leur domicile pour acheter du géranium et de la terre, ces guichets postaux bondés juste pour faire du paiement alors qu’on peut le faire tranquillement chez soi, l’éclairage des façades de certains de nos bâtiments publics, palais fédéral compris, les souffleurs de feuille et les tondeuses à gazon intelligentes qui ont remplacé balais et huile de coude, les vaudois qui se rendent à Genève pour leur travail, les valaisans sur vaud alors que leur job pourrait être fait en home office, le cérémonial Ikea le samedi “juste pour regarder” ou acheter 2-3 trucs pas chers, de plus en plus de grosses bagnoles avec au moins 250 chevaux qui ne servent absolument à rien, bruler du bois dans sa cheminée pour se chauffer et critiquer le 4×4 de son voisin, etc… La liste de trucs stupides et inutiles pour certains alors qu’ils paraissent indispensables pour d’autres est longue voire interminable.

    Et si on commençait par taxer le coût réel du transport de marchandises, encourager les énergies non polluantes, moderniser nos équipements et accélérer l’amélioration du confort et la disponibilité de nos transports publics, revoir certaines de nos habitudes en évitant les déplacements inutiles, favoriser les petits commerces de proximité au lieu de grandes surfaces en périphérie, je suis sûr qu’on pourrait continuer à se laver, aller au moins une fois par an en vacance un peu plus loin que son balcon, manger quelques steaks au lieu du cervelas traditionnel et ne pas devoir mettre Moonboots et doudounes chez soi à la maison en hiver.

    Ces 1,5 T de carbone est impossible dans l’état des choses, cette valeur est totalement arbitraire.

    On sait très bien que rien ne changera. Ca passera par de nouvelles taxes c’est tout. On ne consommera pas vraiment moins, les plus riches paieront, la classe moyenne et les plus pauvres trinqueront.

    1. Albouille

      +1 ! C’est exactement ça !

  4. Nycko

    Attention, les taxes sont pas l’idéal.c’est à nouveau la population moyenne qui payera…taxer les produits de luxe qui sont inutiles ok. Peut être interdire les imports alimentaires qu’on voit chez Jelmoli ou Globus, et imposer le local comme certaines enseignes font.
    Aldi ou Lidl le font beaucoup, il y a pas 6 ou 7 mêmes produits en étalage comme les Coop super centre et Migros M.M .M qui multiplient les références.

  5. Jacounet

    L’essentiel est dit dans le très bon texte de TommyB.
    Pour agir près de chez-nous, on pourrait interdire la gratuité des envois postaux, je pense ici aux colis.
    Restez 2 heures dans un bureau de poste (oui oui y’en a encore quelques-uns… et vous verrez le nombre de paquets de différents vendeurs sur internet qui sont renvoyés, parce que Madame, ou Monsieur a commandé 6 ou 7 articles pour n’en garder que un ou deux, sachant que le retour est gratuit.
    Oui, pour lui, pas pour l’environnement.
    D’autant plus qu’il semble que nombre d’articles retournés sont détruits, donc… re fabriqués avec d’autres matières premières.
    Ainsi les gens retourneront peut-être dans les commerces de proximité essayer avant d’acheter.

  6. Space Boy

    Je vous trouve tous bien optimiste!

    C’est un problème planétaire, donc il faut des solutions planétaires= tous les pays ensemble. Déjà que les genevois et vaudois se tapent dessus, comment organiser la survie de notre planète? Non, les humains sont juste bon a détruire de tout ce qu’est du beau. Et peut-être mieux que cette civilisation se termine, car elle a juste bonne pour détruire la planète (guerre, déforestation, megatourisme, …). Dommage car les humains peuvent réaliser beaucoup de choses magnifiquement aussi. Mais je crains qu’on va jamais y arriver. On va aller dans l’espace pour s’échapper d’ici. Tableau triste oui. Mais pas une raison pour polluer comme un débile.

    1. TommyB

      Je vous trouve bien pessimiste ! 😎
      Il faut bien faire quelque chose et bien avant une utopique solution planétaire, si on commençait par faire le ménage chez nous, après si chacun fait de même ça veut déjà aller.

  7. Kiwi

    Il faut se rendre à l’évidence que nous ne pouvant pas continuer ainsi et il est grand temps d’appliquer le « principe pollueur payeur » qui est d’ailiers inscrit dans la Constitution fédéral et à l’OCDE. Aujourd’hui, les coûts des dégâts causés à l’environnement sont à charge de la collectivité.
    On ne cesse de nous inciter, à coup de pub, à consommer toujours plus.
    Le modèle commerciale des grandes entreprises et des multinationales consiste à produire toujours plus et à moindre coût en détriment de la qualité et de l’environnement.
    Il nous faut sortir de cette spirale de surconsommation, de notre mentalité du tout jetable et du gaspillage.
    Avant d’acheter tout et n’importe quoi, parce que c’est pas cher, en rabais ou en action, il faut se poser la question si tel ou tel objet ou produit est utile et nécessaire.
    Il est de notre responsabilité à tous de changer notre façon de consommer.
    Mais je crains que, tant que les gens aurons trop de fric, rien ne changera

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