Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Montre connectée: la Samsung Gear S sous la loupe

La Samsung Gear S est compatible Wi-Fi et 3G.

La Samsung Gear S est compatible Wi-Fi et 3 G.

La Samsung Gear S se démarque de ses concurrentes par ses spécifications, puisqu’elle peut être utilisée avec une carte SIM ou en Wi-Fi et par son magnifique écran AMOLED incurvé de 2 pouces de diagonale qui suit le contour du poignet. Elle est par ailleurs animée par Tizen, le système maison du Coréen.

La première impression est un peu mitigée puisque j’ai reçu le garde-temps démonté. J’ai donc dû fixer le boîtier sur le bracelet en plastique souple qui fait vraiment très bon marché, même si cette montre n’est pas cédée à moins de 320 francs environ sur la toile.

Tout d’abord, un socle peu pratique permet de fixer la montre pour la recharger. Ensuite, pour démarrer la Samsung Gear S, dont il n’est pas possible de changer la langue sur le premier écran, il est impératif de télécharger l’application Samsung Gear depuis le Galaxy Apps, c’est-à-dire le magasin d’application du constructeur coréen. La montre se connecte ensuite par défaut en Bluetooth.

Gérer ses notifications

Lors de la mise en fonction, il est possible de choisir dans le détail les notifications que l’on souhaite recevoir à son poignet. Il est donc possible de configurer finement l’usage qu’il sera fait de l’écran déporté de son smartphone.

En cours d’utilisation, cet écran se révèle être d’une taille très agréable pour consulter ses messages. Pour ce qui est de la navigation, en glissant le doigt de droite à gauche ou dans le sens inverse, on accède à des écrans modulables qui peuvent afficher des données de santé des news, son calendrier, la météo ou encore le résumé des dernières alertes. Pratique.

Design tristounet

Esthétiquement, il est possible de choisir depuis l’application du smartphone différents affichages de cadrants de montres et de les configurer assez finement. Dommage que les graphismes proposés manquent d’élégance et sont souvent trop chargés. Il est toujours possible de télécharger une sorte de fond d’écran et de créer un design plus personnalisé.

A l’image du smartphone, la montre affiche le nombre de pas parcourus au cours de la journée. Il est aussi possible de mesurer son pouls. Comme sur d’autres modèles, la mesure échoue parfois et ne se fait pas en continu. Cette montre ne remplace donc pas des produits comme les Polar M400 ou Polar V800, taillés pour le sport.

Avec le navigateur Opera et Here

La montre possède par défaut l’application de Nike, mais elle est aussi compatible avec Runtastic. Depuis son smartphone il est d’ailleurs possible de télécharger un beau choix de petits programmes dont le navigateur Opera, qui malgré la taille de l’écran rend de bons services.

J’ai aussi été favorablement impressionné par l’intégration de Here Maps de Nokia. Contrairement à Android Wear déployé notamment sur la Moto 360 , il est possible de zoomer dans la carte avec les doigts. Globalement, l’expérience utilisateur est nettement supérieure à celle proposée sur les montres Android.

Bilan positif

Au final, je suis séduit par l’ergonomie de l’engin. Le bouton central permet de réveiller la montre. Une longue pression permet d’accéder à des fonctions comme la gestion des réseaux ou d’éteindre ou redémarrer son garde-temps. Un geste vers le bas permet de revenir en arrière. Le tout me semble mieux pensé que chez Google.

Enfin, bonne surprise du côté de l’autonomie puisque cette montre tient facilement une grosse journée d’utilisation. Il est même possible de l’utiliser jusqu’à deux jours. Seul bémol, le bracelet en plastique qui est toutefois très pratique à utiliser et se veut, il est vrai, sportif.

Xavier Studer

11 commentaires pour “Montre connectée: la Samsung Gear S sous la loupe

  1. 02/02/2015 à 7 h 19 min

    Merci d’avoir partagé vos impressions Xavier.
    Ayant aussi testé cette montre téléphone mes 2 plus gros griefs contre elle sont:
    – l’obligation d’avoir un smartphone Samsung pour la configurer (non compatible avec les autres devices Android)
    – la taille de la montre elle même (vraiment un peu trop grosse) avec un design un peu particulier qui attire l’attention (mais cela peu être aussi le but recherché).

    • f.delamuraz
      02/02/2015 à 9 h 22 min

      C’est clair !

      Quelle idée de l’associer obligatoirement à un phone. Ils auraient pu le faire par un ordi en wifi , en local par exemple.

      C’est ce qui a annulé mon achat

    • Phil
      02/02/2015 à 12 h 54 min

      Pourquoi les gens qui partagent leurs expériences nous donnent que les points négatifs qu’ils ont eu, et jamais les points positifs ? Il y a toujours des points positifs et négatifs, mais le négatif est sans arrêt ancré dans le cerveau humain, bien triste.

      • f.delamuraz
        02/02/2015 à 13 h 03 min

        Peut-être pour pointer du doigts les manques. C’est plus constructif que de s’extasier devant un produit sans parler de ses faiblesses (relatives à son expériences)

        • Phil
          02/02/2015 à 16 h 17 min

          Et pourquoi ne pas aussi pointer du doigt les plus pour faire comprendre que ce sont ces choses que le consommateur cherche réellement et pour mettre le constructeur sur la bonne voie, hors de ses recherches et autres ingénieries ?
          Mais mon précédent commentaire ciblait plutôt le partage d’expérience entre simple consommateurs, se partager les plus et les moins entre celui qui a déjà eu en main ce produit avec ceux qui s’y intéressent, mais qui ne l’ont jamais eu en main ou qui ne souhaitent pas l’acheter.

  2. JP
    02/02/2015 à 9 h 28 min

    Dommage… cette montre était annoncée comme « autonome », puisque permettant de téléphoner et d’envoyer des SMS, entre autres, vu qu’on peut y glisser une nano SIM. Ce qui n’est pas vraiment expliqué dans cette présentation, ni le fait qu’il faille absolument disposer d’un Galaxy ou d’un Note plus ou moins récent pour sa première activation. Vous pouvez essayer de charger l’app sur le Samsung Store avec un S2, ça ne marchera pas…

  3. Nico
    02/02/2015 à 19 h 46 min

    La LG G Watch R me semble nettement mieux en tous points (fonctionnement, compatibilité, design « vraie montre ») et en plus pas trop cher ces jours:
    https://www.digitec.ch/fr/s1/product/lg-g-watch-r-noir-smart-watch-3229911
    La Moto 360 est aussi intéressante, bien que selon les divers articles lus, la LG reste un cran en dessus.
    Vivement la Apple iWatch pour le fight 😀

    • 02/02/2015 à 19 h 48 min

      Limitée par Android Wear…

    • TerraNova
      02/04/2015 à 18 h 46 min

      L’iWatch se vendra grace à l’aura Apple parce-que si une autre marque avait fait pareil, peu de gens l’aurais achetée parce qu’elle n’a rien de spécial par rapport à la concurence et elle va clairement à contre courant des tendances qui font la part belle aux montres rondes…

      Maintenant, mise à part la moto 360, personellement je les trouves toutes très laides, quelque soit la marque.

      La question fondamentale qu’il faut se poser selon moi c’est : avez-vous réèlement une utilité à utiliser ce genre de produit ?

  4. 02/02/2015 à 21 h 50 min

    Les cardiofréquencemètres ne sont pas fiables au poignet. Par conséquent, les montres connectées sont inadaptées au sport. Je vous cite quelques extraits :

    « les sportifs cherchant à atteindre un certain rythme cardiaque en mouvement et mesurer ainsi précisément les efforts ont intérêt à utiliser un appareil doté d’une sangle de poitrine ou même la bonne vieille méthode du doigt sur le poignet. »

    « Mais comme l’explique le Dr Zaroff, obtenir des chiffres précis de fréquence cardiaque en utilisant des capteurs sur un dispositif de poignet est difficile. »

    « Pour réussir à obtenir une bonne lecture, la détection optique exige que vous soyiez totalement immobile, de ne pas parler, ne pas bouger, ne pas contracter les muscles, pas de transpiration et pas de traces sur le capteur. »

    Source : http://www.cnetfrance.fr/produits/sante-on-a-teste-les-cardiofrequencemetres-c-est-pas-brillant-39803545.htm

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