Numérique: l’École 42 à Lausanne fait déjà un carton après un mois!

  • Post last modified:16/03/2021
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Une des salles de travail d’Ecole 42 à Paris.
Une des salles de travail d’Ecole 42 à Paris.

Un mois après l’ouverture de la phase d’admission, plus de mille candidats ont tenté leur chance pour tenter de bénéficier des formations numériques de l’École 42 de Lausanne. Quelque 290 personnes ont réussi le test en ligne. Selon les animateurs de la célèbre franchise de l’École 32 fondée à Paris par Xavier Niel, cette filière semble une nécessité en Suisse romande!

L’École 42 est une formation informatique qui a fait ses preuves dans le monde avec un taux d’employabilité des étudiants de 100%, rappellent ses promoteurs. 42 Lausanne est entièrement gratuite, ouverte à toutes et à tous sans condition de diplôme et accessible dès 18 ans. Elle suit le modèle de «l’École mère» de paris fondée par Xavier Niel, visitée en son temps. Reportage.

Une école 100% pratique!

Pour mémoire, sa pédagogie innovante est basée sur un processus de formation entre les étudiants, c’est-à-dire entre pairs, et le jeux, sans professeur, sans cours, 100% projets et pratique afin de développer des compétences techniques et sociales proches des conditions réelles dans les entreprises du numérique.

Après un test en ligne, le campus 42 Lausanne permettra aux 600 candidats les plus rapides et les plus compétents de participer aux trois Piscines de sélection en juillet, août et septembre 2021. Après quatre semaines intensives de codingcodage, les meilleurs pourront suivre dès octobre 2021 une formation de qualité mondiale, gratuitement et qui leur garantit un emploi dans un secteur en fort développement. Il reste toutefois du pain sur la planche…

Des défis à relever

«Lorsque j’étais directeur des systèmes d’information de la HES-SO, il y avait 40% de femmes dans mon équipe et cela créait une diversité des avis et des compétences qui nous ont permis de lancer des projets de transformation dans un environnement complexe. Notre capacité à réagir très rapidement à la crise sanitaire en mars 2020 vient notamment de cette intelligence collective.», selon Christophe Wagnière, directeur de l’École 42 Lausanne.

Cela dit, il reste du chemin en terres romandes. «Nous avons déjà 25% de candidates et, pour celles et ceux qui en doutent encore, nous pouvons vous dire que les femmes font les mêmes résultats que les hommes au test en ligne. Notre objectif est maintenant d’atteindre au moins 30% de candidates et même de dépasser ce chiffre.», selon un communiqué de presse diffusé mardi…

En Suisse romande, l’École 42 est notamment financée par le principal concurrent de Salt (propriété de Xavier Niel), soit Swisscom… Romande Energie, QoQa, Infomaniak, le Centre Patronal et la chambre vaudoise du commerce et de l’industrie. Le budget annuel de l’école devrait s’élever à environ 7 millions de francs.

XS

Cet article a 7 commentaires

  1. Yves

    Bien vu! C’est pas des initiatives de ce genre que la digitalisation va se faire!

  2. Space Boy

    Je n’approuve pas.

    Je reste fan du modèle classique de formation, avec d’autres cours que l’informatique (license, master). L’informatique est toujours dans le but de servir autre chose. C’est un métier de « support » pour les banques, assurances, industrie, agriculture, B2B/B2C, etc.. Donc il faut connaître aussi le business/marché dans lequel on veut opérer, donc une formation complète est obligatoire (de 3 à 5 ans).

    Je suis actif depuis 40 ans dans le software « business » (C, Java, SQL, *Nix, millions lignes de code, mission critical). Je n’ai pas besoin d’un codeur Rust/Java/Python/C qui sait juste écrire une routine. Çà je sais trouver en Inde pas cher. J’ai besoin des gens qui savent à quoi sert leur routine, qui sont bon en méthodologie et algorithme, performance, customer experience, qualité. Avec ces formations « low-code », n’importe qui fait des programmes, et on se retrouve avec du software bourré de bugs. N’est-ce-pas le fléau d’aujourd’hui? C’est un nivellement vers le bas, pendant que nous devons hausser notre niveau de développement. Je connais quelques self-learners, mais c’est très rare.

    L’informatique est un vrai métier, et pas quelque chose qu’on apprend via un cours Migros ou un cours online. J’ai vu la qualité de leur travail et ça ne passe pas. Je les vire après un mois. Désolé pour ceux qui pensent que ça suffit pour faire une carrière dans l’informatique. Allez donc suivre une vraie formation de plusieurs années, développez à la maison, formez-vous le soir, bossez tous les weekends, et là, vous allez faire carrière sans problème.

    1. G3rb

      Space boy je pense que votre évaluation est un peu facile ! Le niveau requis est quand même super élevé et les exercices pratiques super pointus ! Malgré le fait que je n ai pas suivi cette formation (suivi un cursus master universitaire à distance) je suis assez enthousiasme quand à la méthodologie et assez convaincu de la pertinence de ce type d enseignement basé sur la pratique et offrant aux étudiants une grande flexibilité niveau horaire !

    2. Pedro

      @space boy
      Est ce que ce type de développeur existe encore ?
      Ceux qui optimisent leur code et le débug avant de le sortir ?

      Les softs sortent plein de bug avec patch day One pour que ça tourne dans le plupart des cas.
      On dirait que personne ne teste rien qu’en cliquant partout pour tester qu’il n’y ait pas d’erreurs d’exécution d’une fonction.

      Je n’ai plus aucun espoir de voir du code exécuté rapidemenr, optimisé qui ne consomme pas toutes les ressources pour rien. Tout doit aller vite et presque tout sort sans être testé.

      L’informatique était bien avec quelques ko de ram à disposition, quelques mb de disque car oui Word tournait là dessus. Windows aussi d’ailleurs…
      Il ne reste que Linux qui semble avoir une taille et une utilisation des ressources correctes au niveau os. Ils suppriment d’ailleurs quelques vieilleries du kernel de temps en temps. Qui fait encore de l’assembleur pour optimiser la rapidité d’exécution de certains types de code ? ESET le faisait, il y a encore quelques années maintenant je ne sais pas 🙂

    3. Alain H.

      Je peux comprendre que vous ayez vos doutes concernant ce type de formation. Cependant, vous ne vous êtes visiblement pas suffisamment renseigné ni sur le type de formation que cette école propose ni sur les « réussites » d’anciens étudiants.
      Le fait de comparer cette formation à un cours Migros/online en étant la preuve flagrante.
      De plus, le projet étant supporté et financé par des acteurs comme Swisscom, Open Web Technology, Romande Énergie, QoQa ou encore Infomaniak, on peut supposer que ceux-ci ont étudié ce cursus et ont déterminé qu’il leur fournirait des informaticiens qualifiés.

      Quand vous dites : « Allez donc suivre une vraie formation de plusieurs années », vous voulez donc dire une formation comme celle proposée par 42 ? Car finir le cursus entier ne se fait pas en un an. (Il existe cependant des exemples d’anciens élèves qui ont arrêtés avant la fin car suite à un stage en entreprise ils se sont vus proposer un contrat car avaient un niveau suffisant.)

      Le besoin en informaticiens dans les 5-10ans sera énorme, le type de parcours que vous suggérez implique de passer par un CFC (3 à 4ans) pour être ensuite admis en HES (3 à 4 ans) et le nombre de place n’est pas illimité malheureusement.
      (Sans parler du fait que le CFC ne fait qu’égratigner le métier et pouvoir prétendre à entrer en HES. En définitive vous suggérez donc simplement de suivre une HES car selon vos critères de dinosaure dans le domaine il s’agit de la seule « vraie » formation.)
      Il ne s’agit pas d’un « nivellement vers le bas » comme vous le suggérez, mais bien d’une alternative au HES qui est viable et nécessaire pour le milieu.

      De la part de quelqu’un avec votre expérience dans un domaine qui change constamment, je m’attendrais à ce que justement vous souhaitiez pouvoir engager des employés qui ont la capacité et la volonté de se former en continu par passion et qui se sont spécialisés plutôt que des étudiants fraichement sortis d’écoles avec tous le même background qu’il vous faudra ensuite former dans un domaine spécifique.

  3. Kevin V.

    Personnellement, je ne peux pas juger de leur niveau de formation, mais malheureusement, d’après ce que j’ai pu lire, le modèle de l’école 42 « originelle » essuie des critiques en France, notamment concernant les points que vous citez.

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