Télécoms: tous les feux sont au vert pour l’opérateur Salt!

  • Post last modified:28/08/2021
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Salt: tous les indicateurs au vert!
Salt: tous les indicateurs au vert!

Le vert du logo de Salt se détache toujours plus de son fond noir! Après avoir remporté le Bilanz Telecom rating dans la catégorie privée, la plus intéressante pour le grand public, l’opérateur basé à Renens se paie le luxe de publier d’excellents résultats semestriels!

Salt a en effet réalisé près de 505 millions de chiffre d’affaires sur les six premiers mois de l’année, en progression de 3% sur un an. L’entreprise en mains de l’Hexagonal Xavier Niel revendique une progression de 15’200 abonnés sur facture au 2e trimestre, soit la plus forte avancée sur une période de 12 mois depuis 2013 pour un total de 1,340 million à fin juin.

De fortes croissances

Dans son communiqué, l’entreprise précise par ailleurs qu’elle a poursuivi «sa forte croissance de Salt Home» sur le marché du très haut débit. En outre, la société qui pourrait entrer en bourse, aurait accéléré sa croissance dans le segment commercial. Après avoir dépassé la barre des 100’000 abonnés en avril 2021, elle a enregistré au deuxième trimestre sa meilleure progression sur une période d’un an depuis 2010.

«Cet excellent résultat, qui s’accompagne d’une forte progression de la clientèle dans tous les segments, prouve une fois de plus que nous allons dans la bonne direction et nous place dans une position plus forte que jamais. Nous sommes ravis de voir nos efforts récompensés», souligne Pascal Grieder, CEO.

Salt au 2e trimestre 2021.
Salt au 2e trimestre 2021.

Tous les feux au vert!

Après avoir annoncé il y a peu un accord de longue haleine avec Swisscom sur la fibre optique jusque dans le salon, Salt desservira ainsi plus de 3 millions de foyers d’ici 2025 et devrait s’établir comme un fournisseur de télécommunications national entièrement convergent, positionné pour une croissance forte et continue, selon lui…

Même s’il faut prendre un peu de recul par rapport aux affirmations trop claquantes, il faut constater que Salt devrait profiter des dégâts d’image liés aux innombrables pannes de Swissscom et au complexe processus d’absorption de Sunrise par UPC. Après avoir remporté la catégorie la plus importante du Bilanz Telekom rating, on a l’impression que tout est au vert pour Salt!

Xavier Studer

Cet article a 9 commentaires

  1. David Dupont

    Si cette IPO se confirme, ce sera intéressant de voir les futurs projets de Salt et potentiellement leur politique de CAPEX (investissements) que ce soit sur le mobile comme sur le FTTH. Le projet avorté de joint venture avec Sunrise pourrait il éventuellement être remplacé par un autre avec Swisscom ou des investisseurs financiers pour aller au delà de la couverture de 60% en FTTH ?

    Salt investit largement dans son réseau mobile et construit de nouveaux mâts ou utilisé ceux déjà existants de Sunrise UPC pour y installer ses propres antennes là où c’est possible et ce partout en Suisse. L’ opérateur se renforce sur les plus hautes fréquences qui amène plus de capacité et du coup offre une meilleure expérience client. Je suis résolument optimiste sur le futur de Salt mais par contre je me pose de très sérieuses questions sur celui de Sunrise UPC au vu de ce que l’on constate ces derniers mois sur le terrain.

    1. Alex

      C’est c’est très bizarre ce vous dites , si vous regardez les mises en enquête, de ces derniers mois en Suisse romande, on voit très peut Salt , par contre SC , oui , ils sont vraiment a fond , ils investissent des milliards, dans leur réseau, malheureusement ces concurrents n’ont pas les gros moyens, Salt encore moins , bc moins ….

  2. Tricoline

    Cette phrase « …devrait s’établir comme un fournisseur de télécommunications national entièrement convergent… » sera valable le jour où le 100% des raccordements du pays seront éligible aux offres de Salt.
    .
    Pour le moment et même d’ici fin 2025 cela ne sera pas le cas.
    .
    Après 2025, Swisscom n’a pas de plan pour installer la fibre dans le 40% des raccordements restant, tout en sachant que le prix pour passer de 60 à 100% sera considérablement plus important que pour arriver à 50-60%.
    Poser de la fibre dans des villages cela coute plusieurs milliers de francs par maison, exemple 10’000.- pour 25 raccordement en ville, 8000.- pour un seul dans un village, avec cette donne et sans obligation étatique, les villages ne verront jamais la couleur de la fibre, du moins ceux qui ont des finances dans le rouges vifs, sinon les impôts locaux payeront … peut-être …
    .
    Swisscom va alors demander de l’argent aux contribuables plutôt qu’a ses actionnaires ?

  3. Nycko

    C’est le mobile que Salt visent en premier. Avec leurs greffons sur les antennes Sunrise puis Swisscom à mon avis. La 5g quoi…moins chère.

  4. David Dupont

    Ce qu’il faudrait pour le FTTH comme pour la 5G c’est un plan national de la part du Conseil Fédéral avec une vision et des objectifs à atteindre. Cela pourrait aider clairement les différents acteurs à se montrer plus ambitieux dans les déploiements que ce soit pour les zones moyennement denses comme pour les zones faiblement peuplées où là il faudra sans doute que la Confédération comme les cantons mettent la main à la poche.

    La question ce n’est pas celle des moyens financiers. Les marchés financiers regorgent de liquidités et les bons projets se financent relativement facilement. Pour les zones moyennement denses, on peut aller vers des joint ventures ce qui permettrait de passer de 60 à 85-90% de la population couverte en FTTH en se répartissant les coûts et les mêmes acteurs aidés par la Confédération et les cantons financeraient du coup les travaux pour les 10-15% restant.

    Quant à la 5G, un plan national qui s’accompagnerait d’une politique favorable à l’investissement pourrait permettre de débloquer le déploiement qui malheureusement reste beaucoup trop lent. Ceci étant dit, je suis et reste convaincu qu’un partage des mâts beaucoup plus poussé entre les opérateurs est une solution pour éviter de se retrouver dans les prochaines années avec une forêt de mâts et antennes si chacun deploie son réseau dans son coin. Les cantons devront aussi arrêter de mettre des bâtons dans les roues comme ce fut le cas avec les différents moratoires cantonaux illégaux.

    La Suisse a fortement besoin d’un réseau FTTH comme 5G de qualité supérieure pour garantir sa compétitivité économique.

  5. Alexandre W

    Nous sommes une PME qui n’apprécient pas du tout leurs approches Clients notamment pour « business mobile » facturé 15chf le MB a l’étranger. Sale surprise au retour des vacances! Plus ils nous ont facturé chers les abonnements annulés suite au Covid et à des licenciements. Par ailleurs Ils ont meme automatiquement renouvelé des abonnements sans nous envoyer de contrat et sans avoir indiqué qu’ils le faisaient pour 2 ans. Avez vous les memes problèmes?? Comment se fait il qu’un entreprise avec de telles approches puisse progresser dans ce marché ?? J’entends autour de moi bcp de feedbacks très négatifs. Je suis très surpris. J’aimerais bien faire une enquête.

    1. David Dupont

      Au niveau des tarifs roaming, il faut largement reconnaître que Swisscom est beaucoup plus customer friendly et correct que Salt. Salt pratique des tarifs exagérément élevés au niveau du roaming si on oublie d’activer une option.
      Maintenant si vous êtes régulièrement à l’étranger comme moi, il est souvent préférable de disposer à côté d’une carte SIM locale que ce soit en prepaid ou abonnement si vous avez une adresse dans le pays en question.

    2. Tricoline

      C’est de la publicité, sans plus, comment vérifier que 22’000 clients commerciaux sont réellement abonnés Salt, et s’ils sont satisfait ?
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      C’est comme la publicité pour de la lessive qui lave plus blanc que blanc…. ?!
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      J’ai été abonné Salt, comme particulier, après constatation de la mauvaise couverture du réseau mobile, je suis passé ailleurs, pas plus compliqué que cela.
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      Bien entendu celui qui habite au point A et travaille au point B, et que chance pour lui les 2 endroits sont bien desservi, c’est ok, mais celui qui a besoin des points A à Z cela ne convient pas.

  6. Ipodac

    Nous avons fait confiance à Salt pour la flotte mobile de notre entreprise, cela correspond à une centaine de lignes mobile, et ce depuis deux ans.

    Bilan : un réseau mobile un peu moins bon que Swisscom, mais un service après vente incroyable, une force d’adaptation et de réactivité qui équivaut voire dépasse Swisscom, et ceci pour une facture annuelle baissée de bien 45%

    Même si le moment est venu de les challenger, je ne me fais pas de doutes sur le fait qu’ils sont encore compétitifs, même après deux ans.

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