
Starlink enregistre des débits de réception en forte hausse outre-Atlantique, dépassant désormais les 100 Mbits/sec dans la quasi-totalité des États américains, selon les dernières évaluations disponibles. L’entreprise spatiale offre également des temps de latence, c’est-à-dire «un délai de réaction», toujours plus court.
Cette amélioration technique s’explique par le déploiement intensif de nouveaux relais de troisième génération dans l’espace. Avec environ 10’000 engins de tournant en orbite terrestre basse au début de l’année 2026, cette constellation tentaculaire séduit déjà quelque 10 millions d’abonnés actifs à travers le monde, selon une récente étude publiée par Ookla.
Une offre tarifaire très agressive en Suisse
Sous nos latitudes, la société américaine mène une politique de prix redoutable pour s’imposer face aux acteurs traditionnels. L’abonnement résidentiel de base est aujourd’hui proposé dès 30 francs par mois selon les tarifs officiels de Starlink, avec un matériel de réception parfois offert lors de promotions ponctuelles.
Cette offre, tout de même moins aisée à déployer que de se brancher à de la fibre optique quand elle existe (…), vient concurrencer les opérateurs historiques sur les réseaux fixes, bien que l’offre satellitaire cible avant tout les zones périphériques. Il s’agit d’une alternative crédible pour les ménages situés en bout de ligne de cuivre, là où les offres actuelles (fixes ou mobiles) peinent à délivrer des vitesses suffisantes et constantes.
Un lourd tribut écologique en orbite
Cette nuée grandissante d’équipements en orbite entraîne toutefois des conséquences désastreuses pour notre environnement et l’observation scientifique de notre univers. Outre une pollution lumineuse qui aveugle les télescopes terrestres, ces appareils génèrent d’importantes interférences radioélectriques perturbant l’écoute attentive de l’espace profond.
Le pire réside sans doute dans la fin de vie programmée de ces milliers de satellites commerciaux qui finissent par chuter vers la Terre. En se désintégrant dans la haute atmosphère, ils relâchent massivement de fines particules d’oxyde d’aluminium, une substance toxique menaçant potentiellement notre couche d’ozone. Et on ne parle pas de l’énergie nécessaire à l’envoi des satellites et de leur renouvellement constant…
Xavier Studer

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Hello, Earthlings.
What a time to be alive !
Toutes nos élites laissent faire comme pour la pédocriminalité donc la situation et les conséquences sont volontaires