Le blog high-tech & telecom de Xavier Studer

Smartphones: à l’ère de la prohibition lausannoise, le dynamisme de Barcelone…

Barcelone mise sur les potentialités du smartphone et du numérique...

Barcelone mise sur les potentialités du smartphone et du numérique…

C’est peu dire que l’école vaudoise peine parfois à relever les défis de notre époque 100% numérique. Alors que les smartphones sont parfois interdits dans les écoles, comme en France d’ailleurs, Barcelone mise sur leur potentiel aussi bien auprès des élèves que des enseignants!

Au moment où Nestlé veut délocaliser une partie de son informatique basée en Suisse vers Barcelone, la cité catalane fête les cinq ans de son «programme d’éducation mobile». Développé en partenariat avec la GSM Association (GSMA), il vise d’abord à encourager l’enseignement par les technologies mobiles et numériques.

Gutenberg à la puissance mille!

Ses instigateurs veulent aussi améliorer l’habileté numérique des jeunes, perfectible en Suisse, selon l’OFS, comme nous l’avons vu ici récemment. Parallèlement, la Catalogne veut faire souffler un certain esprit entrepreneurial, comme j’ai pu le constater lors du sommet 4YFN, organisé parallèlement au MWC de Barcelone.

Il faut dire qu’une utilisation intelligente du smartphone peut élever ce formidable outil au rang des meilleures encyclopédies et des plus riches bibliothèques, puisqu’il donne instantanément accès à des milliards d’informations de qualité, de quoi déstabiliser Gutenberg! Et on ne parle pas des potentialités de création grâce aux différents capteurs embarqués…

A Lausanne, on pratique la prohibition numérique!

A Lausanne, on pratique la prohibition numérique!

Nouvelle forme de prohibition à Lausanne…

Pendant ce temps, en Suisse, un esprit réactionnaire souffle parfois dans l’opinion publique. On crie à l’addiction… Et on expérimente l’interdiction des smartphones dans les cours de récréation. Du jamais vu! Gamin, mes copains et moi pouvions sans autre brandir nos montres Casio et nos jeux électroniques LCD… Aujourd’hui, certains enseignants inaugurent donc une nouvelle forme de prohibition… Pas brillant!

Évidemment, ils se trompent de cible. Le problème ne réside ni dans les smartphones, ni dans les tablettes, ni dans les outils numériques qui les accompagnent. La solution passe par le bon usage de leurs potentialités, au détriment essentiellement, soyons honnêtes, de l’abus de jeux, de vidéos médiocres et parfois de la perte de temps sur les réseaux sociaux. Une question d’apprentissage.

Des difficultés à relever pour préparer l’avenir

Les parents le savent d’ailleurs bien. L’éducation numérique est difficile et pavée d’écueils compliqués à éviter. Toutefois, ce n’est certainement pas en interdisant les smartphones dans les préaux que la Suisse va relever les défis de notre société 100% numérique. Il est donc essentiel de batailler au quotidien pour tenter de montrer le chemin à suivre, qui passe d’ailleurs bêtement notamment par la lecture de la presse en ligne, aussi en retrait en Suisse

Le Conseil fédéral l’a bien compris en attachant autant d’importance à la numérisation, parfois inachevée ou insatisfaisante en Helvétie. Visiblement, le message peine à passer dans les milieux qui devraient préparer nos enfants à briller dans un univers qui sera à l’avenir encore davantage imbibé de numérique, d’algorithmes et d’intelligence artificielle. ABE!

Xavier Studer

9 commentaires pour “Smartphones: à l’ère de la prohibition lausannoise, le dynamisme de Barcelone…

  1. Francois
    06/17/2018 à 11 h 21 min

    Je comprends votre position. D’un autre cote, il me semble que nos enfants passent leur vie derrière ces écrans. je ne sais d’ailleurs plus trop comment m’y prendre pour les mettre sur le bon chemin. Des conseils?

  2. Lyric
    06/17/2018 à 11 h 26 min

    Excellent article. Bravo.
    Il était temps que quelque-un parle du smartphone d’une manière positive. En espérant que cela fasse bouger les esprits et nos responsabilités pour l’avenir de l’education.

  3. 06/17/2018 à 11 h 48 min

    Bonjour,
    C’est un pari difficile et j’approuve partiellement le message. Cependant, plusieurs études ont établi que l’abus de portables n’est pas souhaitable pour le développement du cerveau`! spécialement dans la petite enfance. L’exemple venant des plus vieux, il faut être prudent. Maintenant, si des élèves jouent à des batailles numériques pendant les cours de chimie ou de mathématique, il n’est pas sûr que ce soit une amélioration de qualité.
    L’utilisation des téléphones portables prépare aussi la société d’être de moins en moins sociale.
    Il faut être conscient des risques tant pour interdire que pour soutenir.

    Voila, c’est mon opinion et je la partage.

  4. Pascal
    06/17/2018 à 16 h 05 min

    Il n’y a absolument aucun rapport entre l’utilisation du smartphone ou d’Internet comme outil d’enseignement et son utilisation à titre privé et personnel par certains élèves au sein des écoles durant les pauses par exemple.

    Les risques induits par leur utilisation sans le contrôle d’adultes au sein des établissements scolaires sont très importants et n’ont absolument aucun rapport avec les montres Casio où des jeux vidéos utilisé par Xavier Studer dans la cours de récréation il y a plus de 40 ans: https://www.jeunesetmedias.ch/fr/opportunites-et-risques/risques.html

    Cette façon de tout mélanger a visiblement pour seul but d’éluder la vrai question qui est de savoir qui porte la responsabilité si nos enfants (même sans posséder eux même un smartphone parfois) sont confrontés par exemple au sein même de l’école contre leur gré à de la pornographie, du cyberharcèlement, etc.

    Attention donc à ne pas se laisser tromper et manipuler!

  5. 06/17/2018 à 22 h 26 min

    Ce qui me retient d’ouvrir complétement l’utilisation du smartphone, c’est que finalement cela s’apparente pour certains à un drogue.

    https://www.psychologytoday.com/us/blog/brain-wise/201209/why-were-all-addicted-texts-twitter-and-google

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